CA Paris, 23 juin 2026, RG 26/03554
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Texte de la décision
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
L. 340-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour
des étrangers et du droit d'asile
ORDONNANCE DU 23 JUIN 2026
(1 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général et de décision : Q N° RG 26/03554 - N° Portalis 35L7-V-B7K-CNNUO
Décision déférée : ordonnance rendue le 20 juin 2026, à 14h43 , par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Bobigny
Nous, Claire Argouarc'h, vice-présidente placée à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Roxanne Therasse, greffière, aux débats et au prononcé de l'ordonnance,
APPELANT:
M. [V] [O] [G] [I]
né le 18 Janvier 1983 à [Localité 1]
de nationalité vénézuélienne
anciennement MAINTENU en zone d'attente de l'aéroport de [Localité 2]-Charles-de-Gaulle,
Non comparant, non représenté
INTIMÉ
LE PREFET DE POLICE
représenté par Me Alexandre Marinelli du cabinet Adam Caumeil, avocat au barreau de Paris
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l'heure de l'audience,
ORDONNANCE :
- réputée contradictoire
- prononcée en audience publique,
- Vu l'ordonnance du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Bobigny du 20 juin 2026 à 14h43, rejetant les moyens de nullité, autorisant le maintien de M. [V] [O] [G] [I] en zone d'attente de l'aéroport de [Etablissement 1] pour une durée de 8 jours ;
- Vu l'appel motivé interjeté le 21 juin 2026, à 14h28, par M. [V] [O] [G] [I] ;
- Vu le courriel de la PAF de [Localité 3] du 22 juin 2026 à 12h45 indiquant que M. [V] [O] [G] [I] a été placé en garde à vue le 22 juin 2026 ;
- Après avoir entendu les observations :
- du conseil du préfet de police tendant à la confirmation de l'ordonnance ;
SUR QUOI,
M. [V] [O] [G] [I], né le 18 janvier 1983 à [Localité 1], de nationalité vénézuélienne, non autorisé à entrer sur le territoire français, a été maintenu en zone d'attente le 16 juin pour une durée de 96 heures.
Le 20 juin 2026, l'autorité administrative a sollicité la prolongation du maintien de M. [V] [O] [G] [I] en zone d'attente pour une durée de huit jours.
Par ordonnance du 20 juin 2026, le magistrat du siège chargé du contrôle des mesures restrictives et privatives des libertés de [Localité 4] a prolongé le maintien en zone d'attente de M. [V] [O] [G] [I] en raison d'une absence de garanties de représentation et d'un risque migratoire qui ne pouvait être écarté le concernant.
M. [V] [O] [G] [I] a interjeté appel de cette ordonnance le 21 juin à 14h28.
La convocation à l'audience lui a été adressé en zone d'attente de Roissy Charles de Gaulle. Il a été répondu au greffe que l'intéressé avait quitté les lieux pour être placé en garde à vue Dès lors, l'appel de la décision de maintien en zone d'attente n'a plus d'objet, l'intéressé n'étant d'ores et déjà plus en zone d'attente, et ne pouvant y être renvoyé à l'issue de sa garde à vue.
PAR CES MOTIFS,
DECLARONS l'appel interjeté par M. [V] [O] [G] [I] sans objet ;
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance.
Fait à [Localité 2] le 23 juin 2026 à
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :
Pour information :
L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Le préfet ou son représentant
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