TJ 56121, 12 juin 2026, RG 26/00198
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Texte de la décision
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LORIENT
JUGEMENT DU 12 JUIN 2026
N° du jugement :
26/
N° d’inscription au
répertoire général :
N° RG 26/00198 - N° Portalis DBZH-W-B7K-C6AQW
[C] [R] épouse [X]
C/
[M] [X]
- divorce -
IFPA
le 12/06/2026
Copie executoire par LRAR à :
[C] [R]
[M] [X]
Ccc à
Me Alberto HERNANDEZ LLARENA,
Me Laurence QUELVEN
ENTRE :
Madame [C] [R] épouse [X]
née le [Date naissance 1] 1986 à [Localité 1] (78)
demeurant [Adresse 1]
représentée par Me Laurence QUELVEN, avocat au barreau de LORIENT, avocat plaidant
Demanderesse,
ET :
Monsieur [M] [X]
né le [Date naissance 2] 1984 à [Localité 1] (78)
demeurant [Adresse 2]
représenté par Me Alberto HERNANDEZ LLARENA, avocat au barreau de LORIENT, avocat plaidant
Défendeur,
JUGEMENT : rendu par Madame BAUDON, Juge au Tribunal judiciaire de LORIENT, délégué aux Affaires Familiales
GREFFIER : Madame CHARRIER
DÉBATS : en Chambre du Conseil du 10 Avril 2026
JUGEMENT : Contradictoire, en premier ressort, par mise à disposition le 12 Juin 2026.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS,
Aurélie Baudon, juge aux affaires familiales, assistée de Julie Charrier, greffière, statuant publiquement après débats en chambre du conseil, par jugement contradictoire, susceptible d’appel, prononcé par mise à disposition au greffe,
Vu l’assignation en divorce du 26 janvier 2026 ;
DEBOUTE Mme [R] de sa demande tendant à voir écarter des débats la pièce n° 2 communiquée par M. [X];
PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce des époux :
Mme [C] [R]
née le [Date naissance 3] 1986 à [Localité 1] (Yvelines)
et
M. [M] [X]
né le [Date naissance 2] 1984 à [Localité 1] (Yvelines)
dont le mariage a été célébré le [Date mariage 1] 2017 à [Localité 2] (Côtes d'Armor) ;
ORDONNE la mention, la transcription et la publicité du dispositif de cette décision en marge des actes de l’état civil des époux et de leur acte de leur mariage, si ceux-ci sont détenus par un officier de l’État civil français ;
SUR LES CONSEQUENCES DU DIVORCE RELATIVES AUX EPOUX
FIXE au 10 juillet 2024 la date à laquelle le divorce prendra effet dans les rapports entre époux en ce qui concerne leurs biens ;
RAPPELLE que chacun des époux perd l’usage du nom de son conjoint ;
RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux, qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux, et des dispositions à cause de mort, accordés par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;
RAPPELLE qu’il revient aux parties de procéder à l’amiable aux opérations de compte, liquidation et partage de leur régime matrimonial, au besoin en s’adressant au notaire de leur choix et, en cas de litige, de saisir le juge aux affaires familiales ;
DONNE ACTE aux époux de leur accord sur l’attribution à Mme [R] de la propriété du véhicule Renault Clio immatriculé [Immatriculation 1] ;
FIXE à la somme de 14 000 euros la prestation compensatoire en capital due par M. [X] à Mme [R] ;
CONDAMNE en tant que de besoin M. [X] à payer cette somme à Mme [R] ;
SUR LES CONSEQUENCES DU DIVORCE RELATIVES AUX ENFANTS
RAPPELLE que Mme [R] et M. [X] exercent en commun l’autorité parentale sur les enfants [W] [R] [X] et [J] [R] [X] ;
RAPPELLE que l’exercice conjoint de l’autorité parentale signifie que les parents doivent :
- prendre ensemble les décisions importantes concernant chaque enfant, notamment en ce qui concerne sa santé, sa scolarité, son éducation religieuse et culturelle et son changement de résidence,
- s’informer réciproquement, en se rappelant le caractère indispensable de la communication entre parents sur l’organisation de la vie de chaque enfant (vie scolaire, sportive et culturelle, traitements médicaux, loisirs, vacances…),
- permettre la libre communication de chaque enfant avec l’autre parent, respecter le cadre de vie de chacun, le rôle et la place de l’autre parent,
FIXE la résidence des enfants [W] [R] [X] et [J] [R] [X] au domicile de la mère, Mme [R];
