CA Paris, 31 juill. 2026, RG 26/04264
Vérifier : CA Paris, 31 juill. 2026, RG 26/04264 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source
Texte de la décision
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
COUR D'APPEL DE PARIS
L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour
des étrangers et du droit d'asile
ORDONNANCE DU 31 JUILLET 2026
(1 pages)
Numéro d'inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 26/04264 - N° Portalis 35L7-V-B7K-CNTFP
Décision déférée : ordonnance rendue le 29 juillet 2026, à 12h18, par le magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris
Nous, Sylvie Delacourt, présidente de chambre à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Apinajaa Thevaranjan, greffière aux débats et au prononcé de l'ordonnance,
APPELANT
M. [U] [K] [L]
né le 30 septembre 2006 à [Localité 1], de nationalité egyptienne
ANCIENNEMENT RETENU au centre de rétention : [Etablissement 1]
représenté de Me Gérard Varango, avocat de permanence, avocat au barreau de Paris
INTIMÉ
LE PREFET DE POLICE
représenté par Me Alexandre Marinelli, du cabinet Adam-Caumeil, avocat au barreau de Paris
MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l'heure de l'audience
ORDONNANCE :
- contradictoire
- prononcée en audience publique
- Vu le décret n° 2024-799 du 2 juillet 2024 pris pour l'application du titre VII de la loi n° 2024-42 du 26 janvier 2024 pour contrôler l'immigration, améliorer l'intégration, relatif à la simplification des règles du contentieux ;
Constatant qu'aucune salle d'audience attribuée au ministère de la justice spécialement aménagée à proximité immédiate du lieu de rétention n'est disponible pour l'audience de ce jour ;
- Vu l'ordonnance du 29 juillet 2026 du magistrat du siège du tribunal judiciaire de Paris, ordonnant la prolongation du maintien de M. [U] [K] [L] dans les locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, pour une durée maximale de trente jours, à compter du 28 juillet 2026 soit jusqu'au 27 août 2026 ;
- Vu l'appel motivé interjeté le 30 juillet 2026, à 11h44, réitéré à 12h08, par M. [U] [K] [L] ;
- Vu message du centre de rétention administrative de [Localité 2] du 31 juillet 2026 à 00h19, nous informant que M. [U] [K] [L] a été éloigné le 30 juillet 2026 ;
- Après avoir entendu les observations :
- de M. [U] [K] [L], représenté de son avocat, qui demande l'infirmation de l'ordonnance ;
- du conseil du préfet de police tendant à la confirmation de l'ordonnance ;
SUR QUOI,
Dès lors qu'il est avéré comme ici que M. [U] [K] [L] a embarqué sur le vol à destination du Maroc prévu le 18 juin 2026, la requête en prolongation du placement en rétention est devenue sans objet, et il s'en déduit que l'appel est également devenu sans objet (1re Civ., 12 janvier 2022, pourvoi n° 20-50.027).
Il sera précisé que cette information a été communiquée contradictoirement dans le cadre des débats à l'audience.
PAR CES MOTIFS
CONSTATONS que l'appel est devenu sans objet ;
DISONS n'y avoir lieu à statuer ;
DISONS que la présente ordonnance sera notifiée au centre de rétention administrative, dernière adresse connue de M. [U] [K] [L],
ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance.
Fait à Paris le 31 juillet 2026 à
LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,
REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS : Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition.
Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public.
Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.
Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.
Le préfet ou son représentant L'avocat de l'intéressé
Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.