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TJ Rennes, 14 févr. 2025, RG 24/00838


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Date
14/02/2025
Numéro
24/00838
Chambre
Chambre référés
Type
Autre
Id
67af9af3ac839fdebfb12190

Texte de la décision

18,768 caractères

RE F E R E

N°

Du 14 Février 2025

N° RG 24/00838

N° Portalis DBYC-W-B7I-LH2T
63A

c par le RPVA
le
à
Me Anne BOIVIN-GOSSELIN, Me Antoine DI PALMA,
Me Véronique L’HOSTIS,
Me Flavien MEUNIER,
Me Sylvie PELOIS

- copie dossier
- 2 copies service expertises

Expédition et copie executoire délivrée le:
à

Me Anne BOIVIN-GOSSELIN, Me Antoine DI PALMA,
Me Véronique L’HOSTIS,
Me Flavien MEUNIER,
Me Sylvie PELOIS

Cour d'appel de Rennes
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE RENNES

OR D O N N A N C E

DEMANDEUR AU REFERE:

Monsieur [N] [C], demeurant [Adresse 5] - [Localité 6]
représenté par Me Véronique L’HOSTIS, avocate au barreau de RENNES
substituée par Me BLANQUET , avocat au barreau de RENNES,

DEFENDEURS AU REFERE:

Caisse primaire d’assurance maladie (CPAM ) d’ILLE-ET-VILAINE
prise en la personne de son représentant légal,
dont le siège social est sis [Adresse 12] - [Localité 6]
représentée par Me Antoine DI PALMA, avocat au barreau de RENNES
substitué par Me Marc CAZO, avocat au barreau de RENNES,

Monsieur [O] [Z], demeurant [Adresse 9] - [Localité 11]
représenté par Me Anne BOIVIN-GOSSELIN, avocate au barreau de RENNES

HOPITAL PRIVE SEVIGNE, dont le siège social est sis [Adresse 14] - [Localité 11]
représentée par Me Flavien MEUNIER, avocat au barreau de NANTES substitué par Me Marc CAZO, avocat au barreau de RENNES,

Etablissement public Office National d’Indemnisation des Accidents Médicaux (ONIAM), dont le siège social est sis [Adresse 4] - [Localité 10]
représentée par Me Sylvie PELOIS, avocate au barreau de RENNES substituée par Me BOIVIN-GOSSELIN, avocate au barreau de RENNES,

LE PRESIDENT: Béatrice RIVAIL, Présidente du tribunal judiciaire

LE GREFFIER: Claire LAMENDOUR, greffier, lors des débats et Graciane GILET, greffier, lors du prononcé par mise à disposition au greffe, qui a signé la présente ordonnance.

DEBATS: à l’audience publique du 15 Janvier 2025,

ORDONNANCE: contradictoire, prononcée par mise à disposition au Greffe des référés le 14 Février 2025, date indiquée à l’issue des débats

VOIE DE RECOURS: Cette ordonnance peut être frappée d’appel devant le greffe de la Cour d’Appel de RENNES dans les 15 jours de sa signification en application des dispositions de l’article 490 du code de procédure civile.
L’appel de cette décision n’est cependant pas suspensif de son exécution.

EXPOSE DU LITIGE

Suivant dossier médical, Monsieur [N] [C], demandeur à l’instance, a été hospitalisé le 27 février 2024 auprès de la société par actions simplifiée (SAS) Hôpital privé de [Localité 11] pour une suspicion d’abcès au 3ème doigt de la main droite. Le demandeur a été de nouveau hospitalisé auprès du même hôpital les 29 février, 02 mars 2024 pour la même douleur. (pièce n°1 demandeur)

Le 08 mars 2024, Monsieur [N] [C] a été opéré, au même centre hospitalier pour un panaris pulpaire à la main droite aux doigts 2 et 3, par Monsieur [O] [Z], défendeur à l’instance.

Le 15 mars 2024, Monsieur [C] a de nouveau été reçu à l’hôpital de [Localité 11] pour une infection à l’index de la main droite avec inflammation.

Suivant radiographie du deuxième et troisième rayon de la main droit, en date du 27 mars 2024, il a été constaté une infection à staphylocoque et une déminéralisation osseuse. (pièce n°1 demandeur).

Par acte de commissaire de justice en date des 07, 19 et 20 novembre 2024, Monsieur [N] [C] a fait citer devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Rennes :
- la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM) d’Ille-et-Vilaine (35),
- Monsieur [Z] [O],
- la SAS Hôpital privé Sévigné,
- l’établissement public office national d’indemnisation des accidents médicaux (ONIAM), au visa de l’article 145 du code de procédure civile, aux fins de :
- désigner un expert au bénéfice de la mission définie à l’assignation ;
- déclarer commune et opposable à la CPAM d’Ille-et-Vilaine l’ordonnance à intervenir ;
- ordonner que chaque partie conserve provisoirement la charge de ses dépens.

