Ldata.fr
← Retour au corpus
Vérifier sur Judilibre ↗
tj Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur source api

TJ 34172, 1 déc. 2025, RG 25/01431


Vérifier : TJ 34172, 1 déc. 2025, RG 25/01431 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
01/12/2025
Numéro
25/01431
Lieu / cour
tj34172
Chambre
Contentieux général Proxi
Type
other
Id
697b58b2cdc6046d471aca34

Texte de la décision

9,874 caractères

N°Minute:25/02462
N° RG 25/01431 - N° Portalis DBYB-W-B7J-PYXD

LE TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MONTPELLIER
[Adresse 7]

JUGEMENT DU 01 Décembre 2025

DEMANDEUR:

Syndicat des copropriétaires de LA RESIDENCE MAS DREVON ayant pour syndic la SAS FDI SERVICES IMMOBILIERS, dont le siège social est sis [Adresse 1]

représentée par Me Eve TRONEL PEYROZ, avocat au barreau de MONTPELLIER

DEFENDEURS:

Monsieur [Z] [U]
né le 24 Juin 1970 à [Localité 5] (SERBIE, EX-YOUGOSLAVIE), demeurant [Adresse 4]

non comparant, ni représenté

Madame [Y] [U], demeurant [Adresse 4]

non comparante, ni représentée

COMPOSITION DU TRIBUNAL

Président : Delphine BRUNEAU, Juge au Tribunal Judiciaire de Montpellier
Greffier : Stéphanie LE CALVE

DEBATS:

Audience publique du : 06 Octobre 2025
Affaire mise en deliberé au 01 Décembre 2025

JUGEMENT :

Rendu par mise à disposition de la décision au greffe le 01 Décembre 2025 par
Delphine BRUNEAU, Président
assistée de Stéphanie LE CALVE, greffier

Copie exécutoire délivrée à : Me Eve TRONEL PEYROZ

Le

EXPOSE DU LITIGE

Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] sont propriétaires des lots n°42 et 54 au sein de la copropriété de la résidence [Adresse 6], située [Adresse 2].
 
Par acte de commissaire de justice en date du 29 avril 2025, le Syndicat des copropriétaires de l'immeuble, pris en la personne de son syndic, a fait assigner Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] devant le Tribunal judiciaire de Montpellier aux fins de :
- les condamner solidairement au paiement de la somme de 2910,03 € au titre des charges avec intérêts au taux légal à compter du 9 octobre 2024,
- les condamner au paiement de la somme de 1104 € au titre de l’article 700 du Code de procédure civile, outre la somme de 1200 € à titre de dommages et intérêts,
- dire et juger que dans l’hypothèse où à défaut de règlement spontané des condamnations prononcées dans le présent jugement, l’exécution forcée devra être réalisée par l’intermédiaire d’un huissier, le montant des sommes retenues par cet huissier, par application de l’article A 444-32 du Code de commerce devra être supporté par les débiteurs en sus de l’application de l’article 700 du Code de procédure civile,
- les condamner aux dépens,
- dire n’y avoir lieu à écarter l’exécution provisoire de la décision à intervenir.

A l’audience du 6 octobre 2025, le Syndicat des copropriétaires, représenté par son conseil, a maintenu les termes de son exploit introductif d’instance auquel il convient de se référer pour un ample exposé des moyens conformément à l’article 455 du Code de procédure civile.

A cette audience, Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] n’ont pas comparu, ni n’ont été représentés.

La décision a été mise en délibéré au 1er décembre 2025.

MOTIFS DE LA DECISION

Aux termes de l’article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable et bien fondée.

Sur les charges de copropriété

En application de l'article 10 de la loi du 10 juillet 1965 telle que modifiée, les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d'équipement commun en fonction de l'utilité que ces services et éléments présentent à l'égard de chaque lot et aux charges relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots.

 
L'approbation des comptes du syndic par l'assemblée générale rend certaine, liquide et exigible la créance du syndicat des copropriétaires relative à chaque quote-part de charges. Le copropriétaire, qui n'a pas contesté dans les délais prévus à l'article 42 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1965 la décision de l'assemblée générale ayant approuvé les comptes, n'est pas fondé à refuser de payer les sommes qui lui sont réclamées.
 
En l'espèce, le syndicat des copropriétaires verse aux débats :
 - le relevé de propriété,
- les appels de charges et travaux,
- les relevés individuels de charges,
- les procès-verbaux des assemblées générales en date du 19 décembre 2023 et du 17 décembre 2024, portant approbation des comptes de l'exercice écoulé, du budget prévisionnel de l'exercice suivant et adoption de travaux,
- le décompte de la créance pour la période du 1er janvier 2024 au 1er avril 2025,
- les mises en demeure du 9 octobre 2024 et du 3 janvier 2025,
- le contrat de syndic.
 
