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TJ 44109, 21 mai 2026, RG 26/00085


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Date
21/05/2026
Numéro
26/00085
Lieu / cour
tj44109
Chambre
JCP LOGEMENT
Type
other
Id
6a398de8cdc6046d474853f6

Texte de la décision

3,275 caractères

Minute n°

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES - PALAIS DE JUSTICE

AUDIENCE DES EXPULSIONS LOCATIVES


JUGEMENT du 21 Mai 2026


DEMANDEUR :

S.A. LA NANTAISE D’HABITATIONS
L’Atrium, 1 allée des Hélices
BP 50209
44202 NANTES CEDEX 02

représentée par Me Julien VIVES, avocat au barreau de NANTES
D'une part,

DÉFENDEUR :

Monsieur [E] [F]
Porte 456 Etage 8 Résidence La Beaujoire H
15 Rue Gustave Eiffel
44300 NANTES

Comparant en personne D'autre part,

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

PRÉSIDENT : Franck BIELITZKI
GREFFIER : Cynthia HOFFMANN

PROCEDURE :

date de la première évocation : 09.04.2026
date des débats : 07 Mai 2026
délibéré au : 21 Mai 2026

RG N° 26/00085 - N° Portalis DBYS-W-B7K-OIVN

COPIES AUX PARTIES LE :
CE + CCC à Me Julien VIVES
CCC à Monsieur [E] [F] + préfecture
Copie dossier

[E] [F] est locataire d'un immeuble à usage d'habitation situé à Nantes, 15 rue Gustave Eiffel, résidence la Beaujoire H, porte n°456, au 8ème étage.

Par exploit du 18.12.2025, la SA NANTAISE D’HABITATIONS demande le paiement d'un arriéré de loyers et la résiliation du bail.

[E] [F] sollicite des délais de paiement.

SUR CE

Le juge des contentieux de la protection,

Vu l’article 24 de la loi n 89-462 du 6 juillet 1989 ;

Attendu qu'un commandement de payer la somme de 5.744,32 euros représentant le montant des loyers et des charges alors dus a été délivré le 30.10.2024 ; que ce commandement reproduisait en termes apparents la clause résolutoire stipulée au contrat de bail ainsi que les dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et de l'article 6 de la loi du 31 mai 1990 ;

Attendu que la partie défenderesse ne s'est pas acquittée, dans les deux mois du commandement, du règlement des loyers et charges réclamés et n'a pas saisi le juge des référés d’une demande de suspension des effets de la clause résolutoire ; que le loyer en courfs n’esrt pas réglé ; qu'il est justifié par ailleurs que l'assignation a été notifiée au préfet depuis plus de 2 mois ; qu'il convient dès lors de constater la résiliation de plein droit du contrat de location, de condamner la partie défenderesse à payer une somme de 12.327,48 euros au titre des loyers, charges et indemnités échus au 30.04.2026 et de la contraindre, à compter de cette date et jusqu’à son départ, à payer une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été payées si le bail s'était poursuivi ;

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement, contradictoirement et en premier ressort,

Constate la résiliation du bail intervenu entre les parties ;

Ordonne l'expulsion de [E] [F] et celle de toute personne occupant les lieux de son chef;

Le condamne à payer à la S.A. LA NANTAISE D’HABITATIONS 12.327,48 euros au titre des loyers, charges et indemnités échus au 30.04.2026 ;

Le condamne pareillement à lui verser chaque mois, à compter du 30.04.2026, une indemnité d'occupation égale aux loyers et charges du contrat jusqu'à la complète libération des lieux ;

Vu l'article 700 du Code de procédure civile, le condamne à payer à la S.A. LA NANTAISE D’HABITATIONS la somme de 500 euros ;

Rejette les autres demandes ;

Condamne [E] [F] aux dépens.

Le greffier Le juge

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