T. com. 9301, 27 août 2026, n° 2026P01837
Vérifier : T. com. 9301, 27 août 2026, n° 2026P01837 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source
Texte de la décision
N° de Minute : 2026P02232
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS TRIBUNAL DE COMMERCE DE BOBIGNY 3ème CHAMBRE
N° de Rôle : 2026P01837
LE 27 août 2026, A ÉTÉ MIS A DISPOSITION LE PRESENT JUGEMENT
DÉBITEUR
SARL Eden des petits Adresse légale : [Adresse 1] FRANCE N° RCS de BOBIGNY : 881432496 / N° de Gestion : 2020 B 1627 Représentant Légal : Mme [C] [B] [Y] [Adresse 1]
Comparante en personne
Délibéré par :
Président : Mme Brigitte MORIT
Juges : M. Jean-Jacques PICARD Mme Sylvie CHARLES
Greffier, lors des débats : Mlle Andrea BONNET-PERETTI
Le Ministère Public ayant eu connaissance de la procédure.
Débats en Chambre du Conseil le 19 août 2026
OUVERTURE DE REDRESSEMENT JUDICIAIRE SUR DÉCLARATION DE CESSATION DES PAIEMENTS
N° PC : 2026J01610
A la date du 27 juillet 2026, la SARL Eden des petits a déclaré la cessation de ses paiements au Greffe de ce Tribunal aux fins d'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire de son entreprise.
La débitrice inscrite au RCS de BOBIGNY : 881432496 / N° de Gestion : 2020 B 1627 a pour activité : Création des structures d'accueil pour enfants de 0 à 6 ans - Activités de multiservices aux entreprises et professions libérales. Exerçant sous la forme de SARL, elle est donc commerciale de par sa forme et son objet.
La société prise en la personne de son représentant légal a été appelé à comparaître en Chambre du Conseil selon convocation remise par le Greffe. Les représentants du Comité d'Entreprise ou à défaut les Délégués du Personnel ont également été invités à se présenter en ladite Chambre du Conseil.
Mme [C] [B] [Y] ayant la qualité de Gérant de la société déclarante a comparu en Chambre du Conseil.
Personne ne s'est présenté au nom du personnel.
Le Ministère Public a été avisé de la date de l'audience, la procédure lui ayant été communiquée.
Il résulte des pièces produites et des informations recueillies en Chambre du Conseil que :
L'actif s'élèverait à 146 356 € dont la Trésorerie serait nulle à ce jour;
Le passif total serait de 157 907,65 € dont privilégié 4 854 € dont échu 63 087 € ;
Et le chiffre d'affaires annuel s'élèverait à 356 000,00 € en 2025 et que le débiteur employait 3 salariés, et 7 dans les 6 derniers mois.
Le dirigeant déclare :
La société exerce une activité de micro crèche. Suite à des problèmes personnels, la dirigeante a confié la gestion de la structure à un tiers. Un contrôle de la protection maternelle et infantile a conduit au retrait de l'agrément et à la fermeture administrative. Suite au recours formé par la dirigeante la décision de fermeture administrative définitive a été annulée par le Tribunal administratif en mai 2026. Les salaires de mars ont été réglés et ceux d'avril en partie seulement. La société n'emploie plus aucun salarié, ces derniers ayant refusé de travailler au sein d'une nouvelle structure. La société devrait reprendre son activité le 28 aout 2026.
La clientèle potentielle est avisée de sorte que l'activité peut reprendre dans les prochaines semaines et qu'il sera possible d'établir un plan de continuation pour les dettes antérieures.
La date de cessation des paiements a été provisoirement fixée au 30 avril 2026, les salaires n'ayant pu être intégralement payés à cette date. La dirigeante sollicite l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire.
Le jugement a été mis en délibéré, les parties ont été avisées que le jugement sera prononcé par mise à disposition au Greffe le 27 août 2026 à 14h00, dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article 450 du Code de Procédure Civile.
Il en résulte :
Que le débiteur est dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible et est donc en état de cessation des paiements ;
Des perspectives de redressement existant, le débiteur est justiciable d'une procédure de redressement judiciaire ;
Il convient dans ces conditions de faire application de la procédure de redressement judiciaire et en conséquence d'ouvrir une période d'observation de 6 mois.
DÉCISION
Le Tribunal, après en avoir délibéré, statuant par jugement contradictoire et en premier ressort,
Exécutoire de plein droit,
Ouvre une procédure de REDRESSEMENT JUDICIAIRE à l'égard de la :
SARL Eden des petits
Adresse légale :
[Adresse 1] FRANCE
N° RCS de BOBIGNY : 881432496 / N° de Gestion : 2020 B 1627
Activité : Création des structures d'accueil pour enfants de 0 à 6 ans - Activités de multiservices aux entreprises et professions libérales
Ouvre une période d'observation de 6 mois soit jusqu'au 1 mars 2027.
Le Tribunal nomme :
Juge Commissaire : Mme Brigitte MORIT ;
Mandataire Judiciaire : [X] [L] [Adresse 2]. ;
Commissaire-priseur : la SCP KAPANDJI MORHANGE [Adresse 3], avec pour mission de réaliser l'inventaire et la prisée prévus à l'article L 622-6 du Code de Commerce.
Fixe provisoirement au 30 avril 2026 la date de cessation des paiements motivée par l'impossibilité pour la société de payer l'intégralité des salaires.
Dit que la liste des créances devra être établie dans le délai de 10 mois à compter de la publication du présent jugement.
Invite le Comité Social et Économique ou à défaut les salariés de l'entreprise à désigner au sein de l'entreprise un représentant des salariés dans les conditions prévues par l'article L 621-4 du Code de Commerce et à communiquer le nom et l'adresse de ce représentant au greffe de ce tribunal.
Renvoie l'affaire à l'audience du 13 octobre 2026 en chambre du conseil à 09H45 afin d'apprécier, au vu du rapport établi par l'administrateur ou, lorsqu'il n'en a pas été désigné, par le débiteur, si l'entreprise dispose des capacités de financement suffisantes à la poursuite de la période d'observation.
Dit qu'à défaut le tribunal pourra ordonner, à cette audience sans nouvelle convocation, la cessation partielle de l'activité ou prononcer la liquidation judiciaire si le redressement est manifestement impossible à la demande du débiteur, de l'administrateur, du mandataire judiciaire, d'un contrôleur, du ministère public ou d'office conformément aux dispositions de l'article L.631-15 du code de commerce ;
Impartit aux créanciers pour la déclaration de leurs créances un délai de 2 mois à compter de la publication du présent jugement au BODACC.
Dit que la publicité du présent jugement sera effectuée sans délai nonobstant toute voie de recours.
Dit que les dépens seront employés en frais privilégiés de redressement judiciaire et les liquide.
La minute du présent jugement est signée par : Mme Brigitte MORIT, Président et Mlle Andrea BONNET-PERETTI, Commis greffier.
Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.