TJ 45234, 17 juill. 2025, RG 25/00481
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Texte de la décision
TRIBUNAL JUDICIAIRE
D'[Localité 5]
JUGEMENT DU 17 JUILLET 2025
Minute n° :
N° RG 25/00481 - N° Portalis DBYV-W-B7I-HAI3
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : Marine MARTINEAU, JCP
Greffier : Anita HOUDIN, Greffier
DEMANDEUR :
Société ACTION LOGEMENT SERVICES, dont le siège social est sis [Adresse 1]
représentée par Maître Roger LEMONNIER de la SCP LEMONNIER DELION GAYMARD RISPAL, avocats au barreau de PARIS, plaidant
Me Pia RANDELLI, avocat au barreau d'ORLEANS, postulant
DÉFENDEURS :
Monsieur [T] [E], demeurant [Adresse 3]
comparant en personne
Madame [W] [P], demeurant [Adresse 2]
non comparante, ni représentée
A l'audience du 22 Mai 2025 les parties ont comparu comme il est mentionné ci-dessus et l'affaire a été mise en délibéré à ce jour.
Copie revêtue de la formule Exécutoire
délivrée le :
à :
copies délivrées le :
à :
RAPPEL DES FAITS
La SCI LDX a donné à bail à Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] un bien à usage d'habitation situé [Adresse 4], par contrat du 5 avril 2023, moyennant un loyer mensuel de 450 euros, outre 20 euros de provision sur charges, payables à terme à échoir le 7 du mois.
Le 5 avril 2023, la SCI LDX a signé un contrat de cautionnement VISALE avec la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES portant sur le logement et sur le bail.
A compter du mois de septembre 2023, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES a procédé à des versements de loyers aux bailleurs en tant que caution.
Le 25 mars 2024, une première quittance subrogative a été délivrée par le gérant du bailleur à la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES pour un montant de 1400,33 euros.
Par acte du 17 avril 2024 remis à personne pour Madame [W] [P] et à domicile pour Monsieur [E] [T], la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES a fait délivrer aux locataires un commandement de payer visant la clause résolutoire inscrite au bail, pour la somme en principal de 1400,33 euros, au titre des loyers et charges impayés des mois de septembre 2023 à mars 2024.
Dénonçant la situation d’impayés, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES a saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives par voie électronique le 18 avril 2024.
Le 13 septembre 2024, une seconde quittance subrogative a été établie, par laquelle le gérant du bailleur a déclaré avoir reçu de la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES la somme totale de 2565,33 euros au titre des loyers et charges impayés dus par Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P], pour lesquels il a précisé subroger la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES dans ses droits et actions contre les locataires défaillants.
Par acte du 5 novembre 2024 remis à étude, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES a fait assigner Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire d’Orléans, aux fins suivantes :
-déclarer ACTION LOGEMENT SERVICES recevable en son action ;
-déclarer acquise la clause résolutoire insérée au bail ;
-à titre subsidiaire, prononcer la résiliation du bail aux torts et griefs du preneur ;
-ordonner l’expulsion de Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] ainsi que de tous occupants de leur chef, au besoin avec le concours de la force publique ;
-condamner solidairement Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] au paiement de la somme de 2365,33 euros avec intérêts au taux légal à compter du commandement de payer du 17 avril 2024 sur la somme de 1400,33 euros, et pour le surplus à compter de l'assignation ;
-fixer l’indemnité d’occupation à compter de la date d'acquisition de la clause résolutoire ou de la résiliation du bail au montant du loyer contractuel augmenté des charges ;
-condamner solidairement Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] à payer lesdites indemnités d’occupation à la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES dès lors que ces paiements seront justifiés par une quittance subrogative ;
-condamner solidairement Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] au paiement de la somme de 800 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile ainsi qu’au paiement in solidum des dépens, dont le coût du commandement de payer ;
-dire n'y avoir lieu à écarter l'exécution provisoire de la décision.
L’assignation a été notifiée à la diligence de l’huissier de justice au représentant de l’État dans le département le 6 novembre 2024.
Le diagnostic social de prévention des expulsions locatives n'a pas été reçu avant l'audience.
L'affaire a été appelée à l'audience du 22 mai 2025.
