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TJ Bobigny, 17 juin 2024, RG 24/01137


Vérifier : TJ Bobigny, 17 juin 2024, RG 24/01137 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
17/06/2024
Numéro
24/01137
Chambre
Chambre 28 / Proxi fond
Type
Autre
Id
66db4334f06e1567cdd9f603

Texte de la décision

8,035 caractères

TRIBUNAL DE PROXIMITE
DE SAINT DENIS
[Adresse 3]
[Localité 7]

Téléphone : [XXXXXXXX01]
Télécopie : [XXXXXXXX02]
@ : [Courriel 8]

REFERENCES : N° RG 24/01137 - N° Portalis DB3S-W-B7I-YZSR

Minute : 24/00658

Syndic. de copro. RES NICOLAS LEBLANC [Adresse 6]
Représentant : Me Thierry LAISNÉ, avocat au barreau de VAL D’OISE, vestiaire :

C/

Monsieur [Y] [Z]

Exécutoire, copie, dossier
délivrés à :
Me LAISNE Thierry

Copie délivrée à :
Mr [Z] [Y]

Le

JUGEMENT DU 17 Juin 2024

Jugement rendu par décision Réputée contradictoire et en premier ressort et mis à disposition au greffe du tribunal de proximité en date du 17 Juin 2024;

par Monsieur Simon FULLEDA, en qualité de juge du tribunal de proximité assisté de Madame Stéphie BOULATE, faisant fonction de greffier ;

Après débats à l'audience publique du 17 Juin 2024 tenue sous la présidence de Monsieur Simon FULLEDA juge du tribunal de proximité, assisté de Madame Stéphie BOULATE, faisant fonction de greffier ;

ENTRE DEMANDEUR :

Syndicat des copropriétaires de la Résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6]
Représentée par la Société SERGIC
[Adresse 5]
[Localité 4]
représentée par Me Thierry LAISNÉ, avocat au barreau de VAL D’OISE, vestiaire :

D'UNE PART

ET DÉFENDEUR :

Monsieur [Y] [Z]
[Adresse 6]
[Localité 7]
non comparant

D'AUTRE PART

EXPOSE DU LITIGE

Suivant exploit de commissaire de justice en date du 30 janvier 2024, le syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7] a fait assigner Monsieur [Y] [Z] devant le tribunal de proximité de Saint-Denis aux fins d’obtenir sa condamnation à lui verser, sous le bénéfice de l’exécution provisoire et de la capitalisation des intérêts :

- La somme de 7.035,59 euros au titre des charges de copropriété exigibles dues au 4 janvier 2024,
- La somme de 372 euros au titre des frais de recouvrement,
- La somme de 800 euros à titre de dommages et intérêts,
- La somme de 1.000 euros sur le fondement de l’article 700 du Code de procédure civile, outre les dépens

L’affaire a été appelée à l’audience du 30 avril 2024.

À cette date, le syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7], représenté par son conseil, sollicite le bénéfice de son acte introductif d’instance.

Monsieur [Y] [Z], régulièrement cité à étude, n’a pas comparu.

A l’issue des débats, la décision est mise en délibéré au 17 juin 2024.

MOTIFS DE LA DECISION

Sur l’absence de Monsieur [Y] [Z]

Aux termes de l’article 472 du Code de procédure civile, lorsque le défendeur ne comparaît pas, il est néanmoins statué sur le fond.

Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l’estime régulière, recevable et bien fondée.

Sur les charges de copropriété

En application de l'article 10 de la loi du 10 juillet 1965, les copropriétaires sont tenus de participer aux charges entraînées par les services collectifs et les éléments d'équipement commun en fonction de l'utilité que ces services et éléments présentent à l'égard de chaque lot et aux charges relatives à la conservation, à l'entretien et à l'administration des parties communes proportionnellement aux valeurs relatives des parties privatives comprises dans leurs lots.

L'approbation des comptes du syndic par l'assemblée générale rend certaine, liquide et exigible la créance du syndicat des copropriétaires relative à chaque quote-part de charges. Le copropriétaire, qui n'a pas contesté dans les délais prévus à l'article 42 alinéa 2 de la loi du 10 juillet 1965 la décision de l'assemblée générale ayant approuvé les comptes, n'est pas fondé à refuser de payer les sommes qui lui sont réclamées.

