TJ 59350, 27 juin 2026, RG 26/01293
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Texte de la décision
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LILLE
Le magistrat délégué par la présidente du Tribunal judiciaire
NOTE D’AUDIENCE
Articles L.614-1, L.614-13, L.741-10, L.743-5, L.743-20 du CESEDA
Audience publique
DATE D’AUDIENCE : 27 Juin 2026
DOSSIER : N° RG 26/01293 - N° Portalis DBZS-W-B7K-253E - M. [Z] DU NORD / M. [W] [R] [O]
MAGISTRAT : Sandrine NORMAND
GREFFIER : Charif GANOUN
DEMANDEUR :
M. PREFET DU NORD
Représenté par Maître Guillaume ANCELET, avocat au barreau de PARIS (cabinet ADES) substituant le cabinet ACTIS
DEFENDEUR :
M. [W] [R] [O]
Assisté de Maître Dorothée ASSAGA, avocat commis d’office,
En présence de M. [L] [S], interprète en langue arabe (SYSTRAD),
DEROULEMENT DES DEBATS
L’intéressé déclare : je suis né le 5 novembre 1991, j’ai laissé mes papiers chez un monsieur qui est en vancances car j’avais peur de les perdre
L’avocat soulève les moyens suivants :
je n’ai pas de moyens à soulever, car je n’ai pas les éléments pour appuyer ce qu’il dit
Le représentant de l'administration, entendu en ses observations :
tous les élements justifie le maintien du placement en rétention
L’intéressé entendu en dernier déclare : j’ai mon fils que je dois aller faire le mois prochain. Je n’ai jamais fait des problèmes, et l’avocate qui est là est avec moi ou contre moi, j’ai rien compris.
DÉCISION
Sur la demande de maintien en rétention :
o RECEVABLE o IRRECEVABLE
o MAINTIEN o REJET o ASSIGNATION A RÉSIDENCE
Le greffier Le magistrat délégué
Charif GANOUN Sandrine NORMAND
COUR D’APPEL DE [Localité 1]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE LILLE
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Le magistrat délégué par la présidente du tribunal judiciaire
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Dossier N° RG 26/01293 - N° Portalis DBZS-W-B7K-253E
ORDONNANCE STATUANT SUR LA PROLONGATION D’UNE MESURE DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE
Articles L.614-1, L.614-13, L.741-10, L.743-5, L.743-20 du CESEDA
Nous, Sandrine NORMAND, Vice-présidente, magistrat délégué par la présidente du Tribunal judiciaire de LILLE, assisté de Charif GANOUN, greffier ;
Vu les articles suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile (CESEDA) :
- L.614-1, L.614-13, L.741-10, L.743-5, L.743-20
- L. 741-1, L.741-4, L.741-5, L.741-7, L.744-1, L.751-9, L.751-10
- L. 743-14, L.743-15, L.743-17
- L. 743-19, L. 743-25
- R. 741-3
- R.742-1, R. 743-1 à R. 743-8, R. 743-21
Vu la décision de placement en rétention administrative prise le 23/06/2026 par M. [Z] [T];
Vu la requête en prolongation de l’autorité administrative en date du 26/06/2026 reçue et enregistrée le 26/06/2026 à 10h03 (cf. Timbre du greffe) tendant à la prolongation de la rétention de M. [W] [R] [O] dans les locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire pour une durée de vingt-six jours ;
Vu l’extrait individualisé du registre prévu à l’article
L. 744-2 du CESEDA émargé par l’intéressé ;
PARTIES
AUTORITE ADMINISTRATIVE QUI A ORDONNE LE PLACEMENT EN RETENTION
M. [Z] [T]
préalablement avisé, représenté par Maître Guillaume ANCELET, avocat au barreau de PARIS (cabinet ADES) substituant le cabinet ACTIS
PERSONNE RETENUE
M. [W] [R] [O]
né le 05 Novembre 1991 à [Localité 2] (ALGERIE)
de nationalité Algérienne
actuellement maintenu en rétention administrative
préalablement avisé et présent à l’audience,
assisté de Maître Dorothée ASSAGA, avocat commis d’office,
en présence de M. [L] [S], interprète en langue arabe (SYSTRAD),
LE PROCUREUR DE LA REPUBLIQUE, préalablement avisé, n’est pas présent à l’audience.
DÉROULEMENT DES DÉBATS
A l’audience publique, le magistrat délégué a procédé au rappel de l’identité des parties ;
Après avoir rappelé à la personne retenue les droits qui lui sont reconnus par le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile pendant sa rétention et l’avoir informée des possibilités et des délais de recours contre toutes décisions la concernant ;
L’intéressé a été entendu en ses explications ;
Le représentant du préfet a été entendu en ses observations ;
L’avocat a été entendu en sa plaidoirie ;
Le représentant du préfet ayant répondu à l’avocat ;
L’étranger ayant eu la parole en dernier ;
EXPOSE [J] LITIGE
Par décision en date du 23 juin 2026 notifiée le même jour à 10 heures 10, l’autorité administrative a ordonné le placement de [W] [R] [O] né le 05/11/1991 à [Localité 2] (Algérie) en rétention dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire.