A l'audience, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES, représentée par son avocat, a maintenu oralement ses demandes et confirmé que sa créance est de 2365,33 euros, hors frais. Elle s'en est rapportée sur les demandes des défendeurs de délais de paiement et de suspension des effets de la clause résolutoire.
Monsieur [E] [T] a comparu. Il a reconnu le montant de la dette locative et a sollicité des délais de paiement à hauteur de 70 euros par mois en plus du loyer courant ainsi que la suspension des effets de la clause résolutoire.
Madame [W] [P] n'a pas comparu à l'audience et ne s'est pas fait représenter.
La décision a été mise en délibéré à la date du 17 juillet 2025.
MOTIFS DE LA DECISION
Selon l’article 467 du Code de procédure civile, le jugement est contradictoire, toutes les parties ayant comparu ou été représentées à l'audience.
SUR L'INTERET A AGIR DE LA SAS ACTION LOGEMENT SERVICES :
En application de l’article 2306 du Code civil, la caution qui a payé la dette est subrogée à tous les droits qu’avait le créancier contre le débiteur. L’article 1346-4 du même Code précise que la subrogation transmet à son bénéficiaire, dans la limite de ce qu’il a payé, la créance et ses accessoires, à l’exception des droits exclusivement attachés à la personne du créancier.
Les accessoires de la créance comprennent toutes les actions qui appartenaient au créancier et qui se rattachaient à cette créance immédiatement avant le paiement.
La Convention Etat-UESL pour la mise en œuvre de VISALE indique dans son article 7.1 que « la subrogation doit permettre d’engager une procédure en résiliation du bail en lieu et place du bailleur (résiliation judiciaire ou mise en œuvre de la clause résolutoire) ».
En l’espèce, le contrat de cautionnement VISALE du 5 avril 2023 reprend les termes de cette disposition dans son article 8.1 (page 7), qui prévoit que « dès lors que la caution aura payé au bailleur les sommes impayées par le locataire, la caution sera subrogée au bailleur dans tous ses droits et actions sur les sommes versées par elle. La subrogation permettra à la caution d'agir en recouvrement des sommes versées, en constatation de l'acquisition de la clause résolutoire et/ou en résiliation judiciaire du bail, ainsi qu'en fixation de l'indemnité d'occupation. »
L'article 8.2 précise que la caution s'engage à « procéder aux actions contentieuses de recouvrement et/ou d'expulsion » (page 9).
En conséquence, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES subrogée aux droits et actions du bailleur tant dans le cadre du recouvrement des sommes dues au titre de l’occupation du logement et qu’en ses actions aux fins de mettre un terme au bail à raison des impayés locatifs, démontre sa qualité et son intérêt à agir en résiliation du contrat de bail du 5 avril 2023 et en expulsion à l’encontre de Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P].
SUR LA RECEVABILITE DE L'ACTION EN RESILIATION DU BAIL ET EN EXPULSION :
En application des dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989, une copie de l'assignation a été notifiée à la préfecture du Loiret selon accusé de réception en date du 6 novembre 2024, soit plus de six semaines avant l'audience en vertu de la nouvelle rédaction de l’article 24 précité, issue de la loi du 27 juillet 2023.
Par ailleurs, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES justifie avoir saisi la commission de coordination des actions de prévention des expulsions locatives le 18 avril 2024, soit plus de deux mois avant la délivrance de l'assignation.
L’action est donc recevable.
SUR L'ACQUISITION DES EFFETS DE LA CLAUSE RESOLUTOIRE :
L'article 24 de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 tel que rédigé dans les termes applicables au bail dispose que toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie ne produit effet que deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux.
En l’espèce, le bail du 5 avril 2023 contient une clause résolutoire en cas d’impayés (page 3) et un commandement de payer visant cette clause a été signifié au locataire le 17 avril 2024, pour la somme en principal de 1400,33 euros.
Le commandement de payer reprend la durée de deux mois prévue dans le bail et cette durée a donc vocation à s’appliquer, la nouvelle durée prévue par la loi du 27 juillet 2023 ne s’appliquant pas dans cette situation.
Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] devaient régler cette somme avant le lundi 17 juin 2024 à 24 heures.
Entre le 17 avril 2024 et le 17 juin 2024 à 24 heures, seul un versement de 50 euros en date du 9 juin 2024 a été effectué.
