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TJ 60159, 4 juin 2026, RG 26/00130


Vérifier : TJ 60159, 4 juin 2026, RG 26/00130 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
04/06/2026
Numéro
26/00130
Lieu / cour
tj60159
Chambre
JCP
Type
other
Id
6a3300b6cdc6046d47a7cca9

Texte de la décision

19,071 caractères

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE COMPIÈGNE

MINUTE N° : 383/26JCP

N° RG 26/00130 - N° Portalis DBZV-W-B7K-CUBH

JUGEMENT DU 04 Juin 2026

Entre :

S.A. [C] BANQUE
immatriculée au RCS de [Localité 1] sous le numéro 313 811 515
[Adresse 1]
[Localité 2]
Représentée par la SCP DRYE DE BAILLIENCOURT ET ASSOCIES, avocats au barreau de SENLIS,

Et :

Madame [J] [Y] [W] [X] [A]
née le [Date naissance 1] 1988 à [Localité 3] (OISE)
[Adresse 2]
[Adresse 3]
[Localité 4]
comparante

PARTIES INTERVENANTES :

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

Président : Madame OLLITRAULT

Greffier : Madame DA SILVA

DEBATS :

A l'audience du 07 Mai 2026,avis a été donné que l'affaire était mise en délibéré au 04 Juin 2026 ;

JUGEMENT :

Mis à disposition au greffe, les parties ayant été préalablement avisées dans les conditions prévues à l’article 450 alinéa 2 du code de procédure civile ;

copies à la SCP DRYE et à Mme [A] le

EXPOSE DU LITIGESuivant offre préalable acceptée 10 juillet 2024, la SA [Adresse 4] a consenti à Madame [J] [A] un crédit renouvelable d’un montant de 3000 euros, d’une durée d’un an renouvelable, au taux débiteur de 13,80% l’an, remboursable par 35 mensualités d’un montant de 112 euros et une dernière mensualité de 98,10 euros.Se prévalant du non-paiement des échéances convenues, la SA [C] BANQUE a adressé à Madame [J] [A], le 2 mars 2025, par lettre recommandée avec avis de réception, une mise en demeure de régler l’impayé sous 8 jours, soit la somme de 764,91 euros, sous peine de voir acquise la déchéance du terme. La mise en demeure est restée infructueuse. Par courrier du 7 avril 2025, la SA [Adresse 4] a réclamé à Madame [J] [A] le paiement de la somme de 4 723,64 euros au titre du contrat de prêt. Par acte d’un commissaire de justice en date du 27 janvier 2026, la SA [C] BANQUE a fait assigner Madame [J] [A] devant le Juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de COMPIEGNE, sous le bénéfice des dispositions des articles 1101 et suivants, 1224, 1227 et 1229 du code civil ainsi que L.311-1 et suivants du code de la consommation et celles du décret n°78-373 du 17 mars 1978, aux fins de : Condamner Madame [J] [A] à payer à la SA [Adresse 4] les sommes de : 4 723,64 euros avec les intérêts au taux contractuel sur le capital restant dû à compter de la déchéance du terme jusqu’au parfait paiement, 500 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile,A titre subsidiaire, Prononcer la résolution judiciaire du contrat de crédit au jour de l’assignation, Condamner Madame [J] [A] à payer à la SA [C] BANQUE les sommes de : 4 723,64 euros avec les intérêts au taux contractuel sur le capital restant dû à compter de la déchéance du terme jusqu’au parfait paiement, 500 euros sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile,Condamner Madame [J] [A] en outre en tous les dépens, Dire n’y avoir lieu à écarter l’exécution provisoire de la décision à intervenir. L’affaire a été appelée et utilement retenue à l’audience publique du 7 mai 2026. A l’audience, la SA [Adresse 4], représentée par son conseil, maintient les termes de son assignation. En défense, Madame [J] [A], comparante, explique la dette par la perte de son emploi. Elle déclare avoir quatre enfants âgés entre 3 ans et 14 ans. Elle sollicite des délais de paiement et propose le règlement de la somme de 200 euros par mois. Elle précise avoir d’autres dettes et avoir une saisie sur salaire pour des amendes. Elle indique avoir retrouvé un emploi à mi-temps et à ce titre percevoir 684 euros de revenus et 1150 euros d’aides sociales. Le juge des contentieux de la protection a soulevé d’office l’ensemble des moyens de nullité et de causes de déchéance du droit aux intérêts en application des articles L.311-2 et suivants du code de la consommation. Le délibéré a été fixé au 4 juin 2026. MOTIFS DE LA DÉCISION
N° RG 26/00130 - N° Portalis DBZV-W-B7K-CUBH - jugement du 04 Juin 2026

