TJ 83050, 14 mai 2025, RG 25/01743
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Texte de la décision
REPUBLIQUE FRANCAISE AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE DRAGUIGNAN
4ème chambre civile
Juge du Contentieux de la Protection
ORDONNANCE DE REFERE
Chambre 4
N° RG 25/01743 - N° Portalis DB3D-W-B7J-KTOO
MINUTE N°2025/
ORDONNANCE
DU 14 Mai 2025
[R], [W] c/ [V], [S]
DÉBATS :
A l’audience publique du 30 Avril 2025, l’affaire a été mise en délibéré au 14 Mai 2025, les parties ayant été avisées que le prononcé de la décision aurait lieu par mise à disposition au greffe
COMPOSITION DE LA JURIDICTION :
Lors des débats et qui a délibéré :
Président : M. Eric BONALDI, Magistrat à titre temporaire
assisté lors des débats par Madame Stéphanie STAINIER, Greffier
et lors du prononcé par Madame Stéphanie STAINIER qui a signé la minute avec le président
PRONONCÉ : par mise à disposition au greffe le 14 Mai 2025
ENTRE :
DEMANDEURS:
Monsieur [E] [R]
né le 17 Septembre 1985 à [Localité 5] (ALPES-MARITIMES)
Profession : Gendarme
[Adresse 3]
[Localité 4]
Madame [D] [W]
née le 17 Septembre 1985 à [Localité 5] (ALPES MARITIMES)
[Adresse 3]
[Localité 4]
Tous deux comparants en personne
DEFENDEURS:
Monsieur [F] [V]
né le 03 Juin 1993 à [Localité 8] (VAR)
[Adresse 1]
[Localité 4]
Madame [K] [S]
née le 08 Août 2000 à [Localité 8] (VAR)
[Adresse 1]
[Localité 4]
Tous deux non comparants, ni représentés
COPIES DÉLIVRÉES LE 14 Mai 2025 :
1 copie exécutoire à ;
- [E] [R]
- [D] [W]
- [F] [V]
- [K] [S]
1 copie dossier
EXPOSE DU LITIGE
Par acte sous seing privé du 01/09/2024, M. [R] [E] et Mme [W] [D] ont donné à bail à M. [V] [F] et Mme [S] [K] un local à usage d'habitation situé à [Adresse 2] à [Localité 7] (83), en contrepartie d'un loyer mensuel de 690 euros.
Différentes échéances sont demeurées impayées et M. [R] [E] et Mme [W] [D] a fait délivrer à M. [V] [F] et Mme [S] [K] un commandement de payer visant la clause résolutoire le 16/12/2024, aux fins d'obtenir paiement de la somme de 1?026,22 euros en principal.
Par acte de commissaire de Justice en date du 26/02/2025, M. [R] [E] et Mme [W] [D] ont fait assigner M. [V] [F] et Mme [S] [K] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de céans statuant en référés sur le fondement des dispositions de l'article 7a de la loi du 06/07/1989 aux fins de voir:
- constater le jeu de la clause résolutoire acquise au et par conséquence la résiliation du contrat de location en date du 01/09/2024 liant M. [R] [E] et Mme [W] [D] et M. [V] [F] et Mme [S] [K] ;
- ordonner l'expulsion de corps et de biens de M. [V] [F] et Mme [S] [K] et de tout occupant de leu chef avec le concours de la force publique et d'un serrurier au besoin;
- condamner solidairement les défendeurs au paiement d'une indemnité d'occupation mensuelle égale au montant du dernier loyer échu et révisable dans les mêmes conditions outre les charges soit la somme de 690 € à compter de la résiliation du bail et ce jusqu'à la libération effective des lieux par remise des clés à titre provisionnel,
- condamner solidairement M. [V] [F] et Mme [S] [K] à payer à M. [R] [E] et Mme [W] [D] la somme provisionnelle de 1 430 euros arrêtée au mois de février 2025 au titre des loyers impayés, avec intérêts de droit à compter de la délivrance de la présente assignation.
- les condamner solidairement à payer à M. [R] [E] et Mme [W] [D] la somme de 1 000 euros par application des dispositions de l'article 700 du Code de procédure civile;
- le condamner aux entiers dépens de la présente instance, par application des dispositions de l'article 696 du Code de procédure civile, y compris le coût du commandement de payer et de la présente assignation.
