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TJ 06088, 16 mai 2025, RG 24/02283


Vérifier : TJ 06088, 16 mai 2025, RG 24/02283 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
16/05/2025
Numéro
24/02283
Lieu / cour
tj06088
Chambre
Chambre des référés
Type
other
Id
682793a0cc66e05104b5d7b7

Texte de la décision

18,056 caractères

COUR D’APPEL D’AIX-EN-PROVENCE
TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE NICE
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
-
EXPERTISE

N° RG 24/02283 - N° Portalis DBWR-W-B7I-QDS2
du 16 Mai 2025
M.I 25/0557
N° de minute 25/

affaire : Syndic. de copro. [Adresse 7]
c/ Syndic. de copro. [Adresse 9], [B] [X], [W] [K] [J], S.A.S. PROBAT, [G] [O]

Grosse délivrée à

Me Thibault POZZO DI BORGO

Expédition délivrée à

Me Olivier CASTELLACCI
Me Brigitte MINDEGUIA
Me Bastien PELLEGRIN
S.A.S. PROBAT
EXPERTISE

le
L’AN DEUX MIL VINGT CINQ ET LE SEIZE MAI À 14 H 00

Nous, Céline POLOU, Vice-Présidente, assistée de Monsieur Thibaut LLEU, Greffier, lors de l’audience, et de Monsieur Thibaut LLEU, Greffier, lors de la mise à disposition, avons rendu l’ordonnance suivante :

Vu les assignations délivrées par exploits en date des 12, 16 et 17 Décembre 2024 et du 6 mars 2025, déposés par Commissaire de justice.

A la requête de :

Syndic. de copro. [Adresse 7]
Représenté par son syndic en exercice le cabinet CITYA
[Adresse 4]
[Localité 2]
Rep/assistant : Me Thibault POZZO DI BORGO, avocat au barreau de NICE

DEMANDEUR

Contre :

Syndic. de copro. [Adresse 9]
Représenté par son syndic en exercice ST & ASSOCIES
[Adresse 8]
[Localité 2]
Rep/assistant : Me Bastien PELLEGRIN, avocat au barreau de NICE

M. [B] [X]
[Adresse 6]
[Localité 10]
Rep/assistant : Me Olivier CASTELLACCI, avocat au barreau de NICE

M. [W] [K] [J]
[Adresse 9]
[Localité 2]
Rep/assistant : Me Olivier CASTELLACCI, avocat au barreau de NICE

S.A.S. PROBAT
[Adresse 5]
[Adresse 5]
[Localité 2]
Non comparant, non représenté

Mme [G] [O]
[Adresse 9]
[Adresse 7]
[Localité 2]
Rep/assistant : Me Brigitte MINDEGUIA, avocat au barreau de NICE

DÉFENDEURS

Après avoir entendu les parties en leurs explications à l’audience du 28 Mars 2025 au cours de laquelle l’affaire a été mise en délibéré au 16 Mai 2025, délibéré prorogé au 16 Mai 2025.

FAITS, PROCÉDURE ET PRÉTENTIONS DES PARTIES

Par actes du commissaire de justice des 12, 16 et 17 décembre 2024, le syndicat des copropriétaires [Adresse 7] a fait assigner en référé par-devant le président du tribunal judiciaire de Nice, le syndicat des copropriétaires [Adresse 9], Monsieur [B] [X], Monsieur [W] [J] et Madame [G] [O] sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile, aux fins de voir ordonner une expertise judiciaire avec mission habituelle.

L’affaire a été enrôlée sous le RG n°24/02283.

Par acte du commissaire de justice du 6 mars 2025, Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] ont fait assigner en référé par-devant le président du tribunal judiciaire de Nice la SAS PROBAT, sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile, aux fins de voir joindre leur instance avec la procédure enrôlée sous le RG n°24/02283 initiée par le syndicat des copropriétaires [Adresse 7] et ordonner une expertise judiciaire avec mission habituelle en pareille matière.

L’affaire a été enrôlée sous le RG n° 25/00514.

A l’audience du 28 mars 2025, le syndicat des copropriétaires [Adresse 7] représenté par son conseil a maintenu sa demande d’expertise.

Par conclusions déposées à l’audience Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] ont maintenu leur demande

Ils font valoir que par procès-verbal de constat en date du 5 juillet 2024, l’origine de la fuite en cause serait privative provenant de l’appartement de Madame [G] [O]. Une seconde origine de fuite serait due aux travaux de rénovation réalisés dans leurs appartements par la SAS PROBAT mais également de la vétusté des parties communes de l’immeuble et notamment du plancher.