En l'espèce, le syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7] verse aux débats :

- Le relevé de propriété faisant apparaître que Monsieur [Y] [Z] est propriétaire des lots n° 34 et 11 représentant respectivement 2/1.000e et 45/1.000e,
- Les appels de fonds,
- Les procès-verbaux d'assemblée générale du syndicat des copropriétaires,
- Le contrat de syndic,
- Le décompte de la créance

Il ressort des pièces versées aux débats que Monsieur [Y] [Z] demeurait redevable, à la date de l'assignation, 1er trimestre 2024 inclus, de la somme de 7.035,59 euros.

Monsieur [Y] [Z], ne comparaissant pas et ne soulevant aucun moyen tendant à contester la dette, sera condamné à verser la somme de 7.035,59 euros, avec intérêts au taux légal à compter du 30 janvier 2024, date de l’assignation.

La capitalisation des intérêts sera ordonnée.

Sur les frais de suivi de procédure

Aux termes de l'article 10-1 de la loi du 10 juillet 1965, sont imputables au seul copropriétaire concerné les frais nécessaires exposés par le syndicat, notamment les frais de mise en demeure, de relance et de prise d'hypothèque à compter de la mise en demeure, pour le recouvrement d'une créance justifiée à l'encontre d'un copropriétaire ainsi que les droits et émoluments des actes des commissaires de justice.

Les frais visés par ces dispositions doivent s'entendre des frais exposés après la mise en demeure et strictement nécessaires au recouvrement de la créance du syndicat, à l'exclusion de tous les autres frais, à savoir les mises en demeure antérieures inutiles car non réceptionnées et les honoraires particuliers du syndic pour saisir le commissaire de justice et l'avocat s'agissant d'actes élémentaires d'administration de la copropriété.

En l'espèce, le syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7] ne justifie pas des frais exigibles, outre des frais d’avocat entrant dans les frais irrépétibles.

La demande formée à ce titre sera par conséquent rejetée.

Sur les dommages et intérêts

En vertu de l'article 1153 alinéa 4 du code civil, devenu l'article 1231-6 al. 3 du même code, le créancier auquel son débiteur en retard a causé, par sa mauvaise foi, un préjudice indépendant de ce retard, peut obtenir des dommages et intérêts distincts de l'intérêt moratoire.

En l'espèce, le syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7] n'apporte pas la preuve d'un préjudice indépendant du retard dans le paiement des charges de co-propriété, se contentant d'affirmer que sa trésorerie souffrirait de la situation, mais ne présentant aucune pièce au soutien de cette allégation.

La demande de condamnation en dommages et intérêts sera donc rejetée.

Sur les autres demandes

Monsieur [Y] [Z], qui perd le procès, sera condamné aux dépens conformément aux dispositions de l'article 696 du Code de procédure civile.

Le syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7] a nécessairement exposé des frais pour recouvrer sa créance, qu'il serait inéquitable de laisser à sa charge. Monsieur [Y] [Z] sera donc condamné à lui verser la somme de 300 euros sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile.

Il sera rappelé que la présente décision est exécutoire de plein droit.

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, statuant publiquement, par décision réputée contradictoire, susceptible d’appel et prononcée par mise à disposition au greffe,

CONDAMNE Monsieur [Y] [Z] à verser au syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7] la somme de 7.035,59 euros au titre de l'arriéré de charges, avec intérêts au taux légal à compter du 30 janvier 2024,

ORDONNE la capitalisation des intérêts à compter de la présente décision,

REJETTE pour le surplus les demandes des parties,

CONDAMNE Monsieur [Y] [Z] à verser au syndicat des copropriétaires de la résidence NICOLAS LEBLANC située [Adresse 6] à [Localité 7] la somme de 300 euros sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile,

CONDAMNE Monsieur [Y] [Z] aux dépens,

RAPPELLE que la présente décision est revêtue de l'exécution provisoire.

Ainsi jugé le 17 juin 2024.

Et ont signé,

Le Greffier Le Juge du tribunal de proximité

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