Le crédit litigieux est soumis aux dispositions des articles L.311-1 et suivants du Code de la Consommation dans leur rédaction postérieure à l'entrée en vigueur le 1er mai 2011 de la loi n°2010-737 du 1er juillet 2010, dite loi [Localité 5].En vertu de l’article R.632-1 du code de la consommation, le juge peut relever d'office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application.I - Sur la demande en paiement - Sur la recevabilité L'article R.312-35 du code de la consommation dispose qu'à peine de forclusion, les actions en paiement engagées devant le tribunal judiciaire à l'occasion de la défaillance de l'emprunteur doivent être formées dans les deux ans de l'événement qui leur a donné naissance.Cet événement est caractérisé par le non-paiement des sommes dues à la suite de la résiliation du contrat ou de son terme ou le premier incident de paiement non régularisé. En l'espèce, il ressort de la vérification des pièces produites et notamment de l’historique de compte que la créance n’est pas affectée par la forclusion. L’action en paiement est donc recevable. - Sur le fond Sur la déchéance du termeL’article 1103 du Code civil édicte que « les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits » et l’article 1104 du même code dispose que « les contrats doivent être négociés, formés et exécutés de bonne foi. Cette disposition est d’ordre public. »Conformément à l’article 1225 du code civil, la clause résolutoire précise les engagements dont l'inexécution entraînera la résolution du contrat.Si le contrat de prêt peut prévoir que la défaillance de l’emprunteur entraînera la déchéance du terme, celle-ci ne peut, sauf disposition expresse et non équivoque, être déclarée acquise au créancier sans la délivrance d’une mise en demeure restée sans effet, précisant le délai dont dispose le débiteur pour y faire obstacle. Cette règle est d’application générale pour tout prêt de somme d’argent, dont les prêts à la consommation.En l’espèce, l’offre préalable de crédit comporte une clause d’exigibilité anticipée en cas de défaut de paiement. Les stipulations contractuelles font expressément référence à la nécessité d’une mise en demeure préalable au prononcé de la déchéance du terme. Pour cette raison, la SA [C] BANQUE justifie qu’il a été adressé le 2 mars 2025, à Madame [J] [A], par lettre recommandée avec avis de réception signé le 5 mars 2025, une mise en demeure d’avoir à régler la somme de 764,91 euros, préalable à la déchéance du terme. Un délai de 8 jours était laissé au défendeur pour régulariser sa situation. Cette lettre recommandée étant restée sans réponse après le délai de 8 jours, la déchéance du terme était acquise. En conséquence, il convient de constater que la déchéance du terme a pu régulièrement intervenir dans le contrat de prêt en cause à compter du 14 mars 2025 et d'en tirer les conséquences.Sur le respect des dispositions du code de la consommationL’article L.312-39 du Code de la consommation énonce que « En cas de défaillance de l’emprunteur, le prêteur peut exiger le remboursement immédiat du capital restant dû, majoré des intérêts échus mais non payés. Jusqu’à la date du règlement effectif, les sommes restant dues produisent les intérêts de retard à un taux égal à celui du prêt. En outre, le prêteur peut demander à l’emprunteur défaillant une indemnité qui, dépendant de la durée restant à courir du contrat et sans préjudice de l’application de l’article 1231-5 du Code civil, est fixée suivant un barème déterminé par décret. » L’article L.312-38 du Code de la consommation dispose que « aucune indemnité ni aucuns frais autres que ceux mentionnées à l’article 312-39 et L.312-40 ne peuvent être mis à la charge de l’emprunteur en cas de défaillance de celui-ci. Toutefois, le prêteur pourra réclamer à l’emprunteur le remboursement des frais taxables qui lui auront été occasionnés par cette défaillance, à l’exclusion de tout remboursement forfaitaire des frais de recouvrement. ».Néanmoins, ces règles n'ont vocation à s'appliquer que lorsque le prêteur a respecté les obligations prévues au code de la consommation. Dans le cas contraire, il est déchu du droit aux intérêts contractuels.Au soutien de ses demandes, la SA [Adresse 4] produit utilement : Un exemplaire de l’offre préalable signé électroniquement le 10 juillet 2024 et ses annexes,Le chemin de preuve de la signature électronique et l’attestation de signature électronique, Fiche de dialogue mentionnant les revenus et charges de l’emprunteur, Une attestation de consultation du FICP en date du 10 juillet 2024, Le tableau d’amortissement, Un historique des règlements, La lettre de mise en demeure préalable à la déchéance du terme adressé à l’emprunteur en date du 2 mars 2025, Des éléments sur la situation personnelle de l’emprunteur : carte nationale d’identité, relevé d’identité bancaire, Un décompte de créance. En application des dispositions de l’article R.632-1 du