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TJ 69123, 2 juin 2025, RG 24/02223


Vérifier : TJ 69123, 2 juin 2025, RG 24/02223 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
02/06/2025
Numéro
24/02223
Lieu / cour
tj69123
Chambre
2ème Ch. Cabinet 8
Type
other
Id
687e83d941388e7853abe566

Texte de la décision

11,162 caractères

DATE DU JUGEMENT:
02 Juin 2025

N° RG 24/02223 - N° Portalis DB2H-W-B7I-YVI3 / 2ème Ch. Cabinet 8

MINUTE N° 25/

AFFAIRE
[X] [W] épouse [B]
C /
[K] [B]
REPUBLIQUE FRANCAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS
Marion COUVIDAT, Juge aux Affaires Familiales au TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LYON, assistée de Myriam RENEVIER, Greffier,

statuant publiquement et en premier ressort, a rendu en son audience de la CHAMBRE DE LA FAMILLE du 02 Juin 2025, le jugement contradictoire dont la teneur suit, après que la cause eut été débattue en chambre du conseil le 06 Décembre 2024, dans l’affaire opposant :

DEMANDEUR :

Madame [X] [W] épouse [B]
née le [Date naissance 3] 2001 à [Localité 12]
[Adresse 6]
[Localité 7]

représentée par Me Méléa USTÜN, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 2458

(bénéficie d’une aide juridictionnelle partielle numéro C-69383-2023-011543 du 04/12/2023 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de LYON)

DEFENDEUR :

Monsieur [K] [B]
né le [Date naissance 1] 1997 à [Localité 11] (TUNISIE)
[Adresse 2]
[Localité 8]

représenté par Me Ahmed SAAD, avocat au barreau de LYON, vestiaire : 852

1 copie certifiée conforme et 1 copie exécutoire par LRAR (IFPA) le :
à Madame [X] [W]
à Monsieur [K] [B]

1 copie exécutoire le :
à Me Ahmed SAAD, vestiaire : 852
à Me Méléa USTÜN, vestiaire : 2458

1 copie exécutoire à la CAF (IFPA) le :

[Motifs de la décision occultés]

[Motifs de la décision occultés]

PAR CES MOTIFS

Marion COUVIDAT, Juge aux affaires familiales, assistée de Myriam RENEVIER, Greffier, statuant publiquement, par jugement contradictoire et susceptible d'appel, après débats non publics,

Vu l'assignation en divorce délivrée par Madame [X] [W] le 14 mars 2024,

Vu le procès-verbal d'acceptation de la rupture du mariage signé le 2 avril 2024,

Vu l’ordonnance sur mesures provisoires du 21 mai 2024,

SE DÉCLARE compétent pour statuer sur la demande en divorce, sur les modalités d'exercice de la responsabilité parentale et sur la contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant avec application de la loi française ;

PRONONCE, sur le fondement des articles 233 et 234 du code civil, le divorce de :
 
- Madame [X] [W] née le [Date naissance 3] 2001 à [Localité 12] (Rhône)
et de
- Monsieur [K] [B] né le [Date naissance 1] 1997 à [Localité 11] (TUNISIE)
 
Lesquels se sont mariés le [Date mariage 4] 2020 devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 11] (TUNISIE) ;
 
ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l'état civil des époux détenus par un officier de l'état civil français conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;
 
DIT que l'extrait de cette décision doit être conservé au répertoire civil en annexe du service central d'état civil du ministère des affaires étrangères conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;

ORDONNE la fixation des effets du divorce à la date du 25 octobre 2022 ;

RAPPELLE que chacun des époux perd l'usage du nom de son conjoint dès le prononcé du divorce ;
 
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;

RENVOIE les parties à procéder à la liquidation et au partage de leurs intérêts patrimoniaux ;

CONSTATE que Madame [X] [W] et Monsieur [K] [B] exercent en commun l'autorité parentale sur [P] [R] [B] né le [Date naissance 5] 2021 à [Localité 9] (Rhône) ;
 
RAPPELLE que l'exercice en commun de l'autorité parentale implique que les parents ont les mêmes droits et devoirs à l'égard de l'enfant et doivent notamment :
- prendre ensemble les décisions importantes concernant la santé, l'orientation scolaire, l'éducation religieuse et le changement de résidence de l'enfant,
- s'informer réciproquement, dans le souci d'une indispensable communication entre les parents, sur l'organisation de la vie de l'enfant (vie scolaire, sportive, culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
- permettre les échanges entre l'enfant et l'autre parent dans le respect de la vie de chacun ;
 
RAPPELLE que tout changement de résidence de l'un des parents dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent ; qu'en cas de désaccord le parent le plus diligent saisi le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant ;