Il ressort de ces documents que Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] restent devoir la somme de 2856,03 euros à titre de charges de copropriété suivant arrêté du compte au 1er avril 2025, comprenant les appels de charges du 2ème trimestre 2025 inclus.
 
Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] seront donc condamnés solidairement à payer cette somme avec intérêts au taux légal à compter de l’assignation.
 
Sur les frais de recouvrement
 
Aux termes de l'article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965 modifiée, en sa rédaction issue de la loi n°2006-872 du 13 juillet 2006, sont imputables au seul copropriétaire concerné les frais nécessaires exposés par le syndicat, notamment les frais de mise en demeure, de relance et de prise d'hypothèque à compter de la mise en demeure, pour le recouvrement d'une créance justifiée à l'encontre d'un copropriétaire ainsi que les droits et émoluments des actes des huissiers de justice.
 
            - sur les frais de mise en demeure et lettre de relance :
 
Il a été produit la mise en demeure du 9 octobre 2024.
 
Ces frais sont justifiés et constituent des frais nécessaires au sens du texte précité. La demande en paiement au titre des frais de mise en demeure, sera par conséquent accueillie à hauteur des coûts prévus par le contrat de syndic, soit la somme de 54 €.

Sur les dommages et intérêts
 
Aux termes de l’article 1231-6 du Code civil, le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, pour obtenir des dommages et intérêts distincts des intérêts moratoires de la créance.

Le Syndicat des copropriétaires, pris en la personne de son syndic, ne justifie pas d'un préjudice distinct du retard dans le paiement déjà indemnisé par l'octroi d'intérêts moratoires. Il sera donc débouté de sa demande en paiement de dommages et intérêts.

Sur les demandes accessoires  

Sur les dépens

Aux termes de l'article 696 du code de procédure civile, la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n'en mette la totalité ou une fraction à la charge d'une autre partie.

Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U], partie perdante, seront condamnés in solidum aux dépens.

Sur l’article 700 du Code de procédure civile

En application de l'article 700 du code de procédure civile, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer :
1° A l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens ;
2° Et, le cas échéant, à l'avocat du bénéficiaire de l'aide juridictionnelle partielle ou totale une somme au titre des honoraires et frais, non compris dans les dépens, que le bénéficiaire de l'aide aurait exposés s'il n'avait pas eu cette aide. Dans ce cas, il est procédé comme il est dit aux alinéas 3 et 4 de l'article 37 de la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991.
Dans tous les cas, le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à ces condamnations. Néanmoins, s'il alloue une somme au titre du 2° du présent article, celle-ci ne peut être inférieure à la part contributive de l'Etat.

Condamnés aux dépens, Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] devront verser in solidum au Syndicat des copropriétaires, pris en la personne de son syndic, une somme qu’il est équitable de fixer à 400 euros, sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile.

Sur l’exécution provisoire

Aux termes de l'article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.

Il convient de rappeler que l'exécution provisoire est de droit.

PAR CES MOTIFS Le Tribunal, statuant publiquement, par jugement rendu par défaut et en dernier ressort, par mise à disposition au greffe,

 
CONDAMNE solidairement Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] à payer au syndicat des copropriétaires de l'immeuble MAS DREVON, situé [Adresse 2], pris en la personne de son syndic, la somme de 2856,03 € au titre des charges de copropriété pour la période du 1er janvier 2024 au 1er avril 2025, appel du 2ème trimestre 2025 inclus, et ce, avec intérêts au taux légal à compter de l’assignation ;

CONDAMNE solidairement Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] à payer au syndicat des copropriétaires de l'immeuble [Adresse 6], situé [Adresse 2], pris en la personne de son syndic, la somme de 54 euros au titre des frais de recouvrement ;  

DEBOUTE le syndicat des copropriétaires de l'immeuble MAS [Adresse 3], situé [Adresse 2], pris en la personne de son syndic, de sa demande de dommages et intérêts ;

CONDAMNE in solidum Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] à payer au syndicat des copropriétaires de l'immeuble [Adresse 6], situé [Adresse 2], pris en la personne de son syndic, la somme de 400 euros au titre de l'article 700 du code de procédure civile ;

CONDAMNE in solidum Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] aux dépens ;

DIT que s’il devait être exposé des frais pour l’exécution de la décision, ils seraient à la charge de Monsieur [Z] [U] et Madame [Y] [U] ;
 
RAPPELLE que l'exécution provisoire est de droit.
 

La Greffière, La Juge,

Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.