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CA Aix-en-Provence, 11 mai 2024, RG 24/00611


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Date
11/05/2024
Numéro
24/00611
Chambre
Rétention Administrative
Type
Ordonnance
Id
66863ce3b1dbbe3bae600176

Texte de la décision

5,467 caractères

COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE

CHAMBRE 1-11, Rétention Administrative

ORDONNANCE

DU 11 MAI 2024

N° 2024/611

N° RG 24/00611 - N° Portalis DBVB-V-B7I-BNAE3

Copie conforme

délivrée le 11 Mai 2024 par courriel à :

-l'avocat

-le préfet

-le CRA

-le JLD/TJ

-le retenu

-le MP

Décision déférée à la Cour :

Ordonnance rendue par le Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE en date du 9 Mai 2024 à 13h00.

APPELANT

Monsieur [B] [C]

né le 20 Août 1994 à [Localité 4] (ALGÉRIE)

de nationalité Algérienne,

représenté par Me Maeva LAURENS avocate choisie au barreau d'AIX-EN-PROVENCE.

INTIMÉ

MONSIEUR LE PRÉFET DES BOUCHES-DU-RHÔNE

Représenté par Monsieur [P] [D].

MINISTÈRE PUBLIC

Avisé et non représenté.

DÉBATS

L'affaire a été débattue en audience publique le 11 Mai 2024 devant Monsieur Ange FIORITO, conseiller à la cour d'appel délégué par le premier président par ordonnance, assisté de Monsieur Nicolas FAVARD, greffier ;

ORDONNANCE

Contradictoire,

Prononcée par mise à disposition au greffe le 11 Mai 2024 à 13h15,

Signée par Monsieur Ange FIORITO, conseiller et Monsieur Nicolas FAVARD, greffier ;

PROCÉDURE ET MOYENS

Vu les articles L 740-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ;

Vu l'arrêté portant obligation de quitter le territoire national pris le 27 novembre 2023 par le préfet des Bouches-du-Rhône , notifié le même jour à 11h10 ;

Vu la décision de placement en rétention prise le 08 avril 2024 par le préfet des des Bouches-du-Rhône notifiée le 9 avril 2024 à 10h15;

Vu l'ordonnance du 9 Mai 2024 rendue par le Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE décidant le maintien de Monsieur [B] [C] dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire ;

Vu l'appel interjeté le 10 Mai 2024 à 12h04 par Monsieur [B] [C] ;

Monsieur [B] [C] a comparu, il déclare comprendre et s'exprimer en langue française et souhaite s'en tenir aux explications de l'avocat.

Son avocat a été régulièrement entendu ; il conclut que Monsieur [B] [C] est demandeur d'asile en Allemagne. Qu' Il a fallu attendre le 23 pour faire la demande Eurodac, l'Allemagne accepte son retour le 26. Les diligences de l'administration n'ont pas été effectuées dans les temps, 12 jours pour faire une demande c'est trop long.

Il a subit des coups et blessures d'un autre retenu ; si l'administration avait fait le nécessaire dans les délais, il n'aurait pas été violenté. Le délai de 30 jours n'a pas été utilisé convenablement,

Le représentant de la préfecture sollicite la confirmation de l'ordonnance du JLD.

Les diligences ont bien été effectuées. Monsieur [B] [C] n'avait aucun justificatif d'identité ou de demande d'asile le préfet n'est pas tenu de consulter la borne Eurodac. Après consultation de la borne le 23 avril nous recevons le 26 avril une réponse de l'Allemagne. Le7 mai est faite la demande de routing.

MOTIFS DE LA DÉCISION

La cour constate que l'administration a procédé aux diligences nécessaires auprès des autorités allemandes dans un délai raisonnable aux fins d'accueil de Monsieur [C] et que par ailleurs les violences alléguées sont du 21 avril 2024 et ne peuvent être mises en lien avec le défaut de diligences de l'administration invoqué par le conseil.

La recevabilité de l'appel contre l'ordonnance du juge des libertés et de la détention n'est pas contestée et les éléments du dossier ne font pas apparaître d'irrégularité.

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement par décision Contradictoire en dernier ressort, après débats en audience publique,

Confirmons l'ordonnance du Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE en date du 9 Mai 2024.

Les parties sont avisées qu'elles peuvent se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation, signé par un avocat au conseil d'Etat ou de la Cour de cassation.

Le greffier Le président

Reçu et pris connaissance le :

Monsieur [B] [C]

né le 20 Août 1994 à [Localité 4] (ALGERIE) (99)

de nationalité Algérienne

COUR D'APPEL D'AIX-EN-PROVENCE

Chambre 1-11, Rétentions Administratives

[Adresse 7]

Téléphone : [XXXXXXXX02] - [XXXXXXXX03] - [XXXXXXXX01]

Courriel : [Courriel 5]

Aix-en-Provence, le 11 Mai 2024

À

- Monsieur le préfet des Bouches-du-Rhône

- Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de [Localité 6]

- Monsieur le procureur général

- Monsieur le greffier du Juge des libertés et de la détention de MARSEILLE

- Maître Maeva LAURENS

NOTIFICATION D'UNE ORDONNANCE

J'ai l'honneur de vous notifier l'ordonnance ci-jointe rendue le 11 Mai 2024, suite à l'appel interjeté par :

Monsieur [B] [C]

né le 20 Août 1994 à [Localité 4] (ALGERIE) (99)

de nationalité Algérienne

Je vous remercie de m'accuser réception du présent envoi.

Le greffier,

VOIE DE RECOURS

Nous prions Monsieur le directeur du centre de rétention administrative de bien vouloir indiquer au retenu qu'il peut se pourvoir en cassation contre cette ordonnance dans un délai de 2 mois à compter de cette notification, le pourvoi devant être formé par déclaration au greffe de la Cour de cassation.

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