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CA Lyon, 21 juill. 2026, RG 26/05757


Vérifier : CA Lyon, 21 juill. 2026, RG 26/05757 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
21/07/2026
Numéro
26/05757
Lieu / cour
ca_lyon
Chambre
RETENTIONS
Type
ordonnance
MàJ source
2026-07-30
Id
6a6057c684f14adac9d8e8f5

Texte de la décision

5,067 caractères

N° RG 26/05757 - N° Portalis DBVX-V-B7K-RABI

Nom du ressortissant :

[O] [S]

[S]

C/

[H] [K] LA LOIRE

COUR D'APPEL [K] LYON

JURIDICTION DU PREMIER PRÉSIDENT

ORDONNANCE DU 21 JUILLET 2026

statuant en matière de Rétentions Administratives des Etrangers

Nous, Catherine CHANEZ, conseillère à la cour d'appel de Lyon, déléguée par ordonnance de Monsieur le premier président de ladite Cour en date du 02 juillet 2026 pour statuer sur les procédures ouvertes en application des articles L.342-7, L. 342-12, L. 743-11 et L. 743-21 du code d'entrée et de séjour des étrangers en France et du droit d'asile,

Assistée de Inès BERTHO, greffier,

En l'absence du ministère public,

Statuant en notre cabinet dans la procédure suivie entre :

APPELANT :

M. [O] [S]

né le 20 Décembre 1991 à [Localité 1] (NIGERIA)

Actuellement retenu au Centre de rétention administrative de [Localité 2] [Adresse 1] [Localité 3] [Adresse 2]

Ayant pour conseil Maître Laïla NEMIR, avocat au barreau de LYON, commis d'office

ET

INTIME :

M. [H] [K] LA LOIRE

[Adresse 3]

[Localité 4]

ayant pour conseil Maître IRIRIRA NGANGA Dan, avocat au barreau de LYON substituant Me Jean-Paul TOMASI, avocat au barreau de LYON

Avons mis l'affaire en délibéré au 21 Juillet 2026 à 16H30 et à cette date et heure prononcé l'ordonnance dont la teneur suit :

FAITS ET PROCÉDURE

Le14 juillet 2026, le préfet de la [Localité 5] a ordonné le placement de M. [O] [S] en rétention dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire afin de permettre l'exécution d'une mesure d'éloignement.

Dans son ordonnance du 18 juillet 2026 à 15h40, le juge du tribunal judiciaire de Lyon a fait droit à la requête déposée par le préfet de la Loire et a ordonné la prolongation de la rétention de M. [S] dans les locaux du centre de rétention administrative de [Etablissement 1] pour une durée de vingt-six jours.

Par déclaration au greffe du 20 juillet 2026 à 15h56, M. [S] a interjeté appel de cette ordonnance dont il demande l'infirmation outre sa mise en liberté au visa de l'article L 741-3 du CESEDA, contestant la régularité du placement en rétention.

Par courriel adressé le 20 juillet 2026 à 17h03, les parties ont été informées que le magistrat délégué par le premier président envisageait de faire application des dispositions du deuxième alinéa de l'article L. 743-23  du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et les a invitées à faire part, le lendemain à 9 heures au plus tard, de leurs observations éventuelles sur l'absence de circonstance nouvelle de fait ou de droit depuis le placement en rétention administrative, ou sur l'absence d'éléments fournis à l'appui de la requête d'appel permettant de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.

Vu les observations du préfet, reçues par courriel le même jour à 17h59, tendant à la confirmation de l'ordonnance querellée,

Vu l'absence d'observations formées par l'appelant,

MOTIVATION

L'appel de M. [S] relevé dans les formes et délais légaux prévus par les dispositions des articles L. 743-21, R. 743-10 et R. 743-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) est recevable.

Aux termes de l'alinéa 2 de l'article L. 743-23 du CESEDA, le premier président ou son délégué peut, lorsqu'il est saisi d'un appel contre une décision rendue par le juge des libertés et de la détention dans les cas prévus aux articles L. 741-10 et L. 742-8, rejeter la déclaration d'appel sans avoir préalablement convoqué les parties s'il apparaît qu'aucune circonstance nouvelle de fait ou de droit n'est intervenue depuis le placement en rétention administrative ou son renouvellement, ou que les éléments fournis à l'appui de la demande ne permettent manifestement pas de justifier qu'il soit mis fin à la rétention.

En l'espèce, la décision de placement en rétention est suffisamment motivée au regard de la situation personnelle de l'intéressé et de sa situation familiale et présente un caractère proportionné, sachant que celui-ci a fait l'objet d'une interpellation et d'un placement en garde à vue ensuite de l'appel de sa compagne dénonçant des violences conjugales et qu'il a déclaré partager le logement de cette personne, alors que celle-ci a indiqué l'inverse aux policiers, qu'il a exposé être sans emploi et sans ressources et que la décision de classement sans suite prise par le procureur de la République est sans effet sur le placement en rétention administrative.

Les éléments invoqués par M. [S] ne permettent pas de justifier qu'il soit mis fin à sa rétention administrative tandis qu'il n'invoque ni ne justifie d'aucune circonstance nouvelle de droit ou de fait depuis son placement en rétention.

Son appel doit dès lors être rejeté sans audience et l'ordonnance entreprise confirmée.

PAR CES MOTIFS

Déclarons recevable l'appel formé par M. [O] [S] ;

Confirmons l'ordonnance déférée.

Le greffier, La conseillère déléguée,

Inès BERTHO Catherine CHANEZ

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