Lors de l’audience du 15 janvier 2025, Monsieur [N] [C], représenté par avocat, a sollicité le bénéfice de son acte introductif d’instance.

La CPAM d’Ille-et-Vilaine, pareillement représentée, a oralement formé les protestations et réserves d’usage sur la demande d’expertise.

Monsieur [O] [Z], pareillement représenté a, par conclusions, formé les protestations et réserves d’usage sur la demande d’expertise et a sollicité que l’expert désigné soit spécialisé en chirurgie orthopédique, avec la mission définie dans ses écritures.

La société Hôpital privé [Localité 11], représentée par avocat, a, par conclusions, formé les protestations et réserves d’usage sur la demande d’expertise et demandé au juge des référés de maintenir la mission qu’elle a proposée.

L’ONIAM, pareillement représenté, a, par conclusions, formé les protestations et réserves d’usage sur la demande d’expertise judiciaire et demandé au juge des référés que la mission de l’expert soit complétée comme exposé dans ses conclusions.

MOTIFS DE LA DECISION

Sur la demande d’expertise

En application de l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime d’établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé en référé.

En l’espèce, Monsieur [C] sollicite une expertise judiciaire afin de déterminer les lésions et préjudices imputables à l’intervention sur sa main droite.

Le demandeur verse aux débats :
- son dossier médical, lequel atteste de son hospitalisation auprès de la société Hôpital privé Sévigné pour une intervention le 08 mars 2024, par Monsieur [Z], chirurgien, concernant un panaris à la main droite (sa pièce n°1) ;
- un compte-rendu de prise en charge ainsi qu’une radiographie, lesquels attestent d’une infection sept jours après l’intervention et d’une déminéralisation osseuse 20 jours ensuite (sa pièce n°1) ;
- son attestation de droits à l’assurance maladie (sa pièce n°2).

En outre, les défendeurs ont formé les protestations et réserves d’usage sur la demande d’expertise judiciaire.

Ainsi Monsieur [C] justifie d’un motif légitime à ce qu’un expert soit désigné au contradictoire des défendeurs, lequel accomplira sa mission comme énoncé au dispositif de la présente décision et à ses frais avancés.

Sur la mission de l’expert

Il convient de rappeler que l'article 265 du Code de procédure civile confie à la Juridiction qui ordonne l'expertise le soin de déterminer les chefs de sa mission, la Juridiction disposant pour cela d'un pouvoir souverain (voir, en ce sens : Cour de cassation, 1ère chambre civile, 26 novembre 1980).

En l’espèce, l’ONIAM, Monsieur [Z] et la société Hôpital privé [Localité 11] sollicitent que soit prononcée la mission définie dans leurs conclusions respectives.

Monsieur [C] ne s’y est pas opposé. L’expert accomplira sa mission comme énoncé au dispositif de la présente décision.

Sur les demandes accessoires

Le second alinéa de l'article 491 du Code de procédure civile dispose que « le juge des référés statue sur les dépens ».

La partie défenderesse à une expertise, ordonnée sur le fondement de l'article 145 du même code, ne saurait être regardée comme la partie perdante au sens des dispositions des articles 696 et 700 dudit code (Civ. 2ème 10.02.2011 n°10-11.74).

En conséquence, le demandeur conservera provisoirement la charge des dépens

PAR CES MOTIFS

Statuant par ordonnance contradictoire et en premier ressort ;

Ordonnons une expertise et désignons pour y procéder Monsieur [I] [D] expert inscrit sur la liste de la cour d’appel de Paris - Domicilié : [Adresse 7] - [Localité 8] - Tel : [XXXXXXXX02] - Fax : [XXXXXXXX01] - Port : [XXXXXXXX03] -
Mail : [Courriel 13] - lequel aura pour mission de :
- dans un délai minimum de 15 jours, informer par courrier Monsieur [N] [C] de la date de l’examen médical auquel il devra se présenter, son avocat étant convoqué et entendu (ceci dans le respect des règles de déontologie médicale ou relatives au secret professionnel) ;
- se faire communiquer puis examiner tous documents utiles (dont le dossier médical et plus généralement tous documents médicaux relatifs à ce patient, avec son accord préalable ainsi que le relevé des débours de la CPAM ) ;
- recueillir, en cas de besoin, les déclarations de toutes personnes informées, en précisant alors leurs nom, prénom et domicile, ainsi que leurs liens de parenté, d’alliance, de subordination, ou de communauté d’intérêts avec l’une ou l’autre des parties ;
- fournir le maximum de renseignements sur le mode de vie de ce patient, ses conditions d’activités professionnelles, son statut exact ; préciser, s’il s’agit d’un enfant, d’un étudiant ou d’un élève en formation professionnelle, son niveau scolaire, la nature de ses diplômes ou de sa formation, s’il s’agit d’un demandeur d’emploi, préciser son statut et/ou sa formation ;
- retracer son état médical avant les actes critiqués ;
- examiner le patient, vérifier et, le cas échéant, décrire les lésions par lui imputées à la prise en charge litigieuse ;