Madame [G] [O] et le syndicat des copropriétaires [Adresse 9] ont formulé oralement les protestations et réserves sur la mesure d’expertise.

Bien que régulièrement assignée en vertu des dispositions de l’article 659 du code de procédure civile, la SAS PROBAT n’a pas constitué avocat.

L’affaire a été mise en délibéré au 16 mai 2025.

MOTIFS ET DÉCISION

Sur la jonction

Selon l’article 367 du code de procédure civile, le juge peut, à la demande des parties ou d'office, ordonner la jonction de plusieurs instances pendantes devant lui s'il existe entre les litiges un lien tel qu'il soit de l'intérêt d'une bonne justice de les faire instruire ou juger ensemble. Il peut également ordonner la disjonction d'une instance en plusieurs.
En l’espèce, il convient pour une bonne administration de la justice et au vu du lien existant entre les litiges, d’ordonner la jonction de l’instance enrôlée sous le numéro RG 25/514 avec l’instance enrôlée sous le numéro RG n° 24/02283 sous ce dernier numéro.

Sur la demande d’expertise

Aux termes de l’article 145 du code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver ou d’établir, avant tout procès, la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, les mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, notamment par voie de référé.

L’existence de contestations sérieuses ne constitue pas un obstacle à mise en œuvre des dispositions de l’article 145, l’application de ce texte n’impliquant aucun préjugé sur la responsabilité des personnes mises en cause ni sur les chances de succès du procès susceptible d’être ultérieurement engagé.

En l’espèce, il ressort des pièces produites, et notamment d’un procès-verbal de constat de commissaire de justice du 3 juillet 2024 que des erreurs ont été entrepris au dernier trimestre 2023 dans l’appartement situé au quatrième étage et que des désordres ont été constatés dans l’appartement de Madame [O] située au-dessus l’appartement de Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X], notamment des fissures horizontales et verticales en divers endroits.

Il est constant que des travaux de rénovation ont été entrepris dans l’appartement de Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] et qu’ils ont été confiés à la société PROBAT, aux fins de nouvelle distribution des pièces et création de trois appartements à compter du mois de décembre 2023.

Des désordres de type infiltrations ont parallèlement affecté l’appartement de Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X].

Selon un rapport de visite de 16 juillet et 2 août 2024 de la société ABA, la vétusté des matériaux ainsi qu’une fuite d’eau provenant de l’appartement du dessus sont à l’origine des désordres affectant l’appartement [X]-[J]. Il a été relevé des signes d’effondrement du calfeutrement des solives en bois ainsi que des solives en bois cassées et la nécessité de mise en place d’un étayage pour le plancher haut de l’appartement.

Un nouveau procès-verbal de constat de commissaire de justice a été dressé le 17 octobre 2024.

Il est constant qu’à ce jour les travaux nécessaires pour mettre un terme aux désordres n’ont pas été réalisés.

Dès lors, la lecture de ces éléments conduit à considérer que la demande d’expertise en l’état des difficultés apparues et des désordres constatés mais également du différend opposant les parties est parfaitement justifiée . Elle fournira à la juridiction éventuellement saisie les éléments d’ordre technique indispensables à la solution du litige et elle se déroulera au contradictoire de l’ensemble des parties susceptibles d’être, en définitive, concernées.

Il y sera en conséquence fait droit.

Les modalités de cette expertise, ordonnée aux frais avancés du syndicat des copropriétaires [Adresse 7], de Monsieur [W] [J] et de Monsieur [B] [X], qui ont intérêt à ce qu’elle soit pratiquée, seront précisées dans le dispositif de la présente ordonnance.

Sur l’article 700 du code de procédure civile et les dépens

Compte tenu de la nature de l’affaire, il convient de laisser à la charge du syndicat des copropriétaires [Adresse 7], Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] les dépens.

PAR CES MOTIFS

Nous Céline POLOU, juge des référés, statuant par ordonnance réputée contradictoire, en premier ressort, mise à disposition au greffe,

Tous droits et moyens des parties demeurant réservés, au principal renvoyons les parties à se pourvoir ainsi qu’elles aviseront, mais d’ores et déjà, en application de l’article 145 du code de procédure civile,

ORDONNONS la jonction de l’instance enrôlée sous le numéro RG n°25/00514 avec l’instance enrôlée sous le numéro RG n°24/02283 sous ce dernier numéro ;

Donnons acte au syndicat des copropriétaires [Adresse 9] et à Madame [G] [O] de leurs protestations et réserves ;

Ordonnons une expertise ;

Commettons pour y procéder M. [F] [N], expert judiciaire inscrit sur la liste de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, demeurant :