Code de la consommation, le juge peut soulever d’office toutes les dispositions du présent code dans les litiges nés de son application. Il résulte de l’article L.341-1 et suivants du Code de la consommation que le prêteur qui accorde un crédit sans communiquer à l’emprunteur les informations précontractuelles dans les conditions fixées par l’article L.312-12 ou sans respecter les obligations fixées aux articles L.312-14 et L.312-16 est déchu du droit aux intérêts. Ces articles prévoient ainsi la déchéance du droit aux intérêts du prêteur dans l’hypothèse du non-respect du formalisme légal et réglementaire strict imposé par ce code. Cette sanction automatique vise à protéger le consommateur en lui assurant une information systématique sur ses droits. Aussi, selon l’article L.312-16 du code de la consommation, est notamment sanctionné l’absence de vérification de la solvabilité des emprunteurs à partir d'un nombre suffisant d'informations et l’absence du justificatif de la consultation du fichier national des incidents de remboursement des crédits aux particuliers préalablement à la conclusion du contrat de crédit. Il incombe au prêteur de rapporter la preuve de ce qu'il a satisfait à son obligation d'information.En l’espèce, au regard des pièces communiquées par l’établissement de crédit en demande, il apparaît que la fiche d’informations précontractuelles a été remise le jour de la signature du contrat, sans qu’il ne soit établi que celle-ci a été donnée suffisamment à l'avance pour permettre à l’emprunteur d'en prendre connaissance afin de comparer l’offre faite avec d'autres.En conséquence et selon les termes de l’article L.341-2 du code de la consommation, le prêteur est déchu du droit aux intérêts.Destinée à assurer le respect des règles protectrices instaurées par les articles L. 341-1 et suivants du code de la consommation en faveur de l’ensemble des consommateurs, cette sanction n’est pas subordonnée à l’existence d’un préjudice quelconque ou d’un grief pour l’emprunteur. Par ailleurs, cette déchéance s’étend aux intérêts et à tous leurs accessoires : frais de toute nature et primes d’assurances, dont il est constant qu'une part importante est rétrocédée à l'établissement de crédit, sous forme de commissions, par l'assureur de groupe.La déchéance du droit aux intérêts s’applique à compter de la conclusion du contrat, l’irrégularité sanctionnée affectant les conditions-mêmes de sa formation.Sur la déchéance du droit aux intérêts légauxBien que déchu de son droit aux intérêts, le prêteur est fondé, en vertu de l’article 1231-7 du code civil, à réclamer à l’emprunteur le paiement des intérêts au taux légal sur le capital restant dû à compter de la mise en demeure, le taux d’intérêt légal étant majoré de plein droit deux mois après le caractère exécutoire de la décision de justice en application de l’article L.313-3 du code monétaire et financier.Cependant, la Cour de Justice a édicté le principe selon lequel “le juge national chargé d’appliquer, dans le cadre de sa compétence, les dispositions du droit communautaire, a l’obligation d’assurer le plein effet de ces normes, en laissant au besoin inappliquée, de sa propre initiative, toute disposition contraire de la législation nationale, même postérieure, sans qu’il ait à demander ou à attendre l’élimination préalable de celle-ci” (CJCE, 9 mars 1978, aff. 106/77, Simmenthal).Or, l’article 23 de la directive 2008/48 du Parlement européen et du Conseil concernant les contrats de crédits aux consommateurs dispose que les Etats membres définissent le régime de sanctions applicables en cas de violation des dispositions nationales adoptées conformément à la directive, et prennent toutes les mesures nécessaires pour faire en sorte qu’elles soient appliquées, et que les sanctions soient “effectives, proportionnées et dissuasives”.Par arrêt du 27 mars 2014, la Cour de Justice de l’Union Européenne (affaire C-565/12, LCL / [I] [B]) a jugé que l’article 23 de la directive 2008/48 s’oppose à l’application d’intérêts au taux légal si “les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur à la suite de l’application de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci pourrait bénéficier s’il avait respecté ses obligations”.La Cour de Justice a ainsi ajouté que, “si la sanction de la déchéance du droit aux intérêts se trouvait affaiblie, voire purement et simplement annihilée, en raison du fait que l’application des intérêts au taux légal majoré est susceptible de compenser les effets d’une telle sanction, il en découlerait nécessairement que celle-ci ne présente pas un caractère véritablement dissuasif”, et qu’il appartient à la juridiction saisie “de comparer, dans les circonstances de l’affaire dont elle est saisie, les montants que le prêteur aurait perçus en rémunération du prêt dans l’hypothèse où il aurait respecté son obligation avec ceux qu’il percevrait en application de la sanction de