Sur les actes de soins médicaux et la prise en charge du patient
- rechercher et exposer les soins successivement pratiqués sur la personne du demandeur et déterminer pour chacun d’entre eux si ces soins ont été conformes aux règles de l’art et aux données acquises par la science médicale à l’époque où ils ont été dispensés ; dans la négative, préciser les manquements commis, notamment se prononcer sur le diagnostic, l’indication opératoire, la technique opératoire et sa réalisation, la surveillance post-opératoire et ses complications ;
- fournir toute précision utile sur le degré de prévalence des risques attachés aux actes individuels de prévention, de diagnostic ou de soins ainsi exécutés et qui se sont réalisés ;
- donner son avis sur le point de savoir si les professionnels ont porté à la connaissance du patient une information sur les différentes investigations, traitements ou actions de préventions qui ont été proposés, leur utilité, leur urgence éventuelle, leurs conséquences, les risques fréquents ou graves normalement prévisibles qu’ils comportent ainsi que sur les autres solutions possibles et sur les conséquences prévisibles en cas de refus;
- dire si le demandeur a été victime d’une infection ; dans l’affirmative, préciser alors :
- la nature du germe, son caractère endogène ou exogène ;
- les circonstances et l’origine de la contamination, en indiquant si elle était évitable ou inévitable;
- les éventuels facteurs ayant favorisé ou facilité le développement de l’infection ;
- les dates précises auxquelles les premiers signes infectieux ont été constatés et le diagnostic porté ;
- les thérapeutiques mises en oeuvre pour juguler l’infection, leur date et en indiquant si elles étaient adaptées ;
- le respect par les professionnels de santé et par l’établissement de soins de la réglementation en vigueur à la date des faits, en matière de prévention et de lutte contre les infections nosocomiales ;

Sur les préjudices temporaires (avant consolidation)
- prendre en considération le cas échéant toutes les gênes temporaires subies par le patient dans la réalisation de son activité habituelle à la suite de la prise en charge litigieuse ; en préciser la nature et la durée (notamment hospitalisation, astreinte aux soins, difficultés dans la réalisation des tâches ménagères) ;
- en discuter l’imputabilité à la prise en charge litigieuse en fonction des lésions et de leur évolution et en préciser le caractère direct et certain ;
- en cas d’arrêt temporaire des activités professionnelles, en préciser la durée et les conditions de reprise ; en discuter l’imputabilité à la prise en charge litigieuse en fonction des lésions et de leur évolution rapportées à l’activité exercée ;
- dégager en les spécifiant les éléments propres à justifier une indemnisation au titre du préjudice esthétique temporaire résultant pour le patient de l'altération temporaire de son apparence physique subie jusqu'à sa consolidation ; qualifier l'importance de ce préjudice ainsi défini selon l'échelle à sept degrés ;
- dégager, en les spécifiant, les éléments propres à justifier une indemnisation au titre de la douleur en prenant en compte le cas échéant toutes les souffrances, physiques et psychiques, ainsi que le cas échéant les troubles associés que le patient a pu endurer du jour de la prise en charge litigieuse à celui de sa consolidation ; qualifier l'importance de ce préjudice ainsi défini selon l'échelle à sept degrés ;
- rechercher si le patient était du jour de la prise en charge litigieuse à celui de sa consolidation médicalement apte à exercer les activités d'agrément, notamment sportives ou de loisirs, qu'il pratiquait avant ladite prise en charge ;
- fixer la date de consolidation des blessures qui se définit comme “le moment où les lésions se sont fixées et ont pris un caractère permanent tel qu’un traitement n’est plus nécessaire si ce n’est pour éviter une aggravation, et qu’il devient possible d’apprécier l’existence éventuelle d’une Atteinte permanente à l’Intégrité Physique et Psychique”;
- si la consolidation n'est pas encore acquise, indiquer le délai à l'issue duquel un nouvel examen devra être réalisé et évaluer les seuls chefs de préjudice qui peuvent l'être en l'état.

