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T. com. 5402, 23 sept. 2025, n° 2025003983


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Date
23/09/2025
Numéro
2025003983
Lieu / cour
5402
Chambre
Chambre du Conseil de 10 h 30 : CITATIONS et ASSIGNATIONS
MàJ source
2026-06-30
Id
6a43a314cdc6046d4752fd24

Texte de la décision

7,258 caractères

2025/319 2025003983

AU NOM DU PEUPLE FRANCAIS REPUBLIQUE FRANCAISE

Tribunal des Activités Economiques de Nancy

Audience du 23/09/2025

Redressement judiciaire

ENTRE : PARTIE DEMANDERESSE :

Le comptable de la Trésorerie amendes de Meurthe-et-Moselle

[Adresse 1] agissant poursuites et diligences de ses représentants légaux, comparaissant par Mme [L] [Q], avec pouvoir, d'une part.

ET : PARTIE DEFENDERESSE :

Monsieur [F] [R]

[Adresse 2] immatriculé sous le numéro A 811 165 133 comparait, d'autre part.

LE TRIBUNAL, après en avoir délibéré,

Par acte en date du 10/07/2025, le comptable public de la Trésorerie amendes de Meurthe-et-Moselle a fait assigner devant le tribunal des activités économiques de Nancy, pour l'audience du 23/09/2025, Monsieur [F] [R] afin de constater l'état de cessation des paiements et ouvrir une procédure collective.

MOTIFS :

Le créancier sollicite l'ouverture d'une procédure collective à l'encontre de Monsieur [F] [R], dans la mesure où sa créance demeure impayée, malgré des tentatives de recouvrement.

En application des dispositions de l'article L. 631-1 du code de commerce, la procédure de redressement judiciaire est ouverte à l'encontre d'un débiteur qui se trouve en état de cessation des paiements. L'état de cessation des paiements résulte de l'impossibilité dans laquelle se trouve le débiteur de faire face à son passif exigible au moyen de son actif disponible.

Le tribunal relève que le comptable public de la Trésorerie amendes de Meurtheet-Moselle détient sur Monsieur [F] [R] une créance privilégiée de 18.471 € au titre de nombreuses amendes (péages, stationnements, défaut d'assurances), que le débiteur ne dispose d'aucun compte bancaire et que les poursuites engagées demeurent infructueuses.

Attendu que Monsieur [F] [R] déclare que des soucis familiaux l'ont empêché d'effectuer toute démarche amiable auprès de son créancier.

Attendu que le tribunal relève également qu'il ne dispose d'aucun élément pour caractériser un état de surendettement de Monsieur [F] [R].

Le tribunal, compte tenu des informations recueillies et des documents produits, constate que Monsieur [F] [R] n'a pas été en mesure de s'acquitter de la dette que lui réclame son créancier et que les tentatives de recouvrement de cette créance sont demeurées infructueuses. Que cette créance est certaine, liquide et exigible et en conséquence que Monsieur [F] [R] est en état de cessation des paiements.

Après examen minutieux des pièces produites par le créancier poursuivant, le tribunal estime que la date de cessation des paiements peut être raisonnablement fixée provisoirement au 23/03/2024.

En conséquence, il convient d'ouvrir la procédure de redressement judiciaire uniquement sur le patrimoine professionnel en vue de déterminer sa situation économique, financière, fiscale et sociale et de rechercher les perspectives de redressement, conformément aux dispositions de l'article L.681 - 2 II du code de commerce, en statuant dans les termes ci-après :

PAR CES MOTIFS :

LE TRIBUNAL

, après en avoir délibéré, statuant publiquement en premier ressort par jugement contradictoire ;

Après avoir entendu l'avis du Ministère public ;

RELEVANT

que l'état de surendettement ne peut être caractérisé,

OUVRE une procédure de redressement judiciaire

portant

uniquement sur le patrimoine professionnel

conformément aux articles L.681 - 2 II du code de commerce à l'égard de :

Monsieur [F] [R]

