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tj Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal source api

TJ 44184, 28 août 2026, RG 25/01305


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Date
28/08/2026
Numéro
25/01305
Lieu / cour
tj44184
Chambre
2ème chambre civile
Type
other
MàJ source
2026-09-01
Id
6a95de99195da062e09fb8a4

Texte de la décision

8,981 caractères

N°

N° RG 25/01305 -
N° Portalis DBYT-W-B7J-FRXK


[Y] [I] [V] [O] [H] épouse [B]
C/
[G] [B]


2ème chambre civile

Copie exécutoire + expédition délivrées
le :

à

Me Caroline PHENIX

CCC en LRAR :
Mme [H]
M. [B]

CCC Procureur de la République

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE SAINT NAZAIRE

JUGEMENT DU JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

DU 28 Août 2026

DIVORCE POUR ALTÉRATION DÉFINITIVE DU LIEN CONJUGAL

DEMANDEUR :

[Y] [I] [V] [O] [H] épouse [B]
née le [Date naissance 1] 1989 à [Localité 1], demeurant [Adresse 1]
Représentée par Me Caroline PHENIX, avocat au barreau de NANTES
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-44184-2024-01432 du 16/10/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 2])

DEFENDEUR :

[G] [B]
né le [Date naissance 2] 1994 à [Localité 3] (INDE) (44),
demeurant [Adresse 2]
Défaillant

LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES : Madame Aurélie JACQUES

LE GREFFIER : Lors des débats, madame Gwenaëlle GLOAGUEN,
Lors de la mise à disposition, madame Caroline HERRY

DEBATS :

A l'audience non publique du 08 Juin 2026

JUGEMENT :

Réputée contradictoire, prononcé publiquement le 27 Juillet 2026, par mise à disposition au greffe, date indiquée à l'issue des débats et prorogé sans avis au 28 Août 2026.

[Motifs de la décision occultés]

[Motifs de la décision occultés]

PAR CES MOTIFS

Le juge aux affaires familiales,

DIT que le juge français est compétent pour statuer sur le divorce des époux et leurs obligations alimentaires en y appliquant la loi française ;

CONSTATE que des propositions ont été effectuées quant au règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des parties ;

PRONONCE pour altération définitive du lien conjugal le divorce de :

M. [G] [B], né le [Date naissance 3] 1984 à [Localité 4] (Inde),

et de

Mme [Y] [I] [V] [O] [H], née le [Date naissance 1] 1989 à [Localité 5] (44),

lesquels se sont mariés le [Date mariage 1] 2017, devant l’officier de l’état civil de la mairie de [Localité 4] (Inde) ;

ORDONNE la publicité de cette décision en marge des actes de l'état civil de M. [G] [B] et de Mme [Y] [H] détenus par un officier de l'état civil français conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;

DIT que l'extrait de cette décision doit être conservé au répertoire civil en annexe du service central d'état civil du ministère des affaires étrangères conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;

ORDONNE le report des effets du divorce dans le rapport entre les parties concernant les biens à la date du 13 novembre 2024 ;

DEBOUTE Mme [Y] [H] de sa demande d’usage du nom de M. [G] [B] à l’issue du prononcé du divorce ;

CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux que M. [G] [B] et Mme [Y] [H] ont pu, le cas échéant, se consentir ;

RAPPELLE que le divorce emporte révocation de plein droit des avantages matrimoniaux qui ne prennent effet qu’à la dissolution du régime matrimonial ou au décès de l’un des époux et des dispositions à cause de mort, accordées par un époux envers son conjoint par contrat de mariage ou pendant l’union ;

INVITE les époux, en tant que de besoin, à procéder à un partage amiable de leurs intérêts patrimoniaux,

A défaut de partage amiable, INVITE la partie la plus diligente à assigner en partage judiciaire devant le Juge aux Affaires Familiales, suivant la procédure de droit commun, conformément aux articles 1360 et suivants du Code de Procédure Civile, et à la loi du 12 mai 2009, entrée en vigueur au 1er janvier 2010,

CONSTATE l'absence de demande de prestation compensatoire ;

DIT que Mme [Y] [H] exerce exclusivement l'autorité parentale sur les enfants,

RAPPELLE que M. [G] [B] conserve le droit et le devoir de surveiller l'entretien et l'éducation des enfants, et doit en conséquence être informé des choix importants relatifs à la vie de ces derniers ;

FIXE la résidence des enfants au domicile de Mme [Y] [H] ;