la violation de cette même obligation”.En l’espèce, il résulte des pièces produites que les montants susceptibles d’être effectivement perçus par le prêteur au titre des intérêts au taux légal majoré de cinq points, nonobstant la déchéance du droit aux intérêts, ne sont pas significativement inférieurs à ceux dont celui-ci aurait pu bénéficier s’il avait respecté ses obligations découlant de la directive 2008/48, de sorte que la sanction de la déchéance du droit aux intérêts ne revêt pas de caractère effectif et dissuasif.Dès lors, afin d’assurer le respect de la directive précitée, et du caractère effectif et dissuasif de la sanction de la déchéance du droit aux intérêts, il convient de ne pas faire application de l’article 1231-7 du code civil et de l’article L. 313-3 du code monétaire et financier, en prévoyant que la somme restant due en capital ne portera pas intérêt, fût-ce au taux légal.Sur les sommes duesA la lecture du décompte, il apparaît que le cumul des utilisations accordés élève la somme empruntée à 2 837,19 euros et que Madame [J] [A] a effectué plusieurs règlements pour un montant total de 328 euros. Par conséquent, et compte tenu de la déchéance du droit aux intérêts contractuels et légaux de l’établissement de crédit, Madame [J] [A] sera condamnée à payer à la SA [C] BANQUE la somme de 2 509,19 euros, et ce sans intérêt ni contractuel ni légal. L’indemnité légale de 8% au titre de la clause pénale fera l’objet d’une étude particulière ci-après. Sur la clause pénale Il résulte de l’article 1231-5 du code civil que lorsque le contrat stipule que celui qui manquera de l'exécuter paiera une certaine somme à titre de dommages et intérêts, il ne peut être alloué à l'autre partie une somme plus forte ni moindre. Néanmoins, le juge peut, même d'office, modérer ou augmenter la pénalité ainsi convenue si elle est manifestement excessive ou dérisoire. Lorsque l'engagement a été exécuté en partie, la pénalité convenue peut être diminuée par le juge, même d'office, à proportion de l'intérêt que l'exécution partielle a procuré au créancier, sans préjudice de l'application de l'alinéa précédent. Toute stipulation contraire aux deux alinéas précédents est réputée non écrite.En l’espèce, la SA [Adresse 4] sollicite la somme de 324,84 euros au titre de l’indemnité légale de 8%. Cependant, la somme réclamée sera réduite à un euro en raison de son caractère manifestement excessif compte tenu du partage de responsabilités entre les parties concernant le préjudice généré par le retard de paiement, l’établissement de crédit ayant fait preuve de négligence lors de l’accomplissement des formalités nécessaires à la souscription du crédit.Madame [J] [A] sera condamnée à payer à la SA [C] BANQUE la somme de 1 euro au titre de la clause pénale. II - Sur les autres demandes Sur les dépens L’article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n’en mette la totalité ou une fraction à la charge d’une autre partie.Madame [J] [A], qui succombe à l’instance, sera condamnée aux entiers dépens.  Sur les frais irrépétibles Il résulte des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l’autre partie la somme qu’il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Dans tous les cas, le juge tient compte de l’équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d’office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu’il n’y a pas lieu à ces condamnations. Les parties peuvent produire les justificatifs des sommes qu'elles demandent.Compte tenu du déséquilibre des situations économiques respectives des parties, il convient de débouter la SA [C] de sa demande fondée sur l’application de l’article précité. Sur l’exécution provisoireConformément à l’article 514 du code de procédure civile, les décisions de première instance sont de droit exécutoire à titre provisoire à moins que la loi ou la décision rendue n'en dispose autrement.PAR CES MOTIFSLe Tribunal, statuant après débats publics, par jugement contradictoire et en premier ressort,DÉCLARE l’action en paiement de la SA [Adresse 4] recevable ;CONSTATE la déchéance du terme de l’engagement souscrit par Madame [J] [A] ; PRONONCE la déchéance du droit aux intérêts relatif au contrat de prêt en date du 10 juillet 2024, signé entre la SA [C] et Madame [J] [A] ; CONDAMNE Madame [J] [A] à payer à la SA [C] BANQUE la somme de 2 509,19 euros, et ce sans intérêt ni contractuel, ni légal ; CONDAMNE Madame [J] [A] à payer à la SA [Adresse 4] la somme de 1 euro au titre de la clause pénale insérée au contrat de prêt ; DIT n’y avoir lieu à condamnation sur le fondement de l’article 700 du Code de Procédure Civile ;CONDAMNE Madame [J] [A] aux dépens de l’instance ; RAPPELLE que l'exécution provisoire du présent jugement est de droit.Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal, le 4 juin 2026,La greffière, Le juge des contentieux de la protection,

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