Monsieur [F] [R]

[Adresse 2]

exerçant comme activité: Achat-Vente de véhicules d'occasion immatriculé sous le numéro 811 165 133 ;

FIXE

provisoirement au 23/03/2024 la date de cessation des paiements au regard des pièces produites au dossier ;

OUVRE une période d'observation de six mois s'achevant le 23/03/2026 ;

NOMME en qualité de juge-commissaire :

Monsieur Roméo MARTINO ; et en qualité de juge-commissaire suppléant Monsieur Jean-Baptiste MERVELET ;

DESIGNE en qualité de mandataire judiciaire :

Maître [V] [T] [Adresse 3] ;

DIT

que pour l'application de l'article L.624-1 du code de commerce par renvoi à l'article L. 631-18 du même code, le Mandataire judiciaire devra établir dans le délai de douze mois à compter de la publication au BODACC du présent jugement, la liste des créances vérifiées, avec ses propositions d'admission, de

rejet, ou de renvoi devant la juridiction compétente ;

DIT

que les parties à la procédure auront à se présenter devant le tribunal des activités économiques de Nancy le

09/12/2025à

14:30

en chambre du conseil avec production des comptes depuis l'ouverture de la procédure, un état de la trésorerie et un prévisionnel afin d'examiner la possibilité de poursuite de la période d'observation, conformément aux dispositions des articles L. 631-9 et suivants du code de commerce ;

RAPPELLE

que le débiteur doit, dans les huit jours du jugement d'ouverture, remettre au mandataire judiciaire la liste des créanciers telle que définie par l'article R. 622-5 du code de commerce ;

ORDONNE

que soit dressé l'inventaire des biens et de l'actif de l'entreprise et en général toutes mesures prescrites par la loi ;

COMMET en qualité de commissaire de justice chargé d'inventaire :

ACTI Huissiers SELARL Dominique MUGNIER & Claire MOULIN sise [Adresse 4] pour, en application des articles L.622-6 et R.622-4 du code de commerce, dresser l'inventaire du patrimoine du débiteur, et sur les indications de l'entreprise répertorier les biens susceptibles de revendication par les tiers ;

DIT et JUGE

que dans les dix jours du présent jugement et à la diligence du chef d'entreprise, le comité social et économique et à défaut les salariés, devront désigner au sein de l'entreprise un représentant des salariés dans les conditions des articles L.621-4, L.621-6 et R.621-14 du Code de Commerce, et communiquer ses nom et adresse au greffe ;

ORDONNE

que soit communiqué au greffe, à la diligence du chef d'entreprise, le procès-verbal de désignation ou de carence du représentant des salariés désigné et que soit régularisée la liste des créanciers, le montant de ses dettes, et des principaux contrats en cours, ainsi que la liste des instances ;

INVITE

le débiteur, sous peine de sanctions commerciales, à coopérer avec les organes de la procédure et à ne pas faire obstacle à son bon déroulement ;

IMPARTIT

aux créanciers, pour la déclaration de leurs créances, un délai de deux mois à compter de la publication du présent jugement au BODACC ;

ORDONNE

les mesures de publicité prévues par la Loi, l'exécution provisoire du présent jugement et l'emploi des dépens en frais privilégiés de redressement judiciaire.

Ainsi prononcé à l'audience de ce jour, le mardi vingt-trois septembre deux mille vingt cinq par Monsieur Bruno ROLLINGER Président, conformément à l'article 452 du code de procédure civile, assisté de Maître Pierre-Alexandre DICHE, Greffier.

Juges présents lors des débats et du délibéré : Monsieur Bruno ROLLINGER président, Monsieur Roméo MARTINO, Monsieur Alain HELLENTHALER, juges. Greffier d'audience : Maître Pierre-Alexandre DICHE. Ministère public : Monsieur Amaury LACOTE. et Monsieur Matthieu LEONARD

La minute du présent jugement est signée par Monsieur Bruno ROLLINGER, président et Maître Pierre-Alexandre DICHE, greffier.

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