DIT que les parents déterminent ensemble la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles M. [G] [B] accueille les enfants et, à défaut d'un tel accord, fixe les modalités suivantes :

durant toute l'année sauf départ de Mme [Y] [H] en vacances avec les enfants :
-le dimanche des semaines paires de 10 heures à 17 heures ;

à charge pour Mme [Y] [H] et M. [G] [B] d’effectuer le passage de bras des enfants devant la gendarmerie de [Localité 6] ;

DIT que M. [G] [B] doit avertir Mme [Y] [H] a minima deux semaines à l’avance de sa volonté d’exercer son droit d’accueil à l’égard des enfants ;

DIT que faute pour le parent d'être venu chercher les enfants dans la première heure, il est réputé avoir renoncé à son droit d’accueil ;

FIXE à 400 EUROS (400 euros), soit 200 euros par mois et par enfant, la contribution que doit verser M. [G] [B], toute l'année, d'avance et avant le 5 de chaque mois, à Mme [Y] [H] pour contribuer à l'entretien et l'éducation des enfants,

CONDAMNE M. [G] [B] au paiement de ladite pension à compter de la présente décision ;

DIT qu'elle est due même au delà de la majorité des enfants tant que des études sont en cours et que la prise en charge incombe encore à l'autre parent ;

DIT que le créancier de la pension doit produire à l'autre parent tous justificatifs de la situation de l'enfant majeur avant le 1er novembre de chaque année ;

INDEXE la contribution sur l'indice national de l'ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 104,40 en 2019 ;

DIT que cette pension varie de plein droit chaque année à la date anniversaire du 6 octobre 2025 en fonction des variations de l'indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par L'INSEE selon la formule suivante :

pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
indice de base

dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;

RAPPELLE au débiteur de la contribution qu'il lui appartient de calculer et d'appliquer l'indexation et qu'il pourra avoir connaissance de cet indice ou calculer directement le nouveau montant en consultant le site : www.insee.fr ; ou www.servicepublic.fr ;

RAPPELLE qu'en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues :

1) le créancier peut en obtenir le règlement forcé en utilisant à son choix une ou plusieurs des voies d'exécution suivantes :

* saisie-arrêt entre les mains d'un tiers,
* autres saisies,
* paiement direct entre les mains de l'employeur,
* recouvrement public par l'intermédiaire du procureur de la République,

2) le débiteur encourt les peines des articles 227-3 et 227-29 du code pénal : deux ans d'emprisonnement et 15000 euros d'amende, interdiction des droits civiques, civils et de famille, suspension ou annulation du permis de conduire, interdiction de quitter le territoire de la République ;

3) le parent créancier peut en obtenir le règlement forcé par l’intermédiaire de l’agence de recouvrement des impayés de pensions alimentaires (ARIPA : www.pension-alimentaire.caf.fr) dès le premier incident de paiement en s’adressant  à sa caisse d’allocations familiales –CAF - ou caisse de la mutualité sociale agricole –[1],  afin de lui demander d’agir en son nom pour obtenir le versement des sommes à venir et recouvrer les pensions alimentaires impayées, partiellement ou irrégulièrement payées, dans la limite des vingt-quatre derniers mois ;
 
RAPPELLE que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l’obligation de régler la pension alimentaire ;

DIT que, en raison de faits de menace ou de violence, la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants est versée par l’intermédiaire de l’organisme débiteur des prestations familiales au parent créancier ;

RAPPELLE que jusqu’à la mise en place de l’intermédiation par l’organisme débiteur des prestations familiales, le parent débiteur doit verser la contribution à l’entretien et l’éducation des enfants directement entre les mains du parent créancier ;

DIT que les frais exceptionnels (frais d’optique ou dentaires non pris en charge, voyages scolaires, permis de conduire) seront partagés par moitié entre les parents ;

ORDONNE la mainlevée de l'interdiction de sortie du territoire français des enfants;

DIT que la présente décision doit être transmise au procureur de la République afin qu'il fasse procéder au retrait de l'inscription de cette mesure au fichier des personnes recherchées ;

CONDAMNE Mme [Y] [H] au paiement des dépens ;

RAPPELLE que les mesures portant sur les enfants sont exécutoires de droit à titre provisoire ;

DIT n'y avoir lieu à exécution provisoire pour le surplus ;

Ainsi jugé, mis à disposition au greffe le 28 août 2026 et signé par le juge aux affaires familiales et par le greffier.

La Greffière, Le Juge aux Affaires Familiales,
Caroline HERRY Aurélie JACQUES

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