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TJ 28085, 7 mai 2025, RG 23/00621


Vérifier : TJ 28085, 7 mai 2025, RG 23/00621 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
07/05/2025
Numéro
23/00621
Lieu / cour
tj28085
Chambre
2EME CH CABINET 1
Type
other
Id
6824e867b351f8463a00e033

Texte de la décision

9,286 caractères

MINUTE N° : 25/255 INTERMEDIATION [11]

JUGEMENT : Contradictoire
DU : 07 Mai 2025
AFFAIRE : [I] / [W]
DOSSIER : N° RG 23/00621 - N° Portalis DBXV-W-B7H-F5GW
2EME CH CABINET 1

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CHARTRES

LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

DEMANDERESSE

Madame [Y] [I] épouse [W]
née le [Date naissance 1] 1992 à [Localité 9] (TUNISIE)
de nationalité Tunisienne
[Adresse 3]
[Localité 8]

représentée par Me Guillaume BLIN, avocat au barreau de CHARTRES plaidant,

DÉFENDEUR

Monsieur [G] [B] [M] [W]
né le [Date naissance 2] 1983 à [Localité 13]
de nationalité Française
[Adresse 6]
[Localité 5]

représenté par Me François CARE, avocat au barreau de CHARTRES plaidant,

JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
[U] [C]

GREFFIER
[S] [K]

DÉBATS
A l’audience en Chambre du Conseil du 3 décembre 2024. A l’issue des débats, il a été indiqué que la décision serait prononcée par mise à disposition au greffe le 04 Février 2025, prorogé jusqu’au 07 Mai 2025.

grosse le :
à:
Me Guillaume BLIN
- Me François CARE
[Y] [I] épouse [W]
- [G] [B] [M] [W]

[Motifs de la décision occultés]

[Motifs de la décision occultés]

PAR CES MOTIFS,

Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, par jugement contradictoire et susceptible d'appel et après en avoir délibéré conformément à la loi,

DIT que le juge français est compétent et la loi française applicable au divorce ;

CONSTATE que Madame [Y] [I] a satisfait à son obligation de proposition de règlement des intérêts pécuniaires et patrimoniaux des époux de sorte que la demande est recevable ;

Vu l’assignation en divorce en date du 24 février 2023,

PRONONCE par application des articles 237 et 238 du code civil, le divorce de :

Madame [Y] [I] née le [Date naissance 7] 1992 à [Localité 10] ( Tunisie)

et de

Monsieur [G] [W] né l [Date naissance 2] 1983 à [Localité 12] (28) ,

qui s'étaient mariés le [Date mariage 4] 2015 devant l'officier d’état civil de la commune de [Localité 15] (28) ;

ORDONNE mention du dispositif du présent jugement en marge de l'acte de mariage des époux, ainsi qu'en marge de leurs actes de naissance ;

ORDONNE qu'un extrait de la présente décision ne comportant que le dispositif soit conservé au répertoire civil annexe mentionné à l'article 4-1 du décret n°65-422 du 1er juin 1965 portant création d'un service central d'état civil au ministère des affaires étrangères, sis à [Localité 14] ;

DIT n’y avoir lieu à ordonner la liquidation du régime matrimonial ;

RENVOIE les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage devant tout notaire de leur choix, si nécessaire, et à saisir le juge aux affaires familiales en cas de litige par une assignation en partage dans les conditions des articles 1361 et suivants du code de procédure civile ;

CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux consentis entre les époux dans les limites posées par l’article 265 du code civil ;

DIT que chacun des époux perdra l’usage de son nom marital à compter du prononcé du divorce;

DIT que le présent jugement prendra effet entre les époux en ce qui concerne leurs biens à la date du 19 mars 2023,

CONSTATE qu’aucune demande de prestation compensatoire n’est formée par l’un ou l’autre des époux ;

CONSTATE l’exercice conjoint de l’autorité parentale sur les enfants mineurs ;

RAPPELLE que l'autorité parentale est un ensemble de droits et de devoirs ayant pour finalité l'intérêt des enfants et qu'elle appartient aux père et mère jusqu'à la majorité ou l'émancipation des enfants, pour les protéger dans leur sécurité, leur santé et leur moralité, pour assurer leur éducation et permettre leur développement dans le respect dû à leur personne ;

RAPPELLE que pour l'exercice de cette autorité parentale en commun, le père et la mère doivent prendre d'un commun accord toutes les décisions importantes concernant la vie des enfants, et notamment leur scolarité, leur orientation professionnelle, les sorties du territoire national,la religion, la santé, les autorisations à pratiquer des sports dangereux;
DIT que le parent chez lequel résident effectivement les enfants pendant la période de résidence à lui attribuée est habilité à prendre toute décision nécessitée par l'urgence (intervention chirurgicale...) ou relative à l'entretien courant des enfants ;
DIT que la fréquence et la durée des périodes au cours desquelles Monsieur [G] [W] peut accueillir l’enfant les enfants sont déterminées amiablement, et à défaut d'accord, selon les modalités suivantes :

