T. com. 7608, 23 juin 2026, n° 2026002325
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Texte de la décision
Rôle 2026 002325
Jugement du 23 juin 2026
TRIBUNAL DE COMMERCE DE ROUEN
COMPOSITION DU TRIBUNAL
Lors des débats et du délibéré
Débats à l'audience du 23 juin 2026
DANS LA CAUSE
relative à l'examen de la situation de l'entreprise au cours de la période d'observation de :
KAYO INVESTISSEMENT (SARL) [Adresse 1]
ONT COMPARU EN CHAMBRE DU CONSEIL
Monsieur [O] [U], gérant Monsieur [W] [Y], représentant des salariés Me [F] [P] de la SELARL FHBX, administrateur judiciaire Me [E] [M] de la SELARL [E] [M], mandataire judiciaire
MOTIFS DU TRIBUNAL
Suivant jugement en date du 16 septembre 2025, une procédure de redressement judiciaire a été ouverte à l'égard de la société KAYO INVESTISSEMENT. Par jugement du 3 mars 2026, la période d'observation a été renouvelée pour une durée de six mois avec un point d'étape à l'audience de ce jour. Le tribunal est, aujourd'hui, appelé à statuer sur sa poursuite.
Aux termes de son rapport, Me [F] [P] de la SELARL FHBX, administrateur judiciaire, conclut au prononcé de la liquidation judiciaire de la société KAYO INVESTISSEMENT.
Monsieur [O] [U], gérant, indique accepter la liquidation judiciaire.
Il résulte des explications fournies et des pièces versées que les deux principales filiales de la société KAYO INVESTISSEMENT, les sociétés OISSELEC et SRTP, ont déclaré leur état de cessation des paiements et bénéficient d'une procédure de redressement judiciaire depuis le 2 juin 2026 ; que ces deux filiales n'ont pas d'espoir de présenter un plan de redressement ; qu'une recherche de repreneurs est donc engagée.
Ainsi, la société KAYO INVESTISSEMENT ne peut plus compter de la remontée de dividendes de ses filiales pour présenter un plan de redressement pour apurer son passif qui a été déclaré pour un montant de 1.854.013 €.
Par ailleurs, la société KAYO INVESTISSEMENT a généré des dettes, postérieurement à l'ouverture de la procédure collective, à hauteur de 65.552,69 € correspondant, pour l'essentiel, à des charges sociales.
Dans ces conditions, tout redressement apparaît manifestement impossible et la liquidation judiciaire s'impose.
Les conditions définies par les articles L. 641-2 et D. 641-10 alinéa 1er du code de commerce n'étant pas réunies, il convient de ne pas faire application des règles de la liquidation judiciaire simplifiée.
Me [F] [P] de la SELARL FHBX, administrateur judiciaire, sollicite une courte poursuite d'activité en liquidation judiciaire car les prestations de la société KAYO INVESTISSEMENT sont indispensables au fonctionnement des sociétés OISSELEC et SRTP, pour lesquelles une recherche de repreneurs a été engagée, avec une date limite de dépôt des offres fixée au 7 juillet 2026.
Il convient de faire droit à cette demande.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal, statuant publiquement, par jugement contradictoire et en premier ressort,
Vu le rapport du juge-commissaire, Vu l'avis du Ministère public,
Prononce la liquidation judiciaire de : KAYO INVESTISSEMENT (SARL) [Adresse 1]
Nomme en qualité de liquidateur : SELARL [E] [M], mission conduite par Me [E] [M] [Adresse 2]
Autorise la poursuite d'activité pour une durée devant expirer au plus tard le 23 septembre 2026
Maintient dans ses fonctions la SELARL FHBX, mission conduite par Me [F] [P], administrateur judiciaire, pendant la poursuite d'activité.
Dit n'y avoir lieu à application des règles de la liquidation judiciaire simplifiée.
Fixe à 24 mois le délai au terme duquel la clôture de la procédure devra être examinée.
Passe les dépens en frais privilégiés.
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