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CA Douai, 1 mai 2024, RG 24/00877


Vérifier : CA Douai, 1 mai 2024, RG 24/00877 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
01/05/2024
Numéro
24/00877
Lieu / cour
Cour d'appel de Douai
Chambre
ETRANGERS
Type
Ordonnance
Id
66347eaf789e5f0008d7cca8

Texte de la décision

6,725 caractères

COUR D'APPEL DE DOUAI

Chambre des Libertés Individuelles

N° RG 24/00877 - N° Portalis DBVT-V-B7I-VQS4

N° de Minute : 874

Ordonnance du mercredi 01 mai 2024

République Française

Au nom du Peuple Français

APPELANT

M. [K] [Z]

né le 27 Août 1992 à [Localité 1] (MAROC) ([Localité 1])

de nationalité Marocaine

Actuellement au centre de rétention de [Localité 2]

dûment avisé, Absent, refus de comparaître (PV de refus reçu ce jour, mercredi 1er mai 2024)

assisté de Me Zélie HENRIOT, avocat au barreau de DOUAI, avocate commise d'office

INTIMÉ

M. LE PREFET DU NORD

dûment avisé, absent non représenté

PARTIE JOINTE

M. le procureur général près la cour d'appel de Douai : non comparant

MAGISTRATE DELEGUEE : Samuel VITSE, .président de chambre à la cour d'appel de Douai désignée par ordonnance pour remplacer le premier président empêché

assistée de Pauline LEGROS, greffière

DÉBATS : à l'audience publique du mercredi 01 mai 2024 à 14 h 30

ORDONNANCE : prononcée publiquement à Douai, le mercredi 01 mai 2024 à

Le premier président ou son délégué,

Vu les articles L.740-1 à L.744-17 et R.740-1 à R.744-47 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;

Vu l'ordonnance rendue le 27 avril 2024 par le Juge des libertés et de la détention de LILLE prolongeant la rétention administrative de M. [K] [Z] ;

Vu l'appel interjeté par M. [K] [Z] par déclaration reçue au greffe de la cour d'appel de ce siège le 29 avril 2024sollicitant la main-levée du placement en rétention administrative  ;

Vu l'audition des parties, les moyens de la déclaration d'appel et les débats de l'audience ;

FAITS ET PROCÉDURE

Suivant arrêté du préfet du Nord en date du 25 avril 2024, notifié le même jour, M. [K] [Z], de nationalité marocaine, a été placé en rétention administrative en vue de l'exécution d'une obligation de quitter le territoire français sans délai de départ volontaire notifiée le 19 octobre 2023.

Par requête reçue au greffe le 26 avril 2024, le préfet du Nord a saisi le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Lille d'une demande de prolongation de la rétention administrative pour une durée de vingt-huit jours, en application des articles L. 742-1 et R. 742-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Par ordonnance du 27 avril 2024, notifiée à 16 heures 17, le juge des libertés et de la détention a autorisé la prolongation de ladite rétention pour une durée de vingt-huit jours.

Par requête reçue au greffe de la cour d'appel de Douai le 29 avril 2024 à 12 heures 41, Monsieur  a relevé appel de cette ordonnance.

En application de l'article 455 du code de procédure civile, il est renvoyé aux moyens formulés dans la déclaration d'appel et repris à l'audience.

MOTIFS DE LA DECISION

En vertu des articles L. 741-1 et L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'autorité administrative peut placer en rétention, pour une durée de quarante-huit heures, l'étranger qui fait l'objet d'une décision portant obligation de quitter le territoire français prise moins de trois auparavant, lorsqu'il ne présente pas de garanties de représentation effectives propres à prévenir un risque de soustraction à l'exécution de la décision d'éloignement et qu'aucune autre mesure n'apparaît suffisante à garantir.

En application des articles L. 742-1 et L. 742-3 du même code le maintien en rétention au-delà de 48 heures à compter de la notification de la décision de placement initial peut être autorisé par le juge des libertés et de la détention et la prolongation court pour une période de vingt-huit jours à compter de l'expiration du délai de quarante-huit heures mentionné à l'article L. 741-1.

Selon l'article L. 741-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, un étranger ne peut être placé ou maintenu en rétention que pour le temps strictement nécessaire à son départ, l'administration exerçant toute diligence à cet effet.

En l'espèce, M. [Z] reproche à l'administration de ne pas avoir accompli de diligences auprès des autorités allemandes, alors qu'il serait demandeur d'asile en Allemagne.

Ainsi que l'a justement retenu le premier juge, il n'apparaît pas que M. [Z] ait informé l'autorité administrative d'une demande d'asile politique en cours, celui-ci ayant répondu négativement à la question posée en ce sens lors de son audition du 24 avril 2024 à 14 heures 25 par les services de police. Il ne saurait dès lors être reproché à l'administration d'avoir omis d'accomplir les diligences dont l'omission est dénoncée.

Il convient en conséquence, les conditions permettant une prolongation de la rétention étant par ailleurs réunies, de confirmer l'ordonnance entreprise.

PAR CES MOTIFS

DÉCLARE l'appel recevable ;

CONFIRME l'ordonnance entreprise ;

DIT que la présente ordonnance sera communiquée au ministère public par les soins du greffe ;

DIT que la présente ordonnance sera notifiée dans les meilleurs délais à l'appelant, à son conseil et à l'autorité administrative ;

LAISSE les dépens à la charge de l'Etat.

Pauline LEGROS, greffière

Samuel VITSE,

président de chambre

N° RG 24/00877 - N° Portalis DBVT-V-B7I-VQS4

REÇU NOTIFICATION DE L'ORDONNANCE 874 DU 01 Mai 2024 ET DE L'EXERCICE DES VOIES DE RECOURS :

Vu les articles 612 et suivants du Code de procédure civile et R743-20 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile

Pour information :

L'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition.

Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien en zone d'attente ou la rétention et au ministère public.

Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification.

Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.

Reçu copie et pris connaissance le mercredi 01 mai 2024 :

- M. [K] [Z]

- l'interprète

- l'avocat de M. [K] [Z]

- l'avocat de M. LE PREFET DU NORD

- décision notifiée à M. [K] [Z] le mercredi 01 mai 2024

- décision transmise par courriel pour notification à M. LE PREFET DU NORD et à Maître Zélie HENRIOT le mercredi 01 mai 2024

- décision communiquée au tribunal administratif de Lille

- décision communiquée à M. le procureur général :

- copie à l'escorte, au Juge des libertés et de la détention de LILLE

Le greffier, le mercredi 01 mai 2024

N° RG 24/00877 - N° Portalis DBVT-V-B7I-VQS4

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