Ldata.fr
← Retour au corpus
Vérifier sur Judilibre ↗
tj Maintien de la mesure de rétention administrative source api

TJ 31555, 27 sept. 2025, RG 25/02402


Vérifier : TJ 31555, 27 sept. 2025, RG 25/02402 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
27/09/2025
Numéro
25/02402
Lieu / cour
tj31555
Chambre
J.L.D.
Type
other
Id
68dafbc3763c15057e59f30a

Texte de la décision

7,078 caractères

COUR D’APPEL DE [Localité 4]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULOUSE

Vice-président

ORDONNANCE PRISE EN APPLICATION DES DISPOSITIONS DU CODE D’ENTRÉE ET DE SÉJOUR DES ETRANGERS
(demande de 2ème prolongation)


N° de MINUTE N° RG 25/02402 - N° Portalis DBX4-W-B7J-UPDI

le 27 Septembre 2025

Nous, Caroline FROEHLICHER, Juge,vice-président désigné par le président du tribunal judiciaire de TOULOUSE, assistée de Emma JOUCLA, greffier ;

Statuant en audience publique ;

Vu les articles L742-1 à L742-3, L742-4, R743-1 à R743-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

Vu notre saisine par requête de M. LE PREFET DE LA HAUTE-GARONNE reçue le 26 Septembre 2025 à 10h41, concernant :

Monsieur X se disant [U] [W]
né le 06 Juillet 2004 à [Localité 3] (TUNISIE)
de nationalité Tunisienne

Vu la précédente ordonnance du Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent en date du 02 Septembre 2025 ordonnant la prolongation du maintien en rétention administrative de l’intéressé, confirmée par ordonnance de la cour d’appel de Toulouse en date d u 04 Septembre 2025 ;

Vu l’ensemble des pièces de la procédure ;

Monsieur le Préfet sus-désigné ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;

Le conseil de l’intéressé ayant été avisé de la date et de l’heure de l’audience ;

Attendu que l’intéressé et son conseil ont pu prendre connaissance de la requête et de ses pièces annexes ;


Ouï les observations du représentant de la Préfecture qui a sollicité la prolongation de la mesure de rétention administrative ;

Ouï les observations de l’intéressé ;

Ouï les observations de Me Stéphanie MOURA, avocat au barreau de TOULOUSE ;


SUR CE :

En vertu de l'article L 742-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, quand le délai prévu à l'article L 741-1 s'est écoulé et en cas d'urgence absolue ou de menace d'une particulière gravité pour l'ordre public, ou lorsque l'impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l'intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l'obstruction volontaire faite à son éloignement, le juge des libertés et de la détention est à nouveau saisi.

Le juge peut également être saisi lorsque, malgré les diligences de l'administration, la mesure d'éloignement n'a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé ou de l'absence de moyen de transport et qu'il est établi par l'autorité administrative compétente que l'une ou l'autre de ces circonstances doit intervenir à bref délai. Il peut également être saisi aux mêmes fins lorsque la délivrance des documents de voyage est intervenue trop tardivement, pour l'exécution de la mesure d'éloignement dans le délai de 28 jours mentionné au premier alinéa.

L'article L 741-3 du même code dispose qu'un étranger ne peut être maintenu en rétention administrative que pour le temps strictement nécessaire à son départ. L'administration doit exercer toute diligence à cet effet.

Il appartient au juge judiciaire d'apprécier concrètement au regard des données de chaque situation à la date où il statue, si la mesure de rétention et sa poursuite sont justifiées par des perspectives raisonnables de mise à exécution de la mesure d'éloignement, étant précisé que ces perspectives doivent s'entendre comme celles qui peuvent être réalisées dans le délai maximal de rétention applicable à l'intéressé soit 90 jours, la démonstration par l'administration d'un éloignement à bref délai n 'étant exigée que pour les 3ème et 4ème prolongation de la rétention.

Le Conseil de X se disant [U] [W] soutient une irrecevabilité de la requête aux motifs d'une absence de diligences en ce que le Consulat de TUNISIE a sollicité des documents en original (photos, relevés d'empreintes aux fins d'une reconnaissance éventuelle) par voie postale par mail du 17 septembre 2025 à 13h05 et que la preuve n'est pas rapportée de cet envoi.

Or, il ressort de la lecture des pièces versées qu'un courrier de la Préfecture en date du même jour et à destination du Consul de TUNISIE mentionne « je vous prie de trouver deux photos d'identité récentes ainsi que les empreintes » ; qu'il s'agit bien d'un courrier et non d'un mail, que ce courrier a été doublé d'un mail du même jour, toujours de la Préfecture, à 15h31 « je vous envoie par voie postale ce jour, les photos et les empreintes de X se disant [U] [W] ».

Ainsi, il y a lieu d'écarter la fin de non recevoir tirée de l'irrecevabilité de la demande, les diligences ont été correctement faites et il n'est pas de l'intérêt de la Préfecture de ne pas envoyer les courriers sollicités face à une autorité consulaire présente dans le suivi des dossiers.
Par ailleurs, les autorités consulaires ont été saisies le 26 août dernier d'une demande de délivrance d'un laissez passer après identification. Cette démarche vient de commencer et prend un certain temps dans la mesure où l'intéressé est connu sous quatre identités différentes.

Une relance a été faite les 15, 16 et 17 septembre dernier comme précédemment spécifié.

Aucune information ne permet d'affirmer avec certitude que l'éloignement de l'intéressé ne pourra avoir lieu avant l'expiration de la durée légale de la rétention, étant rappelé que les perspectives d'éloignement doivent s'entendre comme celles qui peuvent être réalisées dans le délai maximal de la rétention applicable à l'intéressé.

En conséquence, il conviendra de faire droit à la demande de prolongation de la mesure de rétention, l'exécution de la mesure d'éloignement devant intervenir dans un bref délai.

PAR CES MOTIFS :

Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire,

REJETONS la fin de non recevoir;

Prolongeons le placement de Monsieur X se disant [U] [W] dans les locaux du Centre de Rétention Administrative, ne dépendant pas de l’[1],

Disons que l’application de ces mesures prendra fin au plus tard à l’expiration d’un délai de TRENTE JOURS à compter de l’expiration du précédent délai de VINGT-SIX JOURS imparti par l’ordonnance prise le 02 Septembre 2025 par le Vice-président du Tribunal judiciaire territorialement compétent.

Le greffier
Le 27 Septembre 2025 à

Le Vice-président

Les parties soussignées ont reçu notification de la présente décision.
Disons avoir informé l’étranger des possibilités et des délais de recours contre toutes les décisions le concernant.
Rappelons que cette décision est susceptible d’appel dans un délai de 24 heures à compter de son prononcé par déclaration motivée transmise par tous moyens au greffe de la Cour d’appel de [Localité 4] (mail : [Courriel 2]) et de préférence par la plateforme sécurisée PLEX en l’absence de télécopieur disponible.

signature de l’intéressé

Préfecture avisée par mail

signature de l’avocat
avocat avisé par mail

signature de l’interprète

Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.