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TJ 33063, 24 nov. 2025, RG 25/01746


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Date
24/11/2025
Numéro
25/01746
Lieu / cour
tj33063
Chambre
REFERES 2ème Section
Type
other
Id
6947f99675782d5f0624bb3d

Texte de la décision

5,383 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE

DE [Localité 7]

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ

54G

Minute

N° RG 25/01746 - N° Portalis DBX6-W-B7J-2TSK

MI : 25/00000197

3 copies

ORDONNANCE COMMUNE

décision nativement numérique délivrée
le 24/11/2025
à Me Béatrice DEL CORTE
la SCP LATOURNERIE - MILON - CZAMANSKI - MAZILLE

COPIE délivrée
le 24/11/2025
à

2 copies au au service expertise

Rendue le VINGT QUATRE NOVEMBRE DEUX MIL VINGT CINQ

Après débats à l’audience publique du 20 octobre 2025,

Par mise à disposition au greffe, les parties ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l’article 450 du code de procédure civile.

Par Sandra HIGELIN, Vice-Présidente au tribunal judiciaire de BORDEAUX, assistée de Charlène PALISSE, Greffière.

DEMANDEUR

Monsieur [F] [V] [N]
né le 11 Octobre 1969 à [Localité 8]
demeurant :
[Adresse 3]
[Localité 4]

Représenté par Maître Béatrice DEL CORTE, avocat au barreau de BORDEAUX

DÉFENDEURS

Monsieur [V] [Z]
domicilié :
[Adresse 1]
[Localité 5]

Représenté par Maître Stéphane MILON de la SCP LATOURNERIE - MILON - CZAMANSKI - MAZILLE, avocat au barreau de BORDEAUX

La MUTUELLE DES ARCHITECTES FRANÇAIS ASSURANCES
ès qualité d’assureur de Monsieur [V] [Z], police N°133712/B
société d’assurance mutuelle à cotisations variables dont le siège social est :
[Adresse 2]
[Localité 6]

Prise en la personne de son(ses) représentant(s) légal(aux) domicilié(s) en cette qualité au dit siège

Défaillante

EXPOSÉ DU LITIGE

Par décision du 27 janvier 2025, le Juge des référés du Tribunal Judiciaire de Bordeaux a ordonné une expertise judiciaire portant sur divers désordres affectant les travaux de construction d’une maison sise [Adresse 3], à VILLENAVE D’ORNON et désigné [R] [Y] pour y procéder.

Suivant actes de commissaire de justice délivrés les 18 et 21 juillet 2025, Monsieur [F], [V] [N] a fait assigner Monsieur [V] [Z] et la MUTUELLE DES ARCHITECTES FRANCAIS ASSURANCES es qualité d’assureur de Monsieur [V] [Z] devant le Juge des référés du tribunal judiciaire de Bordeaux afin de leur voir étendre ces opérations d’expertise au visa de l’article 145 du Code de procédure civile.

Monsieur [V] [Z] a indiqué ne pas s’opposer à ce que les opérations d’expertise lui soient déclarées communes et opposables, sous toutes protestations et réserves d’usage.

Bien que régulièrement assignée, la MUTUELLE DES ARCHITECTES FRANCAIS ASSURANCES es qualité d’assureur de Monsieur [V] [Z] n’a pas constitué avocat.

Il y a dès lors lieu de statuer par décision réputée contradictoire.

MOTIFS DE LA DÉCISION

Selon l’article 145 du Code de procédure civile, s’il existe un motif légitime de conserver et d’établir avant tout procès la preuve des faits dont pourrait dépendre la solution d’un litige, des mesures d’instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, notamment en référé.

La mise en oeuvre de cette disposition suppose l’existence d’un litige dont l’objet et le fondement sont suffisamment caractérisés.

L’article 149 du Code de procédure civile dispose que le juge peut à tout moment accroître ou restreindre l’étendue des mesures prescrites.

En l’espèce, les pièces versées aux débats, et notamment l’avis du 27 juin 2025 de Madame [R] [Y] sollicitant l’appel en cause de Monsieur [V] [Z], laissent apparaître que la mise en cause de celui-ci et de son assureur la MUTUELLE DES ARCHITECTES FRANCAIS ASSURANCES, est nécessaire pour la poursuite des opérations d'expertise.

De ce fait, Monsieur [F], [V] [N] justifie d'un intérêt légitime à leur voir étendre les opérations d'expertise confiées à [R] [Y].

Sans que la présente décision ne comporte de préjugement quant aux responsabilités et garanties encourues, il convient de faire droit à la demande.

La présente décision n’entraîne pas de modification de la mission impartie à l’expert. Elle ne nécessite pas de consignation complémentaire, sous réserve de la demande que l’expert pourrait formuler.

À ce stade de la procédure, et alors que la question du fond reste entière, les dépens seront laissés à la charge de Monsieur [F], [V] [N], sauf à les inclure dans son éventuel préjudice global.

PAR CES MOTIFS

Le Juge des référés du Tribunal Judiciaire de Bordeaux, statuant par ordonnance réputée contradictoire, prononcée publiquement par mise à disposition au greffe, et susceptible d’appel ;

DIT que les opérations d'expertise confiées à [R] [Y] par ordonnance prononcée le 27 janvier 2025 par le Juge des référés du Tribunal Judiciaire de Bordeaux seront opposables à  Monsieur [V] [Z] et à la MUTUELLE DES ARCHITECTES FRANCAIS ASSURANCES es qualité d’assureur de Monsieur [V] [Z], qui seront tenus d’y participer ;

DIT que les opérations d'expertise seront reprises en présence de ces nouvelles parties, et qu'elles seront convoquées à toute réunion d’expertise ultérieure ;

DIT n’y avoir lieu à modifier la mission impartie à l’expert ;

DIT n’y avoir lieu en l’état à consignation complémentaire ;

DIT que la présente décision sera caduque dans l’hypothèse où l’expert aurait déjà déposé son rapport ;

DIT que Monsieur [F], [V] [N] conservera à sa charge les frais de la présente procédure, sauf à les inclure dans son éventuel préjudice global.

La présente décision a été signée par Sandra HIGELIN, Vice-Présidente, et par Charlène PALISSE, Greffière.

Le Greffier, Le Président,

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