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TJ 76351, 25 sept. 2025, RG 25/00960


Vérifier : TJ 76351, 25 sept. 2025, RG 25/00960 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
25/09/2025
Numéro
25/00960
Lieu / cour
tj76351
Chambre
JLD
Type
other
Id
691af4615222181ceeb89cb2

Texte de la décision

8,235 caractères

/

N° RG 25/00960 - N° Portalis DB2V-W-B7J-G7AD Minute N° 25/961
Dossier SDRE

TRIBUNAL JUDICIAIRE DU HAVRE
LE JUGE DELEGUE POUR LE CONTROLE DES HOSPITALISATIONS SANS CONSENTEMENT

Copie de la présente ordonnance a été remise à l’hôpital le 25 Septembre 2025 pour notification à [O] [Y] contre signature d’un récépissé

Le greffier

Reçu copie de la présente ordonnance,
le 25 Septembre 2025

[O] [Y]

Reçu copie de la présente ordonnance,
le 25 Septembre 2025

Me Catherine CHALONY

Copie de la présente ordonnance a été notifiée par mail le 25 Septembre 2025 à :
-
- ARS de Haute-Normandie

Le greffier

Copie de la présente ordonnance a été notifiée par remise contre émargement de la fiche navette le 25 Septembre 2025

à M. le directeur du groupe hospitalier du [Localité 6]

Le greffier

Copie au procureur de la République le 25 Septembre 2025

Le greffier

Débats à l'audience du 25 Septembre 2025
Décision du 25 Septembre 2025

Nous, Valérie ETILE, Vice-présidente délégué(e) pour le contrôle des hospitalisations sans consentement, statuant en matière de soins psychiatriques sur décision du représentant de l’Etat, assistée de Alexandre HENNION, Greffier,

Siégeant en audience publique au Centre [7], en vertu de l’article 433 du code de procédure civile, dans une salle conforme aux dispositions de l’article L 3211-12-2 du CSP ;

Vu l’admission en soins psychiatriques de : [O] [Y]
né le 08 Novembre 1972 à [Localité 6]

Date de l’admission : 19 septembre 2025

Lieu de l’admission : Groupe Hospitalier du [Localité 6], pôle de psychiatrie
Hôpital [7]
[Adresse 3]
[Localité 6].

Résidence habituelle : [Adresse 1]
[Localité 6]

sous le régime de l’hospitalisation complète, sur décision du Préfet de la Seine-Maritime,

Vu l’acte de saisine adressé par la Préfecture de la Seine-Maritime, reçu et enregistré au greffe le 23 Septembre 2025.

Vu les avis donnés par le greffe :
- à la personne faisant l’objet de soins psychiatriques et à son avocat, Me Catherine CHALONY
- au Préfet de la Seine-Maritime
- au directeur du groupe hospitalier du [Localité 6]
- au procureur de la République du HAVRE ;

Après avoir entendu en leurs observations :
- [O] [Y], la personne faisant l’objet de soins psychiatriques,
- Me Catherine CHALONY, avocat de la personne faisant l’objet de soins psychiatriques,

En l’absence du directeur de l’établissement de soins, du ministère public et du représentant de l’Etat à la demande de qui l’admission en soins psychiatriques a été décidée,
En l’absence du directeur de l’établissement de soins, du ministère public et du représentant de l’Etat à la demande de qui l’admission en soins psychiatriques a été décidée,

Vu les articles L 3211-12-1 et L 3213-1 et suivants du code de la santé publique.

EXPOSÉ DES DEMANDES

La personne faisant l’objet de soins psychiatriques expose et fait valoir en substance qu’elle demande la mainlevée de la mesure.

Me Catherine CHALONY demande la mainlevée de la mesure d’hospitalisation complète et l’établissement d’un programme de soins.

Le ministère public, dont l’avis écrit a été communiqué aux autres parties, sollicite le maintien de la mesure.

