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CA Paris, 4 déc. 2023, RG 23/05052


Vérifier : CA Paris, 4 déc. 2023, RG 23/05052 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
04/12/2023
Numéro
23/05052
Lieu / cour
Cour d'appel de Paris
Chambre
Pôle 1 - Chambre 11
Type
Ordonnance
Id
656ecc917f825283187773ec

Texte de la décision

4,600 caractères

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL DE PARIS

L. 742-1 et suivants du Code de l'entrée et du séjour

des étrangers et du droit d'asile

ORDONNANCE DU 04 DECEMBRE 2023

(1 pages)

Numéro d'inscription au répertoire général et de décision : B N° RG 23/05052 - N° Portalis 35L7-V-B7H-CIRKA

Décision déférée : ordonnance rendue le 30 novembre 2023, à 18h40, par le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux

Nous, Agnès Marquant, présidente de chambre à la cour d'appel de Paris, agissant par délégation du premier président de cette cour, assistée de Caroline Gautier, greffier aux débats et au prononcé de l'ordonnance,

APPELANT :

M. [M] [U]

né le 01 janvier 1989 à [Localité 2], de nationalité marocaine

RETENU au centre de rétention : Mesnil Amelot 2

assisté de Me David Silva Machado, avocat au barreau de Paris - Mme [E] [L] (Interprète en arabe) tout au long de la procédure devant la cour et lors de la notification de la présente ordonnance, serment préalablement prêté,

INTIMÉ :

LE PRÉFET DE SEINE ST DENIS

représenté par Me Oriane Camus pour le groupement Gabet / Schwilden, avocats au barreau de la Seine-Saint-Denis

MINISTÈRE PUBLIC, avisé de la date et de l'heure de l'audience

ORDONNANCE :

- contradictoire

- prononcée en audience publique

- Vu l'ordonnance du 30 novembre 2023 du juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Meaux rejetant le moyen relatif aux diligences, déclarant la requête recevable et la procédure régulière et ordonnant une deuxième prolongation de la rétention de l'intéressé au centre de rétention administrative du [1] 2, ou dans tout autre centre ne dépendant pas de l'administration pénitentiaire, pour une durée de 30 jours à compter du 30 novembre 2023 ;

- Vu l'appel motivé interjeté le 01 décembre 2023, à 18h11, par M. [M] [U] ;

- Après avoir entendu les observations :

- de M. [M] [U], assisté de son avocat, qui demande l'infirmation de l'ordonnance ;

- du conseil du préfet de la Seine-Saint-Denis tendant à la confirmation de l'ordonnance ;

SUR QUOI,

C'est par une analyse circonstanciée et des motifs particulièrement pertinents qu'il convient d'adopter que le premier juge a statué sur les moyens de nullité et de fond soulevés devant lui et repris en appel, sans qu'il soit nécessaire d'apporter quelque observation, y ajoutant sur le moyen unique tiré du défaut de diligences de l' administration :

En vertu de l'article L 741-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile qui dispose qu'un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ et que l'administration doit effectuer toutes diligences à cet effet.

L'absence de relance de l'administration auprès du consulat du Maroc, Etat dont l'étranger revendique la nationalité sans en justifier ne constitue pas un manquement de sa part dès lors que les autorités consulaires de ce pays et des Etats voisins ont été entreprises afin de déterminer la nationalité de l'étranger, en l'absence de reconnaissance de l'étranger par le Maroc à ce stade de la procédure. M [M] [U] faisant obstruction à son éloignement en refusant de se présenter aux auditions consulaires des autorités algériennes et tunisiennes comme dûment relevé par le premier juge n'est pas fondé dans ces conditions à reprocher à l'administration un défaut de diligences. Enfin, aucune obligation de levée des obstacles à bref délai des obstacles à l'éloignement et notamment de relance du consulat marocain ne se trouve exigée à ce stade de la procédure.

Il convient dès lors de rejeter le moyen et de confirmer l'ordonnance.

PAR CES MOTIFS

CONFIRMONS l'ordonnance,

ORDONNONS la remise immédiate au procureur général d'une expédition de la présente ordonnance.

Fait à Paris le 04 décembre 2023 à

LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,

REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :

Pour information : L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition.

Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public.

Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.

Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.

Le préfet ou son représentant L'interprète L'intéressé L'avocat de l'intéressé

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