FIXE la résidence de l'enfant au domicile de Madame [X] [W] ;

DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [K] [B] accueille l'enfant et à défaut d'un tel accord, fixe les modalités suivantes :

- en période scolaire : les fins de semaines paires, du samedi 10 heures au dimanche soir à 18 heures,

- pendant les petites vacances scolaires : la première moitié les années paires, la seconde moitié les années impaires,

- pendant les vacances scolaires d’été :
- les années paires : les premier et troisième quarts,
- les années impaires : les deuxième et quatrième quarts,

à charge pour le père d'aller chercher ou faire chercher l'enfant au domicile de l'autre parent et de l'y ramener ou faire ramener par une personne de confiance ;

DIT que le jour de la fête des mère, l'enfant sera au domicile de la mère et que le jour de la fête des pères, l'enfant sera au domicile du père ;
 
DIT que faute pour le parent d'être venu chercher l'enfant dans la première heure pour les fins de semaine, dans la première demi-journée pour les vacances, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil ;
 
DIT que les dates de vacances scolaires à prendre en considération sont celles de l'académie où demeurent l'enfant ;

DIT que le point de départ des vacances scolaires sera fixé au lendemain de la date officielle des vacances, à 10 heures ;
 
DIT que si la fin de semaine est précédée ou suivie d’un jour férié, celui-ci s’ajoute au droit d’hébergement ;
 
FIXE à 110 euros (cent dix euros) par mois la contribution que doit verser Monsieur [K] [B] toute l'année, d'avance et avant le 5 de chaque mois, à Madame [X] [W] pour contribuer à l'entretien et l'éducation de l'enfant [P] [R] [B] né le [Date naissance 5] 2021 à [Localité 9] (Rhône) ;

CONDAMNE Monsieur [K] [B] au paiement de ladite pension à compter de la présente décision ;
 
DIT qu'elle est due même au delà de la majorité de l’enfant tant que des études sont en cours et que la prise en charge incombe encore à l'autre parent ;
 
DIT que le créancier de la pension doit produire à l'autre parent tous justificatifs de la situation de l'enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année ;
 

INDEXE la contribution sur l'indice national de l'ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;

DIT que cette pension varie de plein droit chaque année à la date anniversaire de la présente décision en fonction des variations de l'indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par l'INSEE selon la formule suivante :
 
pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base
 
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;
 
RAPPELLE au débiteur de la contribution qu'il lui appartient de calculer et d'appliquer l'indexation et qu'il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr ; ou www.servicepublic.fr ;
 
RAPPELLE qu'en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :
 
1) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d'exécution suivantes :
* saisie-arrêt entre les mains d'un tiers,
* autres saisies,
* paiement direct entre les mains de l'employeur,
* recouvrement public par l'intermédiaire du procureur de la République,
 
2) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal : deux ans d'emprisonnement et 15000 € d'amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;
 
3) le parent créancier peut en obtenir le règlement forcé par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant  à sa caisse d’allocations familiales –CAF - ou [10],  afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois ;
 
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;
 
RAPPELLE que la contribution à l’entretien et l’éducation de l'enfant [P] [R] [B] né le [Date naissance 5] 2021 à [Localité 9] (Rhône) sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier ;
 
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l'enfant directement entre les mains du parent créancier ;
 
RAPPELLE que l’intermédiation financière des pensions alimentaires peut prendre fin sur demande de l'un des parents adressée directement à l’organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l'autre parent ;

DEBOUTE Madame [X] [W] de sa demande d'interdiction pour l'enfant mineur de quitter le territoire national sans l'autorisation des deux parents  ;
 
DEBOUTE les parties de toute autre demande plus ample ou contraire ;

DIT que chaque partie conserve la charge de ses propres dépens ;

RAPPELLE que les mesures portant sur l'autorité parentale et sur la contribution à l'entretien et l 'éducation de l'enfant sont exécutoires de droit à titre provisoire ;

RAPPELLE que, en exécution des dispositions de l'article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision est notifiée par les soins du greffe par lettre recommandée avec accusé de réception ;

RAPPELLE que, en cas d’échec de la notification par le greffe, soit si l'avis de réception n'a pas été signé par le destinataire ou par la personne présente à son domicile, le greffe informe les parties que, sauf écrit constatant leur acquiescement, il appartient à la partie la plus diligente de faire procéder à la signification de la présente décision par un commissaire de justice pour en faire courir les délais de recours ;

En foi de quoi le présent jugement a été signé par la juge aux affaires familiales et la greffière présente lors du prononcé par mise à disposition au greffe.

LA GREFFIERE                                                        LA JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

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