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tj Fait droit à l'ensemble des demandes du ou des demandeurs sans accorder de délais d'exécution au défendeur source api

TJ 91228, 6 mai 2025, RG 25/01706


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Date
06/05/2025
Numéro
25/01706
Lieu / cour
tj91228
Chambre
Juge de l'Exécution
Type
other
Id
681a5ff15eb387f553b9cc20

Texte de la décision

4,771 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE D’EVRY JUGE DE L'EXÉCUTION

AUDIENCE DU 06 Mai 2025 Minute n° 25/

AFFAIRE N° N° RG 25/01706

N° Portalis DB3Q-W-B7J-Q2GF

CCCFE délivrées le :
CCC délivrées le :

RENDU LE : SIX MAI DEUX MIL VINGT CINQ

Par Madame Virginie BOUREL, Vice-Présidente, Juge de l'exécution, assistée de Madame Johanna PALMONT, greffière

ENTRE

PARTIE DEMANDERESSE :

Madame [R] [G]
[Adresse 2]
[Adresse 5]
[Localité 4]

non comparante, représentée par Maître Etienne CACAN, barreau de l’Essonne

ET

PARTIE DEFENDERESSE :

S.A. [Adresse 6]
[Adresse 1]
[Localité 3]

non comparante, représentée par Maître MENARD Elisabeth, barreau de Paris
(P 0128)

DEBATS

L'affaire a été appelée à l'audience du 08 Avril 2025, date à laquelle elle a été plaidée et mise en délibéré au 06 Mai 2025.

EXPOSE DU LITIGE

Le 30 novembre 2024, la SA IMMOBILIERE 3F a fait délivrer un commandement de quitter les lieux à Madame [R] [G] en exécution d’une ordonnance de référé rendue par le Président du tribunal de proximité de Longjumeau le 12 juillet 2018.

Par assignation du 19 mars 2025, Madame [R] [G] a saisi le juge de l'exécution du tribunal judiciaire d'Évry d’une demande de délais de 10 mois pour libérer les lieux,

A l’audience du 8 avril 2025,Madame [R] [G] a maintenu sa demande de délais, exposant avoir retrouvé un emploi et avoir des enfants scolarisés à proximité du domicile.

La SA IMMOBILIERE 3F a indiqué ne pas s'opposer à l'octroi de délais, dans la limite de 5 mois.

Conformément à l'article 455 du code de procédure civile, pour plus ample exposé des prétentions et moyens des parties, il est renvoyé à la requête et aux écritures déposées et développées oralement ainsi qu'aux notes d'audience.

L’affaire a été mise en délibéré au 6 mai 2025.

MOTIFS DE LA DECISION

Selon l'article L. 412-3 du code des procédures civiles d’exécution, le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales.

Conformément à l'article L. 412-4 du même code, dans sa version applicable au présent litige, la durée des délais ne peut, en aucun cas être inférieure à un mois ni supérieure à un an.

Pour la fixation de ce délai, le juge tient compte de la bonne ou mauvaise volonté manifestée par l'occupant dans l'exécution de ses obligations, des situations respectives du propriétaire et de l'occupant, notamment en ce qui concerne la qualité de sinistré par faits de guerre, la situation de famille ou de fortune de chacun d'eux, les circonstances atmosphériques, ainsi que des diligences que l'occupant justifie avoir faites en vue de son relogement.

Il est également tenu compte du droit à un logement décent et indépendant, des délais liés aux recours engagés selon les modalités prévues par le code de la construction et de l'habitation et du délai prévisible de relogement des intéressés.

Il appartient donc au juge de respecter un juste équilibre entre deux revendications contraires en veillant à ce que l'atteinte au droit du propriétaire soit proportionnée et justifiée par la sauvegarde des droits de l'occupant dès lors que ces derniers apparaissent légitimes.

En l’espèce, si l'arriéré locatif s'élevait à la somme de 12.184,37 euros au mois d'avril 2018, il a été partiellement apuré et s'élève désormais à la somme de 9.459,39 euros.

En outre, la SA IMMOBILIERE 3F a indiqué ne pas s'opposer à l'octroi de délais, dans la limite de 5 mois.

Compte tenu de ces éléments, il convient de faire droit à la demande de sursis à expulsion de Madame [R] [G] dans les termes du dispositif ci-après.

Chaque partie conservera la charge des dépens qu'elle a avancés.

Il est rappelé que la présente décision est de plein droit exécutoire par provision.

PAR CES MOTIFS

Le juge de l’exécution, statuant par jugement contradictoire, mis à disposition au greffe et rendu à charge d’appel :

DECLARE Madame [R] [G] fondée en sa demande ;

SUSPEND pour une durée de CINQ mois la procédure d'expulsion ;

DIT que pendant ce délai, Madame [R] [G] devra s'acquitter de l’indemnité d'occupation égale au montant du loyer mensuel et des charges, avant le 10 de chaque mois ;

DIT qu'à défaut de paiement d'un seul versement de l'indemnité d'occupation et de l’échéance de la dette locative, et après l'envoi d'une mise en demeure restée infructueuse pendant un délai de 15 jours, la procédure d'expulsion pourra reprendre sans aucune formalité ;

DIT que chaque partie conservera la charge des dépens par elle avancés ;

RAPPELLE que la présente décision est de plein droit exécutoire par provision.

Ainsi jugé et prononcé au Tribunal judiciaire d'EVRY, le SIX MAI DEUX MIL VINGT CINQ

LE GREFFIER LE JUGE DE L’EXECUTION

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