A l'audience du 23/04/2025, à l'appui de leurs demandes ils exposent que :
- les locataires bien que bénéficiant de l'aide au logement personnalité pour un montant de 505 € n'ont réglé leur part s'élevant à la différence qu'une seule et unique fois ;
- les locataires ont causé de nombreux troubles de voisinage obligeant les services de police à intervenir de façon récurrente ;
- ils ont tenté différentes démarches amiable aux fins d'obtenir le règlement des loyers, en vain les locataires leur ayant indiqué qu'ils leur appartenaient de saisir la Justice aux fins d'obtenir leur expulsion ;
A ce jour il semblerait qu'ils aient abandonné à la cloche de bois le local, les volets demeurant clos et personne répondant à leurs appels ;
M. [R] [E] et Mme [W] [D] ont demandé le bénéfice de leur acte introductif d'instance, sauf à actualiser le montant de la dette locative à la somme de 2 305 € échue à la date de l'audience.
Bien que cités à étude, M. [V] [F] et Mme [S] [K] n'ont pas comparu, ne se sont pas fait représenter à l'audience et n'ont pas fait connaître au tribunal les motifs de leur absence.
À la clôture des débats, la décision a été mise en délibéré au 14/05/2025, par mise à disposition au greffe.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur les conséquences du défaut de comparution des défendeurs :
Selon l'article 472 du code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond, le juge ne faisant droit à la demande que s'il l'estime régulière, recevable et bien fondée.
Sur la recevabilité de la demande :
L'article 24-III de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (modifié par la Loi n°2023-668 du 27 juillet 2023-668 article 9 et10) prévoit à peine d'irrecevabilité de la demande, que l'assignation aux fins de constat de la résiliation est notifiée à la diligence du commissaire de justice au représentant de l'Etat dans le département au moins six semaines avant l'audience, afin qu'il saisisse l'organisme compétent désigné par le plan départemental d'action pour le logement et l'hébergement des personnes défavorisées, suivant la répartition de l'offre globale de services d'accompagnement vers et dans le logement prévue à l'article 4 de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 précitée. Cette notification s'effectue par voie électronique par l'intermédiaire du système d'information prévu au dernier alinéa de l'article 7-2 de la même loi. La saisine de l'organisme mentionné à la première phrase du présent III peut s'effectuer par voie électronique, selon des modalités fixées par décret. L'organisme saisi réalise un diagnostic social et financier, selon des modalités et avec un contenu précisés par décret, au cours duquel le locataire et le bailleur sont mis en mesure de présenter leurs observations, et le transmet au juge avant l'audience, ainsi qu'à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives ; le cas échéant, les observations écrites des intéressés sont jointes au diagnostic. Le locataire est informé par le représentant de l'Etat dans le département de son droit de demander au juge de lui accorder des délais de paiement, prévu au V du présent article.
En l'espèce, les bailleurs produisent la notification au représentant de l'Etat de l'assignation en justice délivrée aux locataire par voie électronique avec accusé de réception du 27/02/2025 soit plus de six semaines avant l'audience qui s'est tenue le 23/04/2025.
En l'espèce, M. [R] [E] et Mme [W] [D] justifient également en tant que bailleurs avoir saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives (CCAPEX) le16/12/2024 soit plus de deux mois avant d'avoir fait assigner ses locataires en référés le 26/02/2025.
La procédure est donc régulière et la demande est, en conséquence, recevable.
Sur la demande de constat de l'acquisition de la clause résolutoire et d'expulsion :
Aux termes de l'article 834 du code de procédure civile, dans tous les cas d'urgence, le juge des contentieux de la protection dans les limites de sa compétence, peut ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l'existence d'un différend.
L'article 24- I de la loi n° 89-462 du 06 juillet 1989 (modifié par la Loi n°2023-668 du 27 juillet 2023-668 article 9 et10) prévoit que tout contrat de bail d'habitation contient une clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie. Cette clause ne produit effet que six semaines après un commandement de payer demeuré infructueux.
En l'espèce, le contrat signé par les parties le 01/09/2024 prévoit en son article 7 une clause résolutoire de plein droit à défaut de paiement du loyer et de ses accessoires deux mois après la délivrance d'un commandement de payer resté infructueux.