[Adresse 3]
[Localité 2]
Tél : [XXXXXXXX01]
Courriel : [Courriel 11],

avec mission de :

* se rendre sur les lieux en présence des parties ou à défaut celles-ci régulièrement convoquées par lettre recommandée avec accusé de réception ;

* se faire communiquer par les parties tous documents ou pièces qu’il estimera nécessaires à l’accomplissement de sa mission et entendre, si besoin est seulement, tous sachants ;

* rechercher les conventions verbales ou écrites intervenues entre les parties et annexer à son rapport copie de tous documents contractuels ;

* préciser la date d’ouverture du chantier, les dates auxquelles les travaux ont été exécutés et terminés, la prise de possession et le cas échéant, les dates des procès-verbaux de réception en mentionnant les réserves éventuellement émises ainsi que les notifications écrites de désordres révélés postérieurement à la réception ;

* vérifier la réalité des désordres allégués par le syndicat des copropriétaires [Adresse 7], Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] dans leur assignation et les pièces versées aux débats telles que procès-verbaux de constat ; situer leur date d’apparition ;

* rechercher les causes des désordres ; dire s’ils proviennent d’une erreur de conception, d’un vice de matériau, d’un défaut ou d’une erreur d’exécution, d’une mauvaise surveillance du chantier, d’un vice du sol, d’une négligence dans l’entretien ou l’exploitation des ouvrages ou de toute autre cause ;

* préciser la nature des désordres en indiquant notamment si les désordres constatés compromettent la solidité de l’ouvrage ou l’affectent dans un de ses éléments constitutifs ou l’un de ses éléments d’équipement et le rendent impropre à sa destination ; dire si les éléments d’équipement défectueux font, ou non, indissociablement corps avec les ouvrages de viabilité, de fondation, d’ossature, de clos ou de couvert ;

* fournir tous éléments techniques et de fait de nature à permettre, le cas échéant, à la juridiction compétente de déterminer les responsabilités éventuellement encourues ;

* préciser les moyens et travaux nécessaires pour y remédier, en chiffrer le coût, comprenant, si besoin est, le coût de la maîtrise d’œuvre correspondante et en préciser la durée sur devis présentés par les parties, vérifiés et annexés au rapport ;

* fournir éventuellement tous éléments d’appréciation des préjudices subis ;

* s’expliquer techniquement dans le cadre de ces chefs de mission sur les dires et observations des parties après leur avoir fait part de ses pré-conclusions ;

DISONS que le syndicat des copropriétaires [Adresse 7] seul, Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] ensemble devront consigner à la régie du tribunal judiciaire, avant le 23 mai 2025, la somme de 4000 euros soit 2000 euros chacun ( le syndicat des copropriétaires) et 2000 euros (Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] ) afin de garantir le paiement des frais et honoraires de l’expert sauf dans l'hypothèse où une demande d'aide juridictionnelle antérieurement déposée serait accueillie, auquel cas les frais seront avancés directement par le Trésorier Payeur Général ; ;

DISONS qu’à défaut de consignation selon les modalités ainsi fixées, la désignation de l’expert sera caduque à moins que le magistrat chargé du contrôle de l’expertise, à la demande d’une partie se prévalant d’un motif légitime, ne décide une prorogation du délai ou un relevé de caducité ;

DISONS que l’expert devra faire connaître sans délai son acceptation et qu’à défaut ou en cas de carence dans l’accomplissement de sa mission, il sera pourvu à son remplacement par ordonnance du magistrat chargé du contrôle de l’expertise ;

DISONS que l’expert commencera ses opérations dès qu’il aura été avisé par le greffe que la consignation ou que le montant de la première échéance dont la consignation a pu être assortie a été versée en application des dispositions de l’article 267 du code de procédure civile ;

DISONS que lors de la première réunion ou au plus tard de la deuxième réunion des parties, l’expert dressera un programme de ses investigations et évaluera d’une manière aussi précise que possible le montant prévisible de ses honoraires et de ses dépenses ;

DISONS que préalablement l’expert communiquera aux parties sa demande de consignation complémentaire en les invitant à faire valoir leurs observations dans le délai de quinze jours ;

DISONS que l’expert adressera au magistrat chargé du contrôle des expertises sa demande de consignation complémentaire en y joignant soit les observations des parties, soit en précisant que les parties n’ont formulé aucune observation ;

DISONS qu’à défaut de consignation dans le délai et selon les modalités fixées par le magistrat, et sauf prorogation de ce délai, l’expert pourra demander à déposer son rapport en l’état en application de l’article 280 du code de procédure civile ;