- en période scolaire : les fins de semaines paires du calendrier du vendredi 18 h 00 au dimanche 18 h 00,
- pendant les vacances scolaires : le mois d’août pour le père,
A charge pour la mère de dvenir deposer les enfants et à charge pour le père de les ramener en fin de droits,

DIT que sont à considérer les vacances scolaires en vigueur dans l'académie dont relève l'établissement scolaire fréquenté par les enfants

PRECISE qu'au cas où un jour férié ou un “pont” précéderait le début du droit de visite ou d'hébergement, ou encore en suivrait la fin, celui-ci s'exercerait sur l'intégralité de la période ;

DIT que par dérogation à ce qui précède, le jour de la Fête des pères est attribué au père et celui de la Fête des mères à la mère, de 10 h 00 à 18 h 00, trajets à la charge de celui qui a les enfants ce jour-là ;

PRECISE que chaque parent doit spontanément communiquer ses changements d’adresse ;

FIXE le montant de la contribution due par Monsieur [G] [W] pour l’entretien et l’éducation de l’enfant des enfants à la somme mensuelle de 120 euros ( CENT VINGT EUROS) par enfant et par mois ;

CONDAMNE en tant que de besoin le parent débiteur à payer ladite somme au parent créancier ;

DIT que cette somme est payable le 5 de chaque mois, par mandat ou virement, ou encore en espèces contre reçu, au domicile du créancier sans frais pour lui, en sus de toutes les prestations sociales auxquelles il pourrait prétendre ;

DIT que cette contribution est due pendant l'exercice du droit d'accueil ;

DIT que cette contribution restera due pour les enfants majeurs tant qu’ils poursuivront des études ou seront à la charge du parent qui les assume à titre principal, s’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins, sur justification annuelle du parent qui en assume la charge ;

INDEXE la contribution sur l’indice national de l’ensemble des prix à la consommation, série France entière, hors tabac, dont la base de calcul a été fixée à 100 en 2015 ;

ORDONNE que la pension alimentaire varie de plein droit chaque année à la date anniversaire de la présente décision (ou de la première décision qui l'a fixée si la pension est maintenue),  et pour la première fois en 2026 en fonction des variations de l'indice mensuel des prix à la consommation des ménages urbains dont le chef est ouvrier ou employé, publié par l'I.N.S.E.E ;

DIT que les paiements devront être arrondis à l'euro le plus proche, et que la revalorisation devra être calculée comme suit :

          pension revalorisée = montant initial X nouvel indice
                                               -------------------------------------
                                                           indice de base
dans laquelle l’indice de base est celui du jour de la décision et le nouvel indice est le dernier publié à la date de la revalorisation ;

DIT que les frais exceptionnels (notamment les frais de scolarité en école privée, voyages scolaires, frais de santé non remboursés, etc.) exposés pour les enfants seront pris en charge par moitié sous réserve d'un accord préalable des parents sur la dépense et sur présentation de justificatifs et qu'à défaut, cette dépense sera supportée par le parent qui a engagé unilatéralement la dépense ;

DIT que la part dont l'un des parents aura fait l'avance devra lui être remboursée au plus tard dans un délai de quinze jours après présentation de la facture et d’un justificatif de paiement ;

En tant que de besoin, CONDAMNE Madame [Y] [I] et Monsieur [G] [W] à rembourser la part de frais exceptionnels qu'il ou elle reste devoir à l'autre parent, le recouvrement forcé par commissaire de justice pouvant être entrepris quinze jours après une mise en demeure demeurée sans effet ;

DIT que la contribution à l'entretien et l'éducation sera versée par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales et que, dans l'attente de la mise en place effective de l'intermédiation, le parent débiteur devra la régler directement entre les mains du parent créancier ;

RAPPELLE que lorsqu'elle est mise en place, il peut être mis fin à l'intermédiation sur demande de l'un des parents, adressée à l'organisme débiteur des prestations familiales, sous réserve du consentement de l'autre parent ;

DIT qu'en application de l'article 1074-3 du code de procédure civile, la présente décision sera notifiée aux parties par le greffe par lettre recommandée avec demande d'avis de réception ;

DIT que la présente décision sara signifiée par commissaire de justice par la partie la plus diligente ;

DIT que les dépens sont supportés par Madame [Y] [I] et seront recouvrés le cas échéant selon les dispositions relatives à la loi sur l’aide juridictionnelle.

LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

Monsieur [S] [K] Madame [U] [C]

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