Ce commandement est donc demeuré infructueux pendant plus de deux mois, de sorte qu’il y a lieu de constater que les conditions d’acquisition de la clause résolutoire contenue dans le bail étaient réunies à la date du 18 juin 2024.
Il n'y aura pas lieu en conséquence de statuer sur la demande subsidiaire tendant à ce que la résiliation du bail soit prononcée.
SUR LA DEMANDE DE CONDAMNATION AU PAIEMENT :
En vertu des articles 7 et 23 de la loi n° 89-462 du 6 juillet 1989, le locataire est obligé de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus pendant la durée du contrat de bail.
La SAS ACTION LOGEMENT SERVICES verse aux débats, outre le contrat de bail, un décompte arrêté à la date du 19 mai 2025 démontrant que Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] restent devoir la somme de 2365,33 euros au titre des loyers et charges à cette date, dernière échéance impayée de septembre 2024 incluse, hors frais de poursuite.
En outre, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES produit une quittance subrogative datée du 13 septembre 2024, mentionnant qu'une somme totale de 2565,33 euros a été versée par la caution au gérant du bailleur.
Monsieur [E] [T] ne conteste pas le principe et reconnaît le montant de la dette, Madame [W] [P] n'ayant quant à elle pas comparu et donc pas contesté non plus la somme réclamée.
Le contrat de bail signé le 5 avril 2023 contient une clause de solidarité aux termes de laquelle « les locataires sont tenus solidairement et indivisiblement à l'égard du bailleur de l'exécution de toutes les obligations résultat du présent contrat, et notamment, sans que cette liste soit exhaustive, au paiement des loyers, charges et accessoires dus en application du présent contrat. »
Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] seront donc condamnés solidairement au paiement de cette somme de 2365,33 euros, avec les intérêts au taux légal sur la somme de 1400,33 euros à compter du commandement de payer en date du 17 avril 2024, sur la somme de 2365,33 euros à compter de l'assignation du 5 novembre 2024, et à compter de la présente décision pour le surplus, conformément aux dispositions de l'article 1231-6 du Code civil et à la demande.
SUR LES DELAIS DE PAIEMENT :
L'article 24 V de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989, dans sa version applicable issue de la loi du 27 juillet 2023, dispose que « le juge peut, à la demande du locataire, du bailleur ou d'office, à la condition que le locataire soit en situation de régler sa dette locative et qu'il ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, accorder des délais de paiement dans la limite de trois années, (...) au locataire en situation de régler sa dette locative ». (...)
L'article 24 VII de cette même loi précise que, lorsque le juge est saisi en ce sens par le bailleur ou par le locataire, et à la condition que celui-ci ait repris le versement intégral du loyer courant avant la date de l'audience, les effets de la clause de résiliation de plein droit peuvent être suspendus pendant le cours des délais accordés par le juge (…). Cette suspension prend fin dès le premier impayé ou dès lors que le locataire ne se libère pas de sa dette locative dans le délai et selon les modalités fixés par le juge. Si le locataire se libère dans le délai et selon les modalités fixés par le juge, la clause de résiliation de plein droit est réputée ne pas avoir joué. Dans le cas contraire, elle reprend son plein effet.
En l'espèce, Monsieur [E] [T] présent à l'audience, demande des délais de paiement et proposent de régler 70 euros par mois en plus du loyer pour apurer la dette locative. Il sollicite également la suspension des effets de la clause résolutoire.
Les locataires ont repris le paiement intégral du loyer avant l'audience, puisque la caution n’a procédé à aucun versement depuis l’échéance de septembre 2024.
Le montant proposé pour apurer la dette locative permet de régler la dette dans le délai légal.
Compte tenu de ces éléments, Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] seront autorisés à se libérer du montant de la dette selon les modalités qui seront rappelées au dispositif.
Les effets de la clause résolutoire seront suspendus pendant le cours des délais ainsi accordés.
Il convient néanmoins de prévoir que tout défaut de paiement des loyers et charges courants d’une part et de non-respect des délais de paiement de la dette d’autre part, aura notamment pour effet de rendre la dette immédiatement exigible et justifiera la condamnation solidaire de Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] au paiement d’une indemnité mensuelle d’occupation, dans les conditions qui seront précisées dans le dispositif au regard de la qualité de caution du demandeur.
