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tj Expulsion "ferme" ordonnée au fond (sans suspension des effets de la clause résolutoire) source api

TJ 44109, 4 juin 2026, RG 26/00930


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Date
04/06/2026
Numéro
26/00930
Lieu / cour
tj44109
Chambre
JCP LOGEMENT
Type
other
Id
6a398ebccdc6046d4748639c

Texte de la décision

3,240 caractères

Minute n° / 2026

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES - PALAIS DE JUSTICE

AUDIENCE DES EXPULSIONS LOCATIVES


JUGEMENT du 04 Juin 2026


DEMANDEUR :

NANTES METROPOLE HABITAT
26, Place Rosa Parks
BP 83618
44036 NANTES CEDEX 1

représenté par Madame [M] [A], munie d’un pouvoir écrit
D'une part,

DÉFENDERESSE :

Madame [B] [W]
1, rue Paul Claudel
Logement 38 Etage 5
44300 NANTES

non comparante D'autre part,

COMPOSITION DU TRIBUNAL :

PRÉSIDENT : Franck BIELITZKI
GREFFIER : Michel HORTAIS

PROCEDURE :

date de la première évocation : 30 avril 2026
date des débats : 30 avril 2026
délibéré au : 04 juin 2026

RG N° N° RG 26/00930 - N° Portalis DBYS-W-B7K-OOHP

COPIES AUX PARTIES LE :
CE + CCC à NANTES METROPOLE HABITAT
CCC à Madame [B] [W] + préfecture
Copie dossier

[B] [W] est locataire d'un immeuble à usage d'habitation situé à Nantes (44300), 1 rue Paul Claudel.

Par exploit du 19 décembre 2025, NANTES METROPOLE HABITAT demande le paiement d'un arriéré de loyers et la résiliation du bail.

[B] [W], citée à l’étude du commissaire de justice instrumentaire, ne comparaît pas.

SUR CE

Le juge des contentieux de la protection,

Vu l’article 24 de la loi n 89-462 du 6 juillet 1989 ;

Attendu qu'un commandement de payer la somme de 1.449,32 euros représentant le montant des loyers et des charges alors dus a été délivré le 16 septembre 2025 ; que ce commandement reproduisait en termes apparents la clause résolutoire stipulée au contrat de bail ainsi que les dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et de l'article 6 de la loi du 31 mai 1990 ;

Attendu que la partie défenderesse ne s'est pas acquittée, dans les deux mois du commandement, du règlement des loyers et charges réclamés et n'a pas saisi le juge des référés d’une demande de suspension des effets de la clause résolutoire ; qu'il est justifié par ailleurs que l'assignation a été notifiée au préfet depuis plus de six semaines ; qu'il convient dès lors de constater la résiliation de plein droit du contrat de location, de condamner la partie défenderesse à payer une somme de 3392, 01 euros au titre des loyers, charges et indemnités échus au 16 avril 2026 et de la contraindre, à compter de cette date et jusqu’à son départ, à payer une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été payées si le bail s'était poursuivi ;

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,

Constate la résiliation du bail intervenu entre les parties au 17 novembre 2025 ;

Ordonne l'expulsion d’[B] [W] et celle de toute personne occupant les lieux de son chef;

La condamne à payer à NANTES METROPOLE HABITAT 3.392,01 euros au titre des loyers, charges et indemnités échus au 16 avril 2026 ;

La condamne pareillement à lui verser chaque mois, à compter du 16 avril 2026, une indemnité d'occupation égale aux loyers et charges du contrat jusqu'à la complète libération des lieux ;

Vu l'article 700 du Code de procédure civile, la condamne à payer à NANTES METROPOLE HABITAT la somme de 300 euros ;

Rejette les autres demandes ;

Condamne [B] [W] aux dépens.

Le greffier Le juge

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