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TJ 75056, 27 janv. 2026, RG 26/00188


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Date
27/01/2026
Numéro
26/00188
Lieu / cour
tj75056
Chambre
PCP JCP référé
Type
other
Id
69846187cdc6046d47ff6ad8

Texte de la décision

4,280 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE PARIS
PARVIS DU TRIBUNAL DE PARIS
[Localité 4]

téléphone : [XXXXXXXX01]
télécopie : 01 87 27 95 98
mail : [Courriel 5]

Références à rappeler
N° RG 26/00188
N° Portalis 352J-W-B7K-DBXTL
Pôle civil de proximité

Numéro de minute : 2/2026

DEMANDERESSE:
Madame [Z] [F]

DEFENDERESSE:
La S.A. AXIMO

Copie conforme délivrée
le : 27/01/2025
à : Madame [Z] [F]
LA S.A. AXIMO

ORDONNANCE DU 27 JANVIER 2026
CONSTATANT LA CADUCITÉ D'OFFICE DE LA CITATION DU 08 JANVIER 2026

DANS L'AFFAIRE OPPOSANT :

Madame [Z] [F], demeurant [Adresse 3]
représentée par Maitre Imen AKKARI PUYBARET, avocat au barreau de TOURS,

à

La S.A. AXIMO, dont le siège social est sis [Adresse 2]
non comparante,

Aux termes de l’article 754 du code de procédure civile, la juridiction est saisie, à la diligence de l’une ou l’autre des parties, par la remise au greffe d’une copie de l’assignation.

Sous réserve que la date de l’audience soit communiquée plus de quinze jours à l’avance, la remise doit être effectuée au moins quinze jours avant cette date.

La remise doit avoir lieu dans les délais prévus aux alinéas précédents sous peine de caducité de l’assignation constatée d’office par ordonnance du juge, ou, à défaut, à la requête d’une partie.

En l’espèce, par acte de commissaire de justice en date du 22 mai 2025, reçu au greffe le 28 mai suivant, Monsieur [B] [V] a assigné La S.A. AXIMO, devant le juge des contentieux de la protection, statuant en référé, pour l'audience du 27 janvier 2026.

Selon les articles 640 et 641 du code de procédure civile, lorsqu’un acte ou une formalité doit être accompli avant l’expiration d’un délai, celui-ci a pour origine la date de l’acte, de l’événement, de la décision ou de la notification qui le fait courir. Lorsqu’un délai est exprimé en jours, celui de l’acte, de l’événement, de la décision ou de la notification qui le fait courir ne compte pas.

Pour le calcul de ce qui est communément appelé un délai à rebours qui remonte dans le temps, soit un délai calculé à partir d’un événement futur, comme le délai de placement d’une assignation, il faut exclure comme précisé ci-dessus le jour de l’événement, c’est-à-dire le jour de l’audience, en l’espèce le 27 janvier 2026, et compter le nombre de jours à partir de la veille de l’événement, en l’espèce le 26 janvier 2026, et c’est le jour suivant le dernier jour du délai (en comptant à rebours), soit le 11 janvier 2026, qui constitue le dernier jour dans lequel la diligence peut être accomplie utilement (cf. Arrêt de la Cour de cassation, chambre commerciale du 14 mars 2018-n°16-26.996) sachant d’un dimanche, le dernier sera le vendredi précédent soit le 09 janvier 2026.

En conséquence, la partie demanderesse pouvait placer son assignation au plus tard le 09 janvier 2026, or elle l’a placée le 12 janvier 2026, ce dont atteste le tampon apposé par le Service d’Accueil du Justiciable (SAUJ) du tribunal à cette date sur le second original, et ce que leur conseil n’a pas contesté à l’audience de ce jour.

La copie de l'assignation ayant été remise moins de quinze jours avant la date de l'audience, la caducité de l'assignation doit être constatée.

Le constat d’office par le juge de la caducité de l’assignation sécurise la procédure dans la mesure où le défaut d’enrôlement de l’assignation dans les délais impartis en première instance peut être relevé pour la première fois devant la cour d’appel et ce, alors même qu’aucune des parties n’a soulevé devant le premier juge le moyen tiré de la caducité.
(cf. Arrêt de la Cour de cassation, Civ. 1ère, 10 octobre 1995-n°93-20.701). Or, la caducité emporte des conséquences procédurales graves en ce que d’une part, elle entraîne l’extinction de l’instance, peu important à cet égard que la tardiveté de la remise de l’assignation n’ait pas nui aux droits de la défense, et d’autre part, n’interrompt pas le cours de la prescription.

PAR CES MOTIFS,

Statuant en audience publique :

Déclarons la citation caduque ;

Constatons l'extinction de l'instance dont les dépens resteront à la charge de la partie demanderesse ;

Ainsi jugé et prononcé en audience publique le 27 janvier 2026 par Frédéric GICQUEL, juge, assistée de Delphine VANHOVE, greffière.

La greffière, Le président

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