Par requête en date du 26 juin 2026, reçue le même jour à 10 heures 03, l’autorité administrative a saisi le magistrat du siège du tribunal judiciaire aux fins de voir ordonner la prolongation de la rétention pour une durée de vingt-six jours.
Le conseil de [W] [R] [O] sollicite le rejet de la prolongation de la rétention mais n’a pas de moyen à faire valoir. Elle indique n’avoir aucun élément sur les informations que l’intéressé donne. Elle sollicite une réponse aux conclusions de Me [N].
Le conseil de l’administration rappelle qu’il n’a pas de passeport, pas de garantie de représentation, s’est soustrait à une précédente mesure et sollicite la prolongation de la mesure de rétention.
MOTIFS DE LA DÉCISION
Sur les conclusions de Me [N] :
Cet avocat ne s’est pas constitué, il a signalé qu’il n’interviendrait pas et transmis des conclusions d’irrégularité de saisine du tribunal en faisant valoir sa propre saisine tardive et son impossibilité à se mettre en état pour l’audience de ce jour en raison de la canicule. Il sera relevé que Monsieur [O] a été assisté à l’audience par Me ASSAGA au titre de la permanence et que se trouve présent à l’audience Me ANCELET, du barreau de Paris, représentant le préfet, et venu de Paris ce matin sans difficulté.
***
Une demande de routing a été faite ainsi qu’une demande de laissez-passer consulaire et la situation de l’intéressé justifie la prolongation de la mesure de rétention. Il sera donc fait droit à la requête de l’administration.
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement en premier ressort, par décision assortie de l’exécution provisoire,
DÉCLARONS recevable la requête en prolongation de la rétention administrative ;
DÉCLARONS régulier le placement en rétention de M. [W] [R] [O] ;
ORDONNONS LA PROLONGATION DE LA RETENTION de M. [W] [R] [O] pour une durée de vingt-six jours à compter du 27/06/2026 à 10h10 ;
Fait à [Localité 3], le 27 Juin 2026
Notifié ce jour à h mn
LE GREFFIER LE MAGISTRAT DELEGUE
NOTIFICATION DE L’ORDONNANCE AUX PARTIES
DOSSIER : N° RG 26/01293 - N° Portalis DBZS-W-B7K-253E -
M. [Z] [J] NORD / M. [W] [R] [O]
DATE DE L’ORDONNANCE : 27 Juin 2026
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance aux parties, qui en émargeant ci-après, attestent en avoir reçu copie et les avisons de la possibilité de faire appel, devant le Premier président de la cour d’appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt-quatre heures de son prononcé ; les informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 1]) ; leur indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier président de la cour d’appel ou son délégué si celui-ci est formé dans les six heures de la décision.
Information est donnée à M. [W] [R] [O] qu’il est maintenu à disposition de la justice pendant un délai de six heures à compter de la notification de la présente ordonnance au procureur de la République, lorsqu’il est mis fin à sa rétention ou lors d’une assignation à résidence. Durant cette période, l’intéressé peut, s'il le souhaite, contacter son avocat et un tiers, rencontrer un médecin et s'alimenter.
Traduction orale faite par l’interprète.
LE REPRESENTANT [J] [Z] L’INTERESSE
par mail Par visioconférence
L’INTERPRETE LE GREFFIER
L’AVOCAT
par mail
RÉCÉPISSÉ
M. [W] [R] [O]
retenu au Centre de Rétention de [Localité 4]
reconnait avoir reçu notification de ladite ordonnance en date du 27 Juin 2026
date de remise de l’ordonnance :
le :
signature de l’intéressé
Notification en l’absence de l’étranger :
NOTIFIONS sur le champ la présente ordonnance à M. [Z] [T] qui, en émargeant ci-après, atteste en avoir reçu copie, et par tout moyen au centre de rétention administrative pour remise à M. [W] [R] [O] qui en accusera réception, et les avisons de la possibilité de faire appel, devant le Premier président de la cour d’appel ou son délégué, de la présente ordonnance dans les vingt-quatre heures de son prononcé ; les informons que la déclaration d’appel doit être motivée et peut être transmise par tout moyen (notamment par mail via la boîte structurelle : [Courriel 1]); leur indiquons que seul l’appel formé par le ministère public peut être déclaré suspensif par le Premier président de la cour d’appel ou son délégué si celui-ci est formé dans les six heures de la décision.
Information est donnée à M. [W] [R] [O] qu’il est maintenu à disposition de la justice pendant un délai de six heures à compter de la notification de la présente ordonnance au procureur de la République, lorsqu’il est mis fin à sa rétention ou lors d’une assignation à résidence. Durant cette période, l’intéressé peut, s'il le souhaite, contacter son avocat et un tiers, rencontrer un médecin et s'alimenter.
LE REPRESENTANT [J] [Z] LE GREFFIER
par mail
L’AVOCAT
par mail
RÉCÉPISSÉ
M. [W] [R] [O]
retenu au Centre de Rétention de [Localité 4]
reconnait avoir reçu notification de ladite ordonnance en date du 27 Juin 2026
date de remise de l’ordonnance :
le :
signature de l’intéressé
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