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TJ 30189, 8 juin 2025, RG 25/02883


Vérifier : TJ 30189, 8 juin 2025, RG 25/02883 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
08/06/2025
Numéro
25/02883
Lieu / cour
tj30189
Chambre
Juge Libertés Détention
Type
other
Id
68474de46dc838022be9f56d

Texte de la décision

10,896 caractères

COUR D'APPEL DE NÎMES TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NÎMES

MAGISTRAT DU SIEGE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NIMES

Requête: N° RG 25/02883 - N° Portalis DBX2-W-B7J-LBPU

ORDONNANCE DU 08 Juin 2025 SUR LA DEMANDE DE SECONDE PROLONGATION DE RÉTENTION ADMINISTRATIVE

Nous, Marianne ASSOUS, vice-présidente, magistrat du siège du tribunal judiciaire de NIMES, assistée de Ines TOURNAY, Greffier, siégeant publiquement conformément à l’article L. 743-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile,

Vu les articles L. 742-1 à L. 743-25 et les articles R. 743-1 à R. 743-9 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

Les avis prévus par les articles R. 743-3 et R . 743-4 ayant été donnés par le greffier ;

Vu la requête reçue au greffe le 07 Juin 2025 à 8 heures 44 enregistrée sous le numéro N° RG 25/02883 - N° Portalis DBX2-W-B7J-LBPU présentée par Monsieur LE PREFET DES ALPES MARITIMES concernant :

Monsieur [C] [F]
né le 28 Septembre 1987 à [Localité 4] (ALGERIE)
de nationalité Algérienne ;

Vu l'interdiction de territoire français prononcée le 02/01/2025 par le tribunal correctionnel le Tribunal Correctionnel de GRASSE de en date du et notifié le 02/01/2025 ayant donné lieu à une décision de placement en rétention en date du 09/05/2025 notifiée le même jour à 10 heures 55

Attendu que Monsieur le Préfet requérant, régulièrement avisé, ne s'est pas fait représenter ;

* * *

Attendu que la personne concernée par la requête est assistée de Me Annélie DESCHAMPS, avocat commis d'office, désigné par Madame le Bâtonnier du Barreau de NÎMES, qui a pris connaissance de la procédure et s'est entretenu librement avec son client ;

Attendu qu'en application de l'article L. 141-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile la personne étrangère présentée a déclaré au début de la procédure comprendre et savoir lire la langue arabe et a donc été entendue avec l'assistance d'un interprète en cette langue, Madame [P] [I] inscrit sur une des listes des experts de la Cour d'Appel

DEROULEMENT DES DEBATS

La personne étrangère déclare: oui je suis né le 28/09/1987 en Algérie, j'ai besoin d'un interprète, Madame [I] assiste Monsieur [F].
je me sens pas bein au CRA je pense à ma fille et à mon avenir, je travail pour subvenir au besoin de ma fille. A mon âge je ne devrais pas être au CRA j'ai fait appel de la décision.
j'ai une adresse [Adresse 1]. je suis à la même adresse depuis trois ans, je n'ai pas de document d'identité.
je suis un père responsable je parle à ma fille tous les jours.elle habite à [Localité 6], nous sommes séparé avec sa mère. je ne veux pas laisser ma fille. l'an dernier 5 vols ont été programmés et on a du me laisser sortir du CRA. je demande de trouver une solution et me laisser une chance

Me [S] [W] ne soulève aucune nullité de procédure ;

Le représentant de la Préfecture : La Préfecture ne s'est pas fait représenter à l'audience de ce jour bien que dûment avisée.

***

Sur le fond, Me [S] [W] plaide le non renouvellement de la rétention administrative de son client pour les motifs suivant : il a une fille de 5 ans elle vit avec sa mere à [Localité 6] il exerce ses droits parentaux. il a fait l'objet de 3 placements au CRA de 90 jours je n'ai pas les dates.

La personne étrangère déclare :je suis allé au CRA en 2021 2022 et j'avais fait un recours contre l'OQTF

MOTIFS DE LA DECISION

Attendu que conformément à l’article L. 742-4 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, un délai de vingt-six jours s'est écoulé depuis l'expiration du délai de 04 jours mentionné au I de l'article L. 741-1 ;

Attendu qu’il est établi, en l’espèce :
que l'impossibilité d'exécuter la mesure d'éloignement résulte de la perte ou de la destruction des documents de voyage de l'intéressé, de la dissimulation par celui-ci de son identité ou de l'obstruction volontaire faite à son éloignement ;
3° que la mesure d'éloignement n'a pu être exécutée en raison du défaut de délivrance des documents de voyage par le consulat dont relève l'intéressé ou de l'absence de moyens de transport ;

Attendu que par jugement du 3 janvier 2025 le Tribunal correctionnel de GRASSE a condamné l'intéressé notamment à une peine d'interdiction du territoire français définitive ;

Qu'il fait l'objet d'un arrêté portant exécution d'une interdiction judiciaire du territoire en date du 9 mai 2025 ;

Qu'il est indiqué que Monsieur [F] est passé à la borne Eurodac le 12 mai 2025 ; que les résultats sont négatifs ;

Qu'un courriel en date du 5 juin 2025 aux termes duquel les autorités consulaires algériennes sont relancées aux fins de laissez-passer consulaire est produit ;