Sur les préjudices permanents (après consolidation)
- décrire le cas échéant les séquelles imputables à la prise en charge litigieuse et fixer, par référence à la dernière édition du “barème indicatif d’évaluation des taux d’incapacité en droit commun” publié par le Concours médical, le taux résultant d’une ou plusieurs Atteintes permanentes à l’Intégrité Physique et Psychique -AIPP- persistant au moment de la consolidation, constitutif d’un déficit fonctionnel permanent, en prenant en compte la réduction définitive du potentiel physique, psycho-sensoriel, ou intellectuel résultant de l'atteinte à l'intégrité anatomo-physiologique médicalement constatable ainsi que les phénomènes douloureux et les répercussions psychologiques, normalement liées à l'atteinte séquellaire décrite et enfin les conséquences habituellement et objectivement liées à cette atteinte dans la vie de tous les jours;
- dire si, en dépit d’un déficit fonctionnel permanent qui serait le cas échéant objectivé, le patient est, au plan médical, physiquement et intellectuellement apte à reprendre dans les conditions antérieures l'activité qu'il exerçait à l'époque de la prise en charge litigieuse tant sur le plan de la profession, des études, de la formation professionnelle, que dans la vie courante ;
- décrire le cas échéant la nécessité d’une assistance par tierce personne imputable à la prise en charge litigieuse et quantifier cette assistance ;
- dégager en les spécifiant les éléments propres à justifier une indemnisation au titre du préjudice esthétique permanent résultant pour le patient de l'altération de son apparence physique persistant après sa consolidation ; qualifier l'importance de ce préjudice ainsi défini selon l'échelle à sept degrés ;
- si le patient fait état d’une répercussion dans l’exercice de ses activités professionnelles ou d’une modification de la formation prévue ou de son abandon (s’il s’agit d’un écolier, d’un étudiant ou d’un élève en cours de formation professionnelle), émettre un avis motivé en discutant son imputabilité à la prise en charge litigieuse, aux lésions et aux séquelles retenues ; se prononcer sur son caractère certain et son aspect définitif ;

- rechercher si le patient est encore médicalement apte à exercer les activités d'agrément, notamment sportives ou de loisirs, qu'il pratiquait avant la prise en charge litigieuse ;
- si le patient fait état d’une répercussion dans sa vie sexuelle, émettre un avis motivé en discutant son imputabilité à la prise en charge litigieuse, aux lésions et aux séquelles retenues; se prononcer sur son caractère direct et certain et son aspect définitif ;
- dire si l'état du patient est susceptible de modification en aggravation ou en amélioration ; dans l'affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution ainsi que sur la nature des soins, traitements et interventions éventuellement nécessaires dont le coût prévisionnel sera alors chiffré, en précisant s’il s’agit de frais occasionnels limités dans le temps ou de frais viagers engagés à vie ;
- se faire communiquer le relevé des débours de l'organisme social du patient et indiquer si les frais qui y sont inclus sont bien en relation directe, certaine et exclusive avec la prise en charge litigieuse ;
- conclure en rappelant la date de la prise en charge litigieuse et des événements indésirables, la date de consolidation et l’évaluation médico-légale le cas échéant retenue pour le déficit fonctionnel temporaire, l’arrêt temporaire des activités professionnelles, le taux du déficit fonctionnel permanent avec son incidence professionnelle et la nécessité éventuelle d’une assistance par tierce personne, les souffrances endurées avant et après consolidation, le préjudice esthétique temporaire et permanent, le préjudice d’agrément temporaire et permanent, le préjudice sexuel et le préjudice d’établissement ;
- s’adjoindre en tant que de besoin le concours de tout spécialiste de son choix dans un domaine autre que le sien, conformément aux dispositions des articles 278 et suivants du code de procédure civile ;
- de manière générale faire toutes constatations permettant à la juridiction éventuellement saisie d'apprécier les responsabilités encourues et les préjudices subis;

Disons que l'expert dressera un rapport de ses opérations qui sera déposé au greffe de ce tribunal dans un délai de huit mois à compter de l'avis de consignation ; qu'il aura, au préalable, transmis un pré-rapport aux parties et leur aura laissé un délai suffisant pour présenter leurs observations sous forme de dires auxquels l'expert sera tenu de répondre dans son rapport définitif ;

Désignons le magistrat en charge du service des expertises pour contrôler les opérations d’expertise et, en cas d’empêchement de l’expert, procéder d’office à son remplacement ;

Fixons à la somme de 1.000 € (mille euros) la provision à valoir sur la rémunération de l'expert que Monsieur [C] devra consigner, au moyen d'un chèque émis à l'ordre du régisseur de ce tribunal dans le délai de deux mois à compter de la présente ordonnance, faute de quoi la désignation de l'expert sera caduque ;

Disons que les dépens seront provisoirement laissés à la charge de Monsieur [C];

Rejetons toute autre demande, plus ample ou contraire des parties.

La greffière Le juge des référés

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