DISONS que l’expert devra impartir aux parties un délai de rigueur pour déposer les pièces justificatives qui lui paraîtraient nécessaires et qui ne lui auraient pas été communiquées spontanément, et le cas échéant, à l’expiration de ce délai en application des dispositions de l’article 275 alinéa 2 du code de procédure civile, saisir le magistrat chargé du contrôle des expertises pour faire ordonner la production de ces documents, s’il y a lieu sous astreinte ou être autorisé à passer outre, poursuivre ses opérations et conclure sur les éléments en sa possession;

DISONS que l’expert accomplira personnellement sa mission conformément aux dispositions des articles 263 à 284-1 du code de procédure civile, qu’en particulier il pourra recueillir les déclarations et l’avis de toutes personnes informées et qu’il aura la faculté de s’adjoindre tout spécialiste dans une spécialité distincte de la sienne conformément aux dispositions de l’article 278 du code de procédure civile ;

DISONS que, sauf prorogation dûment autorisée par le juge chargé du contrôle des expertises, l’expert devra remettre directement un rapport à chacune des parties et en déposera un exemplaire au greffe du tribunal, (article 173 du Code de procédure civile) au plus tard le 23 février 2026 de son rapport auquel sera joint, le cas échéant, l’avis du technicien qu’il s’est adjoint ;

DISONS que l'expert devra solliciter du Magistrat chargé du contrôle des expertises une prorogation de ce délai, si celui-ci s'avérait insuffisant ;

DISONS qu’il devra vérifier que les parties ont été à même de débattre des constatations ou des documents au vu desquels il entend donner son avis ;

DISONS que l’expert, une fois ses opérations terminées, et au moins un mois avant le dépôt de son rapport définitif, communiquera à chacune des parties, sous forme de pré-rapport le résultat de ses constatations ainsi que les conclusions auxquelles il sera parvenu, recevra et répondra aux observations que les parties auront jugé utile de lui adresser sous forme de dires à annexer au rapport définitif ;

DISONS que lorsque l’expert transmettra son pré-rapport aux parties il leur impartira un délai maximum de six semaines pour recueillir leurs observations ou réclamations récapitulatives conformément aux dispositions de l’article 276 du code de procédure civile, et qu’à l’expiration de ce délai il ne sera pas tenu de prendre en compte les observations tardives sauf cause grave et dûment justifiée, auquel cas il en fera rapport au juge chargé du contrôle de la mesure d’instruction et précisera s’il n’a reçu aucune observation ;

DISONS que dans le cas où les parties viendraient à se concilier, l’expert devra constater que sa mission est devenue sans objet et en faire rapport au juge chargé du contrôle des expertises ;

DISONS qu’à l’issue de ses opérations l’expert adressera au magistrat taxateur sa demande de recouvrement d’honoraires en même temps qu’il justifiera l’avoir adressée concomitamment aux parties ;

DISONS que les parties disposeront à réception de ce projet de demande de recouvrement d’honoraires, d’un délai d’un mois pour faire valoir leurs observations sur cet état de frais, que ces observations seront adressées au magistrat taxateur afin, si nécessaire, d’en débattre contradictoirement préalablement à l’ordonnance de taxe ;

DISONS que l’expert devra rendre compte de sa mission au magistrat chargé du contrôle des expertises ;

DISONS qu'il devra informer immédiatement le magistrat chargé du contrôle des expertises de toutes difficultés rencontrées dans l'accomplissement de sa mission ;

DISONS qu’en application des dispositions des articles 748-1 et suivants du code de procédure civile, dans l’hypothèse où l’expert judiciaire aurait recueilli l’accord des parties à l’utilisation de la plate-forme OPALEXE, celle-ci devra être utilisée, conformément à la convention entre le ministère de la justice et le conseil national des compagnies d’experts de justice concernant la dématérialisation de l’expertise civile du 18 avril 2017 et à l’arrêté du 14 juin 2017 portant application des dispositions du titre XXI du livre 1° du code de procédure civile aux experts judiciaire, aux envois, remises et notifications mentionnés à l’article 748-1 du code de procédure civile ;

REJETONS le surplus des demandes ;

LAISSONS à la charge du syndicat des copropriétaires [Adresse 7] à hauteur de moitié et Monsieur [W] [J] et Monsieur [B] [X] ensemble à hauteur de moitié, les dépens de la présente instance ;

RAPPELONS que la présente décision est exécutoire de droit à titre provisoire.

Ainsi ordonné et prononcé au tribunal judiciaire de Nice

LE GREFFIER LE JUGE DES REFERES

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