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T. com. 1301, 19 févr. 2026, n° 2026001672


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Date
19/02/2026
Numéro
2026001672
Lieu / cour
1301
Chambre
CHAMBRE DU CONSEIL (OUVERTURES)
Id
69bee6c9cdc6046d4778a63d

Texte de la décision

5,690 caractères

REPUBLIQUE FRANCAISE - AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS

TRIBUNAL DE COMMERCE D'AIX-EN-PROVENCE

Jugement d'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire sur demande d'ouverture du 19/02/2026 Rôle n° 2026 001672

Prononcé par sa mise à disposition au greffe le 19/02/2026 (article 450 C.P.C.)

Composition du tribunal lors de l'audience du 19/02/2026

PRESIDENT
: Madame Nicole PARENTI

JUGES : Monsieur Eric LAURENT
Monsieur Mohamed MAMOURI
GREFFIER : Madame Marion KINDRAICH

CENTRALE DE CONTROLE DU BATIMENT 13 (SARL)

[Adresse 1] comparant par monsieur [L] [U] et monsieur [S] [D], co-gérants

La société CENTRALE DE CONTROLE DU BATIMENT 13 (SARL) est immatriculée au registre du commerce et des sociétés d'Aix-en-Provence sous le numéro 889 827 275 et a pour activité : « traitement des charpentes isolation thermique traitement des tuiles traitement et assèchement des murs travaux de toitures traitement de façades travaux isolation travaux de maçonnerie ».

Le débiteur exerce une activité commerciale et a son siège social dans le ressort juridictionnel de ce tribunal.

A la date du 11/02/2026, la société CENTRALE DE CONTROLE DU BATIMENT 13 (SARL) a déposé une demande d'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire conformément aux articles L.640-1 et suivants du code de commerce.

Le ministère public a été avisé de la procédure.

A l'audience, les deux co-gérants indique avoir racheté la société en 2022, avec beaucoup d'employés. A la suite du rachat, ces derniers ont rencontrés des problèmes avec les salariés notamment. De plus, du matériel nécessaire à la poursuite de l'activité s'est cassé, ne pouvant être réparé.

Les co-gérant font état d'un chiffre d'affaires, pour l'année 2025, d'un montant d'environ 325.000,00 euros, le bilan n'ayant pas été reçu à ce jour. Le passif s'élève quant à lui à la somme de 44.000,00 euros environ.

Il reste aujourd'hui 4 salariés dans l'entreprise, qui n'ont pas été payés pour le mois de janvier 2026 et qui ne seront pas payés au mois de février 2026.

Ils terminent en sollicitant l'ouverture d'une procédure de liquidation judiciaire.

Il résulte des informations recueillies par le tribunal lors de l'audience du 19/02/2026 ainsi que des pièces produites, que la société CENTRALE DE CONTROLE DU BATIMENT 13 (SARL) se trouve dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible et se trouve ainsi en état de cessation des paiements.

Il ressort de la demande d'ouverture et des explications fournies en chambre du conseil que le redressement est manifestement impossible, qu'il y a donc lieu d'ouvrir à son encontre une procédure de liquidation judiciaire, prévue par les articles L.640-1 et suivants du code de commerce.

Le tribunal, ne disposant pas des éléments lui permettant de vérifier si les conditions mentionnées au ler alinéa des articles L.641-2 et D.641-10 du code de commerce sont réunies, dira qu'il ne peut être fait application de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée.

Par ces motifs,

Le tribunal, après en avoir délibéré conformément à la loi, statuant publiquement, par jugement contradictoire et rendu en premier ressort,

Constate l'état de cessation des paiements de la société CENTRALE DE CONTROLE DU BATIMENT 13 (SARL),

Constate que le redressement judiciaire est manifestement impossible,

Constate que les conditions d'ouverture de la procédure de liquidation judiciaire simplifiée sont réunies,

Ouvre une procédure de liquidation judiciaire suivant les dispositions des articles L.640-1 et suivants du code de commerce à l'encontre de la société CENTRALE DE CONTROLE DU BATIMENT 13 (SARL),

Désigne en qualité de :

Juge commissaire : Monsieur Patrice AUZET

Juge commissaire suppléant : Monsieur [V] [Q]

Liquidateur : SCP BR ASSOCIES prise en la personne de Maître [T] [H] - [Adresse 2]

Commissaire de justice : la SELARL [N] [R] et [C] [K] - [Adresse 3], prise en la personne de l'un de ses associés pour réaliser l'inventaire, en application de l'article L.622-6 du code de commerce,

Invite le débiteur à réunir dans les dix jours du présent jugement, le comité social et économique pour qu'il désigne parmi les salariés un représentant dans les conditions prévues à l'article L.621-4 du code de commerce,

Dit que le procès-verbal de désignation du représentant des salariés ou le procès-verbal de carence devra être déposé sans délai au greffe du tribunal de commerce,

Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 05/01/2026,

Fixe à 12 mois le délai au terme duquel la clôture de la procédure sera examinée en application de l'article L.643-9 et R.643-17 du code de commerce, le débiteur ne l'ayant pas expressément demandée,

Dit, en conséquence, que le débiteur devra comparaître à l'audience de chambre du conseil du 04/12/2026 à 9 heures, pour qu'il soit statué sur la clôture de la procédure, au vu des rapports respectifs du liquidateur et du juge-commissaire,

Fixe à 12 mois à compter du terme du délai imparti aux créanciers pour déclarer leurs créances, le délai dans lequel le mandataire judiciaire devra établir la liste des créances déclarées et la transmettre au juge commissaire,

Ordonne la signification du présent jugement au débiteur selon les dispositions de l'article R.641-6 du code de commerce et sa convocation par acte d'huissier de justice à l'audience précitée, en vertu de l'article R.643-17 du même code,

Dit que le greffier procédera à toutes les formalités prescrites en cette matière et que la publicité du présent jugement sera effectuée nonobstant toute voie de recours.

Ordonne l'emploi des dépens en frais privilégiés de la procédure.

Le président Madame Nicole PARENTI

Le greffier.

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