DIT qu’à défaut de meilleur accord, le père exercera son droit de visite et d’hébergement à l’égard de [W] et [J] pendant la première moitié des vacances scolaires les années paires, la seconde moitié les années impaires ;
DIT que chaque parent prendra en charge la logistique et les frais du trajet entre son propre domicile et la gare de [Localité 3] pour l’exercice du droit de visite et d’hébergement du père ;
PRÉCISE que :
- les dates de congés scolaires à prendre en considération sont celles de l'Académie dans le ressort de laquelle les enfants, d'âge scolaire, sont inscrits,
- le partage des vacances scolaires est comptabilisé ainsi, à défaut de meilleur accord : la première période débute le lendemain du dernier jour de classe à 12h00 tandis que la dernière période se termine la veille de la rentrée à 18h00. L’alternance pendant les vacances s’effectue, sauf meilleur accord, le samedi à 18h00 ;
FIXE à la somme de 350 euros par enfant, soit 700 euros par mois, la pension alimentaire due par M. [X] à Mme [R] à titre de contribution à l’entretien et l’éducation des enfants [W] [R] [X] et [J] [R] [X] , à compter rétroactivement de la date de l’assignation en divorce, soit le 26 janvier 2026;
DIT que la contribution à l’entretien et l’éducation sera versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales à Mme [R] ;
RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation de l’enfant directement entre les mains du parent créancier avant le 5 de chaque mois, sans frais pour celle-ci ;
CONDAMNE en tant que de besoin M. [X] à payer à Mme [R] le montant de la contribution ainsi fixée ;
DIT que la pension alimentaire sera indexée de plein droit le 1er juin de chaque année en fonction de la variation de l'indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains, hors tabac (série France entière) publié par l'INSEE, selon la formule :
montant de la pension x dernier indice publié
P = ------------------------------------------------------------
indice du mois et de l’année du jugement
le montant ainsi obtenu devant être arrondi à l'euro le plus proche ;
RAPPELLE que la pension alimentaire est due :
- en plus des prestations familiales perçues par son bénéficiaire,
- même durant la période où le débiteur exerce son droit d'hébergement,
- même pour un enfant majeur qui, poursuivant de manière assidue des études ou n'exerçant pas encore une activité professionnelle régulière lui procurant un revenu suffisant, n'est pas en état de subvenir lui-même à ses besoins et se trouve à la charge effective de ses parents ;
DIT à ce dernier titre que le parent qui en assume la charge devra justifier régulièrement, et au moins une fois par an, de la situation de l’enfant majeur auprès de l'autre parent débiteur de la contribution ci-dessus fixée ;
RAPPELLE qu'en cas de non-paiement le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-8 du code pénal, à savoir deux ans d'emprisonnement, 15 000 euros d'amende, l'interdiction des droits civiques, civils et de la famille, la suspension ou annulation du permis de conduire ;
RAPPELLE en application de l'article 465-1 du code de procédure civile que le créancier peut, en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues, en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs voies d'exécution suivantes :
- recouvrement par la CAF, « Agence de Recouvrement des Impayés de Pensions Alimentaire » (ARIPA / www.pension-alimentaire.caf.fr / 0821 22 22 22),
- paiement direct entre les mains de l'employeur,
- saisie des rémunérations,
- autres saisies,
- recouvrement public par l'intermédiaire du Procureur de la République ;
DEBOUTE les parties de leurs demandes relatives au partage des frais et rappelle que les frais exceptionnels relèvent de l’exercice conjoint de l’autorité parentale ;
SUR LES MESURES ACCESSOIRES
CONDAMNE Mme [R] à supporter la charge des dépens de l’instance ;
RAPPELLE que l’exécution provisoire de cette décision est de droit en ce qui concerne les mesures relatives aux enfants,
DIT n’y avoir lieu à ordonner l’exécution provisoire pour le surplus.
Ainsi jugé et prononcé le 12 juin 2026 par mise à disposition au greffe.
La greffière, Le juge aux affaires familiales
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