Par acte de Commissaire de Justice du 16/12/2024, M. [R] [E] et Mme [W] [D] ont fait délivrer un commandement de payer visant la clause résolutoire pour un montant de 1 026,22 euros en principal, reproduisant les dispositions des articles 24 de la loi du 6 juillet 1989 et celles de l'article 6 de la loi du 31 mai 1990 (faculté de saisir le [6] pour le Logement) au titre des loyers et charges impayés, lequel est demeuré infructueux.
Il ressort du décompte circonstancié que ce commandement est demeuré infructueux pendant plus de 6 semaines, de sorte qu'il y a lieu de constater que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 28/01/2025.
M. [V] [F] et Mme [S] [K] sont donc à compter de cette date occupants sans droit ni titre du logement donné à bail.
En conséquence, il y a lieu d'ordonner l'expulsion de M. [V] [F] et Mme [S] [K] et dans les termes du dispositif.
Le sort des meubles éventuellement laissés dans les lieux sera régi conformément aux dispositions des articles L433-1 et L433-2 et R.433-1 du code des procédures civiles d'exécution au titre des opérations d'expulsion.
Sur l'indemnité d'occupation :
Il convient de n'accorder en référé qu'une provision au titre de l'indemnité d'occupation dans sa partie non sérieusement contestable, soit un montant égal au loyer révisé augmenté des charges que le requis aurait payé si le bail s'était poursuivi.
L'application de la clause résolutoire a pour effet de déchoir le locataire de tout droit d'occupation du local donné à bail. Le fait pour le locataire de se maintenir dans les lieux alors que le contrat de bail est résilié, et donc d'occuper sans droit ni titre le logement, constitue une faute causant inévitablement un préjudice au bailleur, puisqu'elle le prive de la jouissance du bien dont il est propriétaire, et justifie que soit mise à sa charge une indemnité destinée à réparer ce préjudice.
En l'espèce, M. [V] [F] et Mme [S] [K] occupent les lieux sans droit ni titre depuis le 28/01/2025 et commettent une faute portant préjudice au bailleur en faisant obstacle à la reprise de l'immeuble.
Par conséquent, à compter de la résiliation du contrat de bail et jusqu'au départ volontaire ou à défaut l'expulsion des lieux, le locataire se trouve redevable d'une indemnité d'occupation mensuelle qu'il convient de fixer au montant du loyer majoré des charges en vigueur au jour de l'impayé, sans possibilité de majoration future au regard de sa nature indemnitaire et non contractuelle.
En l'espèce, le montant de cette indemnité mensuelle d'occupation sera fixé au montant du dernier loyer et provision sur charges, soit 690 euros, de nature à réparer le préjudice subi par M. [R] [E] et Mme [W] [D].
Sur la demande en paiement de l'arriéré locatif :
L'article 24 de la loi du 06 juillet 1989 dans sa rédaction issue de la loi n°2023-668 du 27 juillet 2023 dispose dans son paragraphe V que le juge peut d'office vérifier tout élément constitutif de la dette locative.
Le paiement des loyers et charges aux termes convenus dans le contrat est une obligation essentielle du locataire, résultant tant des dispositions contractuelles du bail signé entre les parties que de l'article 7 a) de la loi du 6 juillet 1989 et de l'article 1728 du code civil.
Il convient de rappeler qu'aux termes de l'article L. 111-8 du code des procédures civiles d'exécution, les frais de relance ou liés au recouvrement restent à la charge du créancier, l'article 4 p) de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 réputant non écrite toute clause contraire, et que les frais judiciaires d'engagement des poursuites sont compris dans les dépens. Toute demande en paiement de ces chefs doit donc être rejetée.
M. [R] [E] et Mme [W] [D] sollicitent le paiement de la somme provisionnelle de 2 305 euros au titre des loyers et charges selon décompte arrêté au 23/04/2025 qu'ils produisent, en sus du contrat de bail.
M. [V] [F] et Mme [S] [K], non comparants, n'apportent par définition aucun élément de nature à contester le principe ni le montant de cette dette ; il convient de condamner solidairement M. [V] [F] et Mme [S] [K] à régler à M. [R] [E] et Mme [W] [D] la somme de 2 305 euros à titre provisionnel avec intérêts au taux légal à compter de l'assignation.
Sur les demandes accessoires :
a) Sur les dépens
En vertu de l'article 696 alinéa 1 du code de procédure civile, la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n'en mette la totalité ou une fraction à la charge d'une autre partie.
