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tj Prononce le divorce pour altération définitive du lien conjugal source api

TJ 59606, 18 juin 2025, RG 23/01698


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Date
18/06/2025
Numéro
23/01698
Lieu / cour
tj59606
Chambre
2ème Chambre Cabinet B
Type
other
Id
685c53010a00405eb7422997

Texte de la décision

6,482 caractères

RG : N° RG 23/01698 - N° Portalis DBZT-W-B7H-F7UK

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE VALENCIENNES DEUXIEME CHAMBRE CIVILE

JUGE DES AFFAIRES FAMILIALES
Cabinet B

Minute : 25/622
Code NAC : 20J
J U G E M E N T
* * * * * * * * *
LE DIX HUIT JUIN DEUX MIL VINGT CINQ

DEMANDERESSE :

Madame [X] [I] [B] [Y]
née le [Date naissance 2] 1980 à [Localité 12]
de nationalité Française
Profession : Sans emploi
[Adresse 9]
[Localité 7]
représentée par Maître Christel HOFFMANN, avocat au barreau de VALENCIENNES
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2020/1826 du 24/06/2020 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 11])

DEFENDEUR :

Monsieur [D] [S] [T]
né le [Date naissance 1] 1980 à [Localité 12]
de nationalité Française
Profession : Sans emploi
[Adresse 3]
[Localité 8]
représenté par Maître Céline LEVEL, avocat au barreau de VALENCIENNES
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro 2021/37 du 01/02/2021 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 11])

Nous Géraldine VUILLEMIN, Juge aux Affaires Familiales, statuant sans audience , après dépôt des dossiers selon l’article 778 al 4 du code de procédure civile assistée de Marie-Elisabeth LECLERCQ, Greffier, lors de la mise à disposition avons rendu le jugement contradictoire, en premier ressort, les parties ayant été avisées de sa mise à disposition au greffe de la juridiction à la date de ce jour.

[Motifs de la décision occultés]

[Motifs de la décision occultés]

PAR CES MOTIFS

Le juge aux affaires familiales, statuant publiquement, sans audience, par jugement contradictoire en premier ressort, mis à disposition au greffe,

CONSTATE que l'ordonnance de non-conciliation a été rendue le 18 décembre 2020 ;

PRONONCE en application des articles 237 et 238 du code civil le divorce d'entre les époux :

[X] [I] [B] [Y]
née le [Date naissance 2] 1980 à [Localité 11]

et

[D] [S] [T]
né le [Date naissance 4] 1980 à [Localité 11]

qui s'étaient unis en mariage par-devant l'Officier de l’État-Civil de la commune de [Localité 10] le 28 juillet 2012, sans contrat de mariage ;

REPORTE les effets du divorce dans les rapports entre époux concernant leurs biens au 11 mai 2020, date à laquelle les époux ont cessé de cohabiter et de collaborer ;

DIT que [X] [Y] ne conservera pas l'usage de son nom d'épouse ;

DIT que la mention du divorce sera portée en marge de l'acte de mariage ainsi que des actes de naissance des époux, sur chacun des registres, au vu, soit du dispositif de la présente décision, soit d'un extrait établi conformément aux dispositions de l'article 1082 du code de procédure civile ;

DIT n'y avoir lieu à ordonner la liquidation et le partage des intérêts patrimoniaux des époux ;

RENVOIE les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux et en cas de litige, à saisir le juge aux affaires familiales par assignation selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;

CONSTATE la révocation des donations et avantages matrimoniaux prévus aux dispositions de l'article 265 du code civil ;

CONSTATE que l’autorité parentale sur [G] [T]- - [Y] et [N] [T]- - [Y], est exercée en commun par les deux parents [X] [Y] et [D] [T] ;

RAPPELLE que cet exercice en commun de l’autorité parentale commande la concertation et l’accord des parents quant aux décisions importantes à prendre vis-à-vis de l’enfant, leur fait devoir de s’informer réciproquement quant à l’organisation de la vie du mineur, de se communiquer spontanément tout élément relatif à la santé, la scolarité ou le travail de l'enfant ;

RAPPELLE que chaque parent a le devoir, en cas de changement de résidence, de prévenir l’autre parent au préalable et de lui communiquer sa nouvelle adresse ;

FIXE la résidence habituelle de [G] [T]- - [Y] et [N] [T]- - [Y] au domicile de [X] [Y] ;

RAPPELLE qu'en vertu de l'article 373–2 du code civil, tout changement de résidence de l'un des parents, dès lors qu'il modifie les modalités d'exercice de l'autorité parentale, doit faire l'objet d'une information préalable et en temps utile de l'autre parent ; qu'en cas de désaccord, le parent le plus diligent saisit le juge aux affaires familiales qui statue selon ce qu'exige l'intérêt de l'enfant ; que le juge répartit les frais de déplacement et ajuste en conséquence le montant de la contribution à l'entretien et l'éducation de l'enfant ;

RAPPELLE que le fait pour une personne qui transfère son domicile en un autre lieu, alors que ses enfants résident habituellement chez elle, de ne pas notifier son changement de domicile, dans un délai d'un mois à compter de ce changement à ceux qui peuvent exercer à l'égard des enfants un droit de visite ou d'hébergement en vertu d'un jugement, d'une convention judiciairement homologuée est puni de 6 mois d'emprisonnement et de 7.500 euros d'amende ;

FIXE au bénéfice de [D] [T], à défaut de meilleur accord amiable, un droit de visite et d'hébergement les samedi pairs de 11 heures à 17 heures, sans suspension pendant les vacances scolaires ;

DIT que par dérogation, l’enfant passera le dimanche de la fête des pères chez son père, et celui de la fête des mères chez sa mère de 10 heures à 18 heures ;

ATTRIBUE au titulaire du droit de visite et d’hébergement la charge de prendre ou de faire prendre l’enfant par un tiers digne de confiance, ainsi que de ramener ou de faire ramener l’enfant par un tiers digne de confiance, à son lieu de résidence ;

CONSTATE l'état d'impécuniosité de [D] [T] et le dispense de toute contribution à l'entretien et l'éducation des enfants jusqu'à retour de meilleure fortune ;

DEBOUTE [X] [Y] de sa demande de contribution à l'entretien et l'éducation des enfants ;

DÉBOUTE [X] [Y] de sa demande de prestation compensatoire ;

RAPPELLE que la présente décision est exécutoire de droit par provision s’agissant des dispositions concernant les enfants ;

RAPPELLE que les parties peuvent aller consulter un médiateur familial pour trouver une solution amiable à leur conflit dans l'intérêt de leur enfant (l’Association de médiation familiale : la Sauvegarde du Nord « Médiannes », service médiation familiale sis [Adresse 5], ou l'AGSS de l'UDAF, [Adresse 6]) ;

CONDAMNE [X] [Y] aux dépens.

DÉBOUTE les parties du surplus de leurs demandes.

Ainsi fait et prononcé le 18 juin 2025 la présente décision a été signée par le Juge, et le Greffier

LE GREFFIER LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES

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