TJ 22278, 2 juill. 2026, RG 26/00358
Vérifier : TJ 22278, 2 juill. 2026, RG 26/00358 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source
Texte de la décision
Cour d’appel de [Localité 1]
Tribunal judiciaire de St-Brieuc
Affaire : M. [G] [Z]
N° RG 26/00358 - N° Portalis DBXM-W-B7K-GFSD
Ordonnance du : 02 Juillet 2026
MINUTE N°
PROCÉDURE D’HOSPITALISATION COMPLÈTE
ORDONNANCE
Rendue le deux Juillet deux mil vingt-six
Par Madame Véronique JERUSEL, Vice-présidente au tribunal judiciaire de Saint Brieuc, assistée de M. Simon TRIVIDIC, Greffier,
DEMANDEUR :
MME LA DIRECTRICE DU CH ST JEAN DE DIEU
Non comparant, ni représenté
DÉFENDEUR :
M. [G] [Z]
né le 06 Février 1975 à [Localité 2] (COTES D’ARMOR)
Actuellement hospitalisé au Centre hospitalier de [Localité 3]
Représenté par Me Marion CUNY, avocat au barreau de SAINT-BRIEUC, avocat commis d’office,
Vu la requête de MME LA DIRECTRICE DU CH ST JEAN DE DIEU reçue le 30 juin 2026 aux fins de voir statuer sur la poursuite de l’hospitalisation complète,
Vu les observations du ministère public indiquant s’en rapporter,
Vu l’audience publique tenue le deux juillet deux mil vingt-six au tribunal judiciaire de St-Brieuc,
Vu le certificat médical du Docteur [A] en date du 1er juillet 2027 contre indiquant la présence du patient lors de l’audience,
Me Marion CUNY a été entendu(e) en ses observations,
Vu le dossier médical de M. [G] [Z] et notamment la décision de MME LA DIRECTRICE DU CH ST JEAN DE DIEU en date du 25 juin 2026 portant réadmission en hostpitalisation complète, ainsi que l’avis mensuel de modification de prise en charge en date du 25 juin 2026 du Docteur [K],
Vu la décision mise en délibéré au deux juillet deux mil vingt-six,
MOTIFS DE LA DÉCISION
En vertu de l’article L.3212-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut faire l’objet de soins psychiatriques sur la décision du directeur d’un établissement mentionné à l’article L.3222-1 que lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :
- ses troubles mentaux rendent impossible son consentement,
- son état mental impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète soit d’une surveillance médicale régulière justifiant d’une prise en charge sous une autre forme incluant des soins ambulatoires.
En application de l’article L.3211-12-1 du même code, l’hospitalisation complète d’un patient ne peut se poursuivre sans que le magistrat du siège du tribunal judiciaire, préalablement saisi par le directeur de l’établissement, n’ait statué sur cette mesure avant l’expiration d’un délai de 12 jours à compter de l’admission. Cette saisine est accompagnée d’un avis motivé rendu par un psychiatre.
Il est également rappelé que le juge doit contrôler en application de l'article L.3216-1 du code de la santé publique la régularité des décisions administratives prises en matière d'hospitalisation complète. En application de l'article L.3211-3 de ce même code, il doit aussi veiller à ce que les restrictions à l'exercice des libertés individuelles du patient soient adaptées, nécessaires et proportionnées à son état mental et à la mise en œuvre du traitement requis. Le juge ne peut dans le cadre de son contrôle se substituer à l'autorité médicale s'agissant de l'évaluation du consentement du patient, du diagnostic posé ou des soins.
En l'espèce, au regard des éléments transmis, il apparaît que la procédure est régulière.
En outre, l'ensemble des certificats médicaux attestent que l'hospitalisation complète de [G] [Z] doit se poursuivre nécessairement suivant le régime des soins sans consentement.
Par conséquent, il convient donc d’autoriser le maintien de l’hospitalisation.
PAR CES MOTIFS
Statuant par mise à disposition au greffe, par ordonnance contradictoire et en premier ressort,
AUTORISONS le maintien de la mesure d'hospitalisation complète de M. [G] [Z] au centre hospitalier de [Localité 3] ;
COMMETTONS la direction de l'hôpital ou tout personnel administratif ou soignant qu'elle déléguera à l'effet de notifier la présente décision au patient et de retourner le justificatif de la délivrance de la notification au greffe.
LAISSONS les dépens à la charge du Trésor Public ;
En foi de quoi, la minute de la présente ordonnance a été signée par le juge et le greffier.
Le greffier Le juge
Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.