Aux termes de l'article L.111-8 alinéa 2 du code des procédures civiles d'exécution, les frais de recouvrement entrepris sans titre exécutoire restent à la charge du créancier, sauf s'ils concernent un acte dont l'accomplissement est prescrit par la loi au créancier. Toute stipulation contraire est réputée non écrite, sauf disposition législative contraire.
En l'espèce, M. [V] [F] et Mme [S] [K], qui succombent à la procédure, supporteront la charge des dépens. Ainsi, ces dépens comprendront notamment le coût du commandement visant la clause résolutoire qui, en vertu de l'article susvisé, doit rester à la charge du débiteur ; y compris le coût de la présente assignation.
b) Sur les frais irrépétibles
En application de l'article 700 du code de procédure civile, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à ces condamnations.
IL serait inéquitable de laisser à la charge de M. [R] [E] et Mme [W] [D] le montant des frais irrépétibles qu'ils ont été contraints d'exposer pour faire valoir leurs droits.
Il convient de condamner solidairement M. [V] [F] et Mme [S] [K] à leur payer la somme de 1000 euros en application des dispositions de l'article 700 du code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS
Nous, ERIC BONALDI, juge des contentieux de la protection, statuant en référé, statuant publiquement par ordonnance mise à disposition au greffe, réputée contradictoire et en premier ressort,
Au principal, RENVOYONS les parties à se pourvoir ainsi qu'elles aviseront mais dès à présent et par provision, vu l'urgence ;
DECLARONS recevable la demande de M. [R] [E] et Mme [W] [D] ;
CONSTATONS que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire insérée dans le contrat de bail du 01/09/2024 conclu entre M. [V] [F] et Mme [S] [K], d'une part, et M. [R] [E] et Mme [W] [D] ,d'autre part, et portant sur un immeuble à usage d'habitation sis [Adresse 2] à [Localité 7] (83) sont réunies au 28/01/2025 et qu'en conséquence le bail se trouve résilié depuis cette date;
ORDONNONS en conséquence à M. [V] [F] et Mme [S] [K] de libérer les lieux loués situés [Adresse 2] à [Localité 7] (83) et de les laisser libres de toute personne et de tout bien, dans les deux mois suivant la signification d'un commandement, conformément aux dispositions des articles L411-1 et L412-1 du code des procédures civiles d'exécution, étant rappelé que la libération effective ne pourra être considérée comme acquise qu'après restitution de l'ensemble des clés;
DISONS qu'à défaut pour M. [V] [F] et Mme [S] [K] d'avoir volontairement libéré les lieux et restitué les clés dans ce délai, M. [R] [E] et Mme [W] [D] pourront, deux mois après la signification d'un commandement de quitter les lieux, faire procéder à leur expulsion ainsi qu'à celle de tous occupants de son chef, y compris le cas échéant avec le concours d'un serrurier et de la force publique, conformément aux dispositions des articles L 412-1 et suivants, R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et suivants du code des procédures civiles d'exécution ;
CONDAMNONS solidairement M. [V] [F] et Mme [S] [K] à payer à M. [R] [E] et Mme [W] [D] la somme de 2 305 euros à titre provisionnel concernant les loyers, charges et indemnités d'occupation, selon décompte arrêté au 23/04/2025 inclus avec intérêts au taux légal non majoré à compter de l'assignation ;
CONDAMNONS solidairement M. [V] [F] et Mme [S] [K] à verser à M. [R] [E] et Mme [W] [D] à compter du 28/01/2025 et jusqu'à la libération effective des lieux, une indemnité d'occupation mensuelle correspondant au montant du loyer majoré des charges en vigueur au jour de l'impayé se substituant aux loyers et charges à échoir, soit 690 € ;
RAPPELONS que le contrat de bail étant résilié par l'effet de l'acquisition de la clause résolutoire, l'indemnité d'occupation est exclusive du paiement de toute autre somme qui ne peut plus être facturée à l'occupant du logement (indexation du loyer, charges, taxes...) ;
CONDAMNONS solidairement M. [V] [F] et Mme [S] [K] à verser à M. [R] [E] et Mme [W] [D] la somme de 1000 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;
CONDAMNONS solidairement M. [V] [F] et Mme [S] [K] aux dépens de l'instance, incluant notamment les frais du commandement de payer y compris le coût de la présente assignation ;
RAPPELONS que la présente ordonnance est assortie de droit de l'exécution provisoire.
Ainsi jugé et prononcé les jour, mois et an susdits et signé par le Président et le Greffier.
LE GREFFIER LE JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
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