SUR LES DEMANDES ACCESSOIRES :
Au vu du sens de la présente décision, Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] supporteront in solidum la charge de l'intégralité des dépens de la présente procédure, dont le coût du commandement de payer et de l'assignation.
Compte tenu des démarches judiciaires qu’a dû accomplir la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES pour obtenir la reconnaissance de ses droits, Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] seront condamnés in solidum à lui payer la somme de 500 euros sur le fondement de l'article 700 du Code de procédure civile.
Il y a lieu de rappeler que l'exécution provisoire de la présente décision est de droit, conformément aux dispositions de l'article 514 du Code de procédure civile.
PAR CES MOTIFS,
Le juge des contentieux de la protection, statuant publiquement, par mise à disposition au greffe, par jugement réputé contradictoire et en premier ressort,
DECLARE recevable la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES en son action aux fins de résiliation de bail et de paiement des loyers et charges impayés ;
CONSTATE que les conditions d'acquisition de la clause résolutoire pour loyers et charges impayés figurant au bail signé le 5 avril 2023 entre la SCI LDX, d'une part, et Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P], d'autre part, concernant le logement situé [Adresse 4], sont réunies à la date du 18 juin 2024 ;
CONDAMNE solidairement Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] à payer à la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES, prise en la personne de son représentant légal, la somme de 2365,33 euros (selon décompte en date du 19 mai 2025, incluant la dernière échéance impayée de septembre 2024), avec les intérêts au taux légal sur la somme de 1400,33 euros à compter du commandement de payer en date du 17 avril 2024, sur la somme de 2365,33 euros à compter de l'assignation du 5 novembre 2024, et à compter de la présente décision pour le surplus ;
AUTORISE Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] à s’acquitter de cette somme, outre le loyer et les charges courants qui doivent être versés au bailleur, en 33 mensualités de 70 euros chacune et une 34e mensualité qui soldera la dette en principal et intérêts ;
PRECISE que chaque mensualité devra intervenir avant le 15 de chaque mois et pour la première fois le 15 du mois suivant la signification du présent jugement ;
SUSPEND les effets de la clause résolutoire pendant l’exécution des délais accordés;
DIT que si les délais accordés sont entièrement respectés, la clause résolutoire sera réputée n’avoir jamais été acquise ;
DIT qu’en revanche, toute mensualité, qu'elle soit due au titre du loyer et des charges courantes ou de l’arriéré (l'arriéré étant à payer à la caution SAS ACTION LOGEMENT SERVICES), restée impayée quinze jours après l'envoi d'une mise en demeure par lettre recommandée avec avis de réception justifiera :
-que la clause résolutoire retrouve son plein effet ;
-que le solde de la dette devienne immédiatement exigible ;
-qu'à défaut pour Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] d’avoir volontairement libéré les lieux dans les deux mois de la délivrance d’un commandement de quitter les lieux, la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES, prise en la personne de son représentant légal, puisse faire procéder à leur expulsion ainsi qu’à celle de tous les occupants de leur chef, avec le concours d’un serrurier et de la force publique si besoin est ;
-que Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] soient condamnés solidairement à verser à la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES, prise en la personne de son représentant légal, une indemnité mensuelle d’occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été dus en l’absence de résiliation du bail, à compter du premier impayé et jusqu’à la date de la libération effective et définitive des lieux caractérisée par la remise des clés au bailleur ou à son mandataire, en cas de quittance subrogative à ce titre ;
CONDAMNE in solidum Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] à verser à la SAS ACTION LOGEMENT SERVICES, prise en la personne de son représentant légal, la somme de 500 euros au titre de l’article 700 du Code de procédure civile ;
CONDAMNE in solidum Monsieur [E] [T] et Madame [W] [P] aux entiers dépens de la présente procédure, comprenant notamment le coût du commandement de payer du 17 avril 2024 ;
REJETTE toute autre demande ;
RAPPELLE que l'exécution provisoire du présent jugement est de droit.
Ainsi jugé et prononcé par mise à disposition du jugement au greffe du tribunal judiciaire, le 17 juillet 2025, la minute étant signée par M. MARTINEAU, Juge des contentieux de la Protection, et par A. HOUDIN, greffière.
La Greffière, La Juge,
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