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T. com. 8401, 23 juill. 2025, n° 2025002079


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Date
23/07/2025
Numéro
2025002079
Lieu / cour
8401
Chambre
Audience quatrième chambre (procédures collectives)
Id
69e4a5b6cdc6046d47c6e214

Texte de la décision

5,032 caractères

Tribunal des activités économiques d'Avignon Quatrième chambre Au nom du peuple français

Jugement du 23/07/2025

Numéro d'inscription au répertoire général : 2025 002079

Débiteur(s): M&M (SARL) [Adresse 1]

Représentant(s) : Me Stéphanie PRUDHOMME/AVIGNON

Composition du tribunal lors des débats et du délibéré :

Président :
Philippe LESAFFRE

Juges : Sylvain DEKONINK
Simon REBOULET

Greffier lors des débats : Noémie ZEITOUN

Ministère public auquel le dossier a été communiqué - Ministère public absent

Représenté par :

M. Stanislas VALLAT, procureur de la République adjoint,

Débats à l'audience de chambre du conseil du 09/07/2025

Suivant jugement du 03/01/2024, le tribunal des activités économiques d'Avignon a ouvert une procédure de redressement judiciaire au bénéfice de M&M (SARL) et a désigné SELARL ETUDE BALINCOURT représentée par Me [N] [C] et Me [G] [W] en qualité de mandataire judiciaire.

La date de cessation des paiements de l'entreprise a été fixée provisoirement au 14/11/2023.

Conformément à l'article L631-15 I du code de commerce, l'affaire a été appelée à l'issue d'un délai de deux mois suivant le jugement d'ouverture en vue de vérifier les conditions de la poursuite d'activité.

La débitrice s'est présentée en audience et a demandé l'arrêt de l'activité et, une liquidation judiciaire.

Le mandataire judiciaire ne s'oppose pas à cette demande, s'associe à celle-ci.

Le ministère public et le juge-commissaire n'ont émis aucun avis défavorable à la demande. Le rapport du juge-commissaire a été soumis contradictoirement.

SUR CE, LE TRIBUNAL

Aux termes de l'article L. 631-15 II alinéa 1 du code de commerce :

« A tout moment de la période d'observation, le tribunal, à la demande du débiteur, de l'administrateur, du mandataire judiciaire, d'un contrôleur, du ministère public ou d'office, peut ordonner la cessation partielle de l'activité ou prononce la liquidation judiciaire si le redressement est manifestement impossible ».

La notion de « redressement manifestement impossible » est soumise à l'appréciation souveraine des juges du fond.

Il ressort des débats et des éléments fournis au tribunal que M&M (SARL) ne dispose pas de capacités de financement suffisantes pour assurer son redressement. En effet, la dirigeante assistée de son conseil indique que l'activité est en baisse, et sollicite la liquidation judiciaire.

Le débiteur est donc manifestement dans l'impossibilité de présenter un plan d'apurement de son passif.

Il convient en conséquence de convertir la procédure de redressement judiciaire en liquidation judiciaire.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, après en avoir délibéré, statuant contradictoirement et en premier ressort, assisté du greffier,

Vu l'article L. 631-15 II du code de commerce,

Constate que le redressement est manifestement impossible.

Met fin à la période d'observation et prononce la liquidation judiciaire de :

M&M (SARL) [Adresse 1] Entretien et réparation de véhicules automobiles légers

Maintient la date de cessation des paiements initialement fixée le 14/11/2023.

Maintient les organes de la procédure étant précisé que le mandataire judiciaire devient désormais liquidateur.

Rappelle qu'en application de l'article L. 641-9 II du code de commerce, lorsque le débiteur est une personne morale, les dirigeants sociaux en fonction lors du prononcé du jugement de liquidation judiciaire le demeurent, sauf disposition contraire des statuts ou décision de l'assemblée générale. En cas de nécessité, un mandataire peut être désigné en leur lieu et place par ordonnance du président du tribunal sur requête de tout intéressé, du liquidateur ou du ministère public. Le siège social est réputé fixé au domicile du représentant légal de l'entre prise ou du mandataire désigné.

Invite en conséquence les dirigeants sociaux ou le cas échéant le débiteur, ou à défaut le liquidateur s'il en a connaissance, à signaler au greffe tout changement d'adresse ou de situation personnelle.

Rappelle que lorsque le débiteur est une personne physique, il ne peut exercer, au cours de la liquidation judiciaire, aucune des activités mentionnées au premier alinéa de l'article L. 640-2 du code de commerce.

Fixe à 10 mois le délai au terme duquel la clôture de la procédure devra être examinée.

Convoque en conséquence le débiteur, en présence du liquidateur, à l'audience qui sera tenue par le tribunal, en chambre du conseil, le 05/01/2026 à 15:00, aux fins de clôture de la procédure, sauf prorogation par décision motivée.

Dit que la signification de la présente décision vaudra convocation à ladite audience de clôture.

Ordonne les mesures de publicités conformément au livre VI du code de commerce.

Constate le caractère exécutoire de plein droit de la présente décision.

La présente décision a été signée sur l'original conservé au greffe en minute conformément à l'article 456 du code de procédure civile et prononcée par mise à disposition au greffe en application de l'article 453 du code de procédure civile, aux lieu et date susdits.

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