Ldata.fr
← Retour au corpus
Vérifier sur Judilibre ↗
tj Fait droit à une partie des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur source api

TJ 67482, 16 févr. 2026, RG 25/01565


Vérifier : TJ 67482, 16 févr. 2026, RG 25/01565 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
16/02/2026
Numéro
25/01565
Lieu / cour
tj67482
Chambre
11ème civ. S2
Type
other
Id
69dd6498cdc6046d4722573d

Texte de la décision

6,500 caractères

N° RG 25/01565 - N° Portalis DB2E-W-B7J-OA3T

TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 1]
11ème Chambre Civile, Commerciale
et des Contentieux de la Protection
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 2]

11ème civ. S2

N° RG 25/01565 -
N° Portalis DB2E-W-B7J-OA3T

Minute n°

☐ Copie exec. à :
Me Catherine SCHULTZ-MARTIN

☐ Copie c.c à la Préfecture

Le

Le Greffier

Me Catherine SCHULTZ-MARTIN

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

ORDONNANCE DU 16 FEVRIER 2026

PARTIE REQUÉRANTE :

S.A. [Adresse 3], S.A.E.M.L
[Adresse 4]
[Localité 3]
représentée par Me Catherine SCHULTZ-MARTIN, avocat au barreau de STRASBOURG, avocat plaidant, vestiaire : 183

PARTIE REQUISE :

Madame [V] [H]
Monsieur [O] [H]
Domiciliés ensemble [Adresse 5]
[Localité 4]
non comparants, non représentés

OBJET : Baux d’habitation - Demande en paiement des loyers et des charges et/ou tendant à faire prononcer ou constater la résiliation pour défaut de paiement ou défaut d’assurance et ordonner l’expulsion

COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Laurent DUCHEMIN, Magistrat à titre temporaire statuant en qualité de Juge des Contentieux de la Protection
Virginie HOPP, Greffière

DÉBATS :
A l'audience publique du 16 Janvier 2026 à l’issue de laquelle le Président, Laurent DUCHEMIN, Magistrat à titre temporaire statuant en qualité de Juge des Contentieux de la Protection, a avisé les parties que l’ordonnance serait prononcée par mise à disposition au greffe à la date du 16 Février 2026.

ORDONNANCE:
Réputé contradictoire en Premier ressort,
Rendue par mise à disposition au greffe,
Signée par Laurent DUCHEMIN, Magistrat à titre temporaire statuant en qualité de Juge des Contentieux de la Protection et par Virginie HOPP, Greffière
RAPPEL DES FAITS

Par contrat de location du 3 juillet 2020 ayant pris effet le 7 juillet 2020, la S.A.E.M.L. HABITATION MODERNE a donné à bail à M. [O] [H] et Mme [V] [H] pour une durée de 6 ans un logement à usage d’habitation de type 3 n° 01 01 0835 01 0008, 2ème étage, sis [Adresse 6] pour un loyer mensuel de 304,81 € outre les provisions mensuelles pour charges de 152,50 €.

Des loyers étant demeurés impayés, la S.A.E.M.L. [Adresse 3] a fait signifier à M. [O] [H] et Mme [V] [H] un commandement de payer visant la clause résolutoire le 22 juillet 2025 pour la somme en principal de 1 567,92 €.
Ce commandement de payer a été signalé par le commissaire de justice instrumentaire à la commission de coordination des actions de prévention des expulsions du Bas-Rhin laquelle lui en a accusé réception le 29 juillet 2025.

Puis elle a fait assigner à l’audience du 16 janvier 2026, M. [O] [H] et Mme [V] [H] en référé devant le juge des contentieux de la protection du Tribunal de judiciaire de STRASBOURG par acte de commissaire de justice du 10 novembre 2025 pour obtenir la résiliation du contrat, l'expulsion et la condamnation au paiement.

Le président a constaté la carence des locataires à l’établissement du diagnostic social et financier.

La S.A.E.M.L. HABITATION MODERNE, représentée par son conseil, au soutien de son acte introductif d’instance indique que la partie défenderesse a pratiquement soldé sa dette, il reste dû 1,20 €. Elle abandonne ses demandes principales et limite sa demande aux frais et dépens de la procédure et à sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile.

M. [O] [H] et Mme [V] [H] n’ont pas comparu ni ne se sont faits représenter bien que régulièrement assignés par acte déposé à l’étude du commissaire de justice.

Les débats clos, l’affaire a été mise en délibéré par mise à disposition au greffe et la décision rendue ce jour.

MOTIFS DE LA DÉCISION

1. SUR L’ABANDON PARTIEL DES PRÉTENTIONS AU TITRE DES DEMANDES PRINCIPALES

En l’espèce, il convient conformément à la demande du bailleur de constater qu’il abandonne ses prétentions principales en constatation de l’acquisition de la clause résolutoire du contrat de location, de condamnation à expulsion et à paiement des arriérés locatifs et accessoires et d’une indemnité d’occupation maintenant ses seules demandes au titre des dépens et portant sur l’indemnité au titre de l'article 700 du code de procédure civile étant ci observé que le solde du compte locatif n’est pas débiteur mais créditeur pour 1,20 € au 12 janvier 2026.

2. SUR LES DEMANDES ACCESSOIRES :

L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.

En l’espèce, M. [O] [H] et Mme [V] [H], ont contraint leur bailleur à agir en justice, n’ayant soldé leur dette que postérieurement à l’engagement de la procédure.

Ils supporteront donc in solidum la charge des dépens lesquels comprendront le coût du commandement de payer.

Conformément aux dispositions de l'article 700 du code de procédure civile, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée et il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation.

En l'espèce, l’équité justifie de ne pas prononcer de condamnation sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.

La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l'article 514 du code de procédure civile.

PAR CES MOTIFS

Le juge des contentieux de la protection du Tribunal judiciaire statuant en référé par mise à disposition au greffe, par ordonnance réputée contradictoire et en dernier ressort,

DONNE ACTE à la S.A.E.M.L. [Adresse 3] de ce qu’elle ne soutient plus ses demandes principales en constatation de l’acquisition de la clause résolutoire du contrat de location, de condamnation à expulsion et à paiement des arriérés locatifs et accessoires et d’une indemnité d’occupation ;

CONDAMNE in solidum M. [O] [H] et Mme [V] [H] aux dépens lesquels comprendront le coût du commandement de payer du 22 juillet 2025 ;

DÉBOUTE la S.A.E.M.L. HABITATION MODERNE de sa demande au titre de l’article 700 du code de procédure civile ;

RAPPELLE que la présente ordonnance est de plein droit exécutoire à titre provisoire.

Ainsi jugé et prononcé les jour, mois et an susdits par la mise à disposition de la décision au greffe.

La greffière Le Juge

Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.