Ldata.fr
← Retour au corpus
Vérifier sur Judilibre ↗
tj Maintien de la mesure de soins psychiatriques source api

TJ 93008, 14 août 2025, RG 25/07422


Vérifier : TJ 93008, 14 août 2025, RG 25/07422 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
14/08/2025
Numéro
25/07422
Lieu / cour
tj93008
Chambre
J.L.D. HSC
Type
other
Id
68a36a5ead24789c3b7f594f

Texte de la décision

6,207 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE
DE [Localité 4]
ORDONNANCE STATUANT SUR LA POURSUITE D’UNE MESURE D’HOSPITALISATION COMPLÈTE
-
DÉLAI DE 12 JOURS

ADMISSION A LA DEMANDE D’UN TIERS OU EN CAS DE PÉRIL IMMINENT

N° RG 25/07422 - N° Portalis DB3S-W-B7J-3TXZ
MINUTE: 25/1556

Nous, Sylviane LOMBARD, magistrat du siège désigné par ordonnance en date du 02 juillet 2025, assisté de Caroline ADOMO, greffier, avons rendu la décision suivante concernant:

LA PERSONNE EN SOINS PSYCHIATRIQUES :

Monsieur [V] [C]
né le 18 Juin 2003 à [Localité 6]
[Adresse 2]
[Localité 3]

Etablissement d’hospitalisation: L’[Localité 5] DE VILLE-EVRARD

Présent (e) assisté (e) de Me Carole YTURBIDE, avocat commis d’office

PERSONNE A L’ORIGINE DE LA SAISINE

Monsieur le directeur de L’[Localité 5] DE VILLE-EVRARD
Absent

MINISTÈRE PUBLIC

Absent

☒ A fait parvenir ses observations par écrit le 13 août 2025

Le 07 août 2025, le directeur de L’[Localité 5] DE VILLE-EVRARD a prononcé la décision d’admission en soins psychiatriques de Monsieur [V] [C].

Depuis cette date, Monsieur [V] [C] fait l’objet d’une hospitalisation complète au sein de L’[Localité 5] DE VILLE-EVRARD.

Le 12 Août 2025, le directeur de l’établissement a saisi le juge des libertés et de la détention aux fins de poursuite de l’hospitalisation complète de Monsieur [V] [C].

Le ministère public a fait connaître son avis par conclusions écrites du 13 août 2025.

A l’audience du 14 Août 2025, Me Carole YTURBIDE, conseil de Monsieur [V] [C], a été entendu en ses observations.

L’affaire a été mise en délibéré à ce jour.

MOTIFS

Sur la poursuite de la mesure de soins psychiatriques

Aux termes de l’article L. 3212-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut faire l’objet de soins psychiatriques sur la décision du directeur d’un établissement mentionné à l’article L. 3222-1 du même code que lorsque les deux conditions suivantes sont réunies :
1° Ses troubles mentaux rendent impossible son consentement ;
2° Son état mental impose des soins immédiats assortis soit d’une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète, soit d’une surveillance médicale régulière justifiant une prise en charge sous la forme mentionnée au 2° de l’article L. 3211-2-1.

L’article L. 3211-12-1 du même code dispose que l’hospitalisation complète d’un patient ne peut se poursuivre sans que le juge des libertés et de la détention, préalablement saisi par le directeur de l’établissement, n’ait statué sur cette mesure, avant l’expiration d’un délai de douze jours à compter de l’admission prononcée en application des chapitres II ou III du présent titre ou de l’article L. 3214-3 ou à compter de la décision par laquelle le directeur de l’établissement a modifié la forme de la prise en charge du patient en procédant à son hospitalisation complète.

En l’espèce, il résulte des pièces du dossier, et notamment de l’avis motivé établi par le docteur [D] [Z], psychiatre, en date du 12 août 2025, que la date de la mesure concernant Monsieur [C] [V] date du 7 août 2025, qu’il a été admis pour tentative de suicide par précipitation sur la route. Le médecin psychiatre relève à l’entretien du 12 août 2025 que l’état actuel de Monsieur [C] [V] se traduit par un contact étranger et laborieux, avec banalisation de son passage à l’acte auto-agressif, absence des idées suicidaires et délirantes, amendement des phénomènes hallucinatoires, absence de critique de son geste, ambivalent aux soins. Elle conclut qu’il est nécessaire de poursuivre l’hospitalisation complète.

A l’audience, interrogé sur les motifs de son hospitalisation, Monsieur [C] [V] expose qu’il a tenté de se suicider, les vacances se sont bien passées en vacances, il a eu une injection en vacances ce qui l’a fatigué, sa mère stressée a été hospitalisée en psychiatrie pour dépression, son père s’est énervé contre lui, il a dit être allé aux urgences de lui-même, il eu un traitement par gouttes auquel il n’est pas habitué et il pense que ce traitement l’a fait délirer. Il dit ne plus avoir de souvenir. Il dit que ça se passe bien en famille. Il dit voudrait voir avec son père quand pouvoir sortir. Il n’est pas d’accord avec l’indication du médecin qu’il faut encore rester, mais il indique ne pas avoir de logement pour sortir. Son père lui a dit « on va voir » pour qu’il puisse être logé chez lui. Dès que mon père dira qu’il peut rester à la maison, il enverra une lettre au juge pour pouvoir sortir.
Il ne sait plus ce qui s’est passé dans sa tentative de suicide, sa famille lui a dit qu’il a heurté un camion sur l’A86, il a été opéré, il a du fer dans la jambe, il a mal à la jambe, au genou, au cou. Il a des béquilles et un collier cervical. Il dit que ses blessures lui font mal.

Il convient encore de rappeler que le juge judiciaire ne peut substituer son avis à celui des médecins quant à l’existence des troubles mentaux et la nécessité de recevoir des soins, et que le juge qui se prononce sur le maintien de l’hospitalisation complète doit apprécier le bien fondé de la mesure au regard des certificats médicaux qui lui sont communiqués.

Dès lors, il résulte des pièces du dossier, que Monsieur [V] [C] présente des troubles mentaux qui rendent impossible son consentement et que son état mental impose des soins assortis d'une surveillance médicale constante justifiant une hospitalisation complète.

En conséquence, il convient d’ordonner la poursuite de la mesure d’hospitalisation complète de Monsieur [V] [C].
PAR CES MOTIFS

Le juge des libertés et de la détention du tribunal judiciaire de Bobigny, après débats tenus en audience publique dans la salle d’audience aménagée à l’établissement public de santé de Ville-Evrard, [Adresse 1], statuant au tribunal par décision susceptible d’appel,

Ordonne la poursuite de la mesure d’hospitalisation complète de Monsieur [V] [C]

Laisse les dépens à la charge de l’Etat.

Dit que cette ordonnance bénéficie de plein droit de l’exécution provisoire,

Fait et jugé à [Localité 4], le 14 Août 2025

Le Greffier

Caroline ADOMO

Le Juge

Sylviane LOMBARD

Ordonnance notifiée au parquet le à
le greffier

Vu et ne s’oppose :

Déclare faire appel :

Données open data (Licence Ouverte 2.0), pseudonymisées à la source. Ne jamais citer uniquement sur la foi de cette base locale.