Attendu que si Monsieur [F] souligne sa situation familiale en ce qu'il aurait une fille résidant à [Localité 6], il n'en justifie pas ;

Qu'en tout état de cause il ne produit pas de pièces quant à son domicile allégué à [Localité 2] et confirme qu'il n'est en possession d'aucun document d'identité ; qu'il fait en outre état de son souhait de se maintenir sur le terriroire français ;

Attendu qu'au vu de l'ensemble de ces éléments il convient de faire droit à la requête préfectorale ;

PAR CES MOTIFS

ORDONNONS pour une durée maximale de 30 jours commençant à l’expiration du délai de 26 jours précédemment accordé par le magistrat du siège du tribunal judiciaire, le maintien dans des locaux ne relevant pas de l'administration pénitentiaire, de Monsieur [C] [F]
né le 28 Septembre 1987 à [Localité 4] (ALGERIE)
de nationalité Algérienne

et DISONS que la mesure de rétention prendra fin à l’expiration d’un délai de 30 jours à compter du 8 juin 2025 ;

RAPPELONS à la personne étrangère que, pendant toute la période de la rétention, elle peut demander l’assistance d’un interprète, d’un conseil ainsi que d’un médecin et communiquer avec son consulat et avec une personne de son choix et qu’un espace permettant aux avocats de s’entretenir confidentiellement avec les étrangers retenus est prévu au Centre de Rétention de [Localité 5] ;

AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d'être frappée d'appel devant le Premier Président de la Cour d'Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d'être prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant s'il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;

AVISONS cette personne que l'appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d'Appel de Nîmes (mail : [Courriel 8] ou uniquement en cas de dysfonctionnement fax N° 04.66.76.46.83) ;

AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [7] demandeur et à Monsieur le Procureur de la République près ce Tribunal ;

LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.

Fait à [Localité 5], en audience publique, le 08 Juin 2025 à

LE GREFFIER LA PRESIDENTE

Reçu notification le 08 Juin 2025 à

LE PRÉFET L’INTÉRESSÉ L’AVOCAT L’INTERPRÈTE

Pris connaissance ce jour à heures

☐ de l’ordonnance de maintien en rétention de Monsieur [C] [F]
☐ de l’ordonnance ayant assigné à résidence Monsieur [C] [F]
☐ de l’ordonnance ayant mis fin à la rétention de Monsieur [C] [F]

et déclare :
☐ Faire appel de la présente ordonnance assorti d’une demande d’effet suspensif devant Monsieur le Premier Président

☐ Ne pas faire appel de la présente ordonnance

Le Procureur de la République

☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Monsieur LE PREFET DES ALPES MARITIMES
le 08 Juin 2025 à par mail Le Greffier

☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée au Centre de Rétention Administrative de [Localité 5];

le 08 Juin 2025 à par mail Le Greffier

☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée par le Centre de Rétention Administrative de [Localité 5] au retenu, accompagnée du récépissé de notification ;
le 08 Juin 2025 à par mail Le Greffier

☐ Notification de la présente ordonnance a été donnée à Me Annélie DESCHAMPS ;
le 08 Juin 2025 à par mail Le Greffier

RÉCÉPISSÉ A REMPLIR PAR L’INTERMÉDIAIRE DU CRA DE [Localité 5]

Monsieur [C] [F] reconnaît avoir :

Reçu notification le ..............................à ....................................heures de l’ordonnance de prolongation de la rétention administrative rendue le 08 Juin 2025 par Marianne ASSOUS, vice-présidente, magistrat du siège de tribunal judiciaire de NIMES
AVISONS cette personne de ce que la présente décision est susceptible d'être frappée d'appel devant le Premier Président de la Cour d'Appel de Nîmes, dans les 24 heures de son prononcé, que ce délai est susceptible d'être prorogé jusqu'au premier jour ouvrable suivant s'il expire normalement un samedi, un dimanche, ou un jour férié ou chômé ;

AVISONS cette personne que l'appel doit être formé par une déclaration motivée transmise par tout moyen au Greffe de la Cour d'Appel de Nîmes (mail : [Courriel 8] ou uniquement en cas de dysfonctionnement fax N° 04.66.76.46.83) ;

AVISONS la personne concernée que la même faculté appartient à Monsieur le [7] demandeur et à Monsieur le procureur de la République près ce Tribunal ;

LUI INDIQUONS en outre que Monsieur le procureur de la République a seul la possibilité, dans un délai de 24 heures à compter de la notification de demander la suspension de l’exécution de la présente ordonnance et à cette fin de la maintenir à la disposition de la justice pendant ce délai et jusqu’à décision de Monsieur le Premier Président ou si celui-ci donne un effet suspensif à l’appel du ministère public, jusqu’à ce qu’il soit statué sur le fond.

Signature du requérant

Cette ordonnance a été traduite oralement en.............................................................
langue que le requérant comprend ;

le .................................................................. à ........................... HEURES

Par l’intermédiaire de :

☐................................................................................., interprète
☐ inscrit sur les listes de la CA ☐ non inscrit sur les listes de la CA

☐ L’ISM, par téléphone

avec ....................................................., interprète en langue ............................................................

SIGNATURE (interprète (si présent ) ou personnel du CHU, en précisant la qualité, et l’identité )

MERCI DE FAIRE RETOUR DE CE FORMULAIRE AU GREFFE DU JLD : [Courriel 3] (04.66.76.48.76)

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