MOTIFS ET CIRCONSTANCES DE L’HOSPITALISATION

Il ressort des pièces communiquées et des débats que la personne susvisée a été admise et maintenue en soins psychiatriques à l’Hôpital [7], [Adresse 3], sous la forme d’une hospitalisation complète, au vu des documents suivants :

1/ Un certificat médical circonstancié établi par le Docteur [F] le 19-09-2025 constatant l’état mental du patient, indiquant les caractéristiques de sa maladie, la nécessité de recevoir des soins, l’existence de troubles mentaux compromettant la sûreté des personnes ou portant atteinte, de façon grave, à l’ordre public, et portant en substance attestation que ses troubles mentaux rendaient son consentement impossible et que son état de santé imposait des soins immédiats assortis d'une surveillance médicale constante en milieu hospitalier.

2/ L’arrêté en date du 19 septembre 2025 du Préfet de la Seine-Maritime portant admission du patient en soins psychiatriques à l’hôpital [7].

3/ Le certificat médical des 24 heures établi par le Docteur [K] le 20 septembre 2025

4/ Le certificat médical des 72 heures établi par le Docteur [C] le 22 septembre 2025

5/ L’arrêté en date du 23 septembre 2025 du Préfet de la Seine-Maritime maintenant les soins psychiatriques sous la forme d’une hospitalisation complète

6/ L’avis médical pour la saisine du juge délégué pour le contrôle des hopsitalisations sans consentement établi par le Docteur [C] le 22 septembre 2025 conclut à un maintien de la mesure de soins psychiatriques.

SUR CE,

Sur la forme

Nous avons été régulièrement saisi dans les délais requis par la loi et que la procédure d’admission en soins psychiatriques a été menée conformément à la loi.

Sur le fond :

Selon l'article L. 3213-1 du code de la santé publique, « une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être admise en soins psychiatriques sans son consentement, sur décision du représentant de l’Etat dans le département, que si ses troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l’ordre public. »

En l’espèce il ressort des certificats et avis médicaux produits que les troubles mentaux du patient nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte de façon grave à l’ordre public.

En effet, [O] [Y] a été admis le 19 septembre 2025 en soins psychiatriques sans consentement sous le régime de l’hospitalisation complète à la demande du représentant de l’état en raison de menaces envers le personnel soignant dans un contexte de rupture de traitement. Le certificat médical à 24 heures du Docteur [K] notait la persistance d’un état délirant et l’absence de conscience de la nécessité des soins. Le certificat médical à 72 heures du Docteur [C] notait une adhésion totale au délire à tonalité mystique et persistant.

L’avis médical du 22 septembre 2025 du Docteur [C] à l’appui de notre saisine préconise le maintien de l’hospitalisation complète aux fins de garantir la poursuite des soins ce d’autant que le patient dans le déni des troubles n’adhère pas aux soins.

Il résulte des débats que [Y] [O] considère que son état psychique s'est nettement amélioré et que les difficultés rencontrées dans ses rapports aux soignants ont disparu. Il fait état d'un sommeil retrouvé et propose de tester une semaine avec des sorties autorisées de 12H00 a 18H00 à son domicile avant d'envisager une mainlevée définitive.

Toutefois, au vu du dernier certificat médical, le maintien en hospitalisation complète est seul à même d’assurer la continuité du suivi médical et de sa surveillance .

PAR CES MOTIFS

Statuant publiquement, par ordonnance réputée contradictoire, en premier ressort,

Disons que les soins psychiatriques dont [O] [Y] fait l’objet peuvent se poursuivre sous le régime de l’hospitalisation complète.

La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel ou son délégué dans un délai de 10 jours à compter de sa notification ; en vertu de l’article 642 du code de procédure civile, le délai qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant ; cet appel n’est pas suspensif, sauf s'il est interjeté par le ministère public dans les conditions de l'article L. 3211-12-4 du code de la santé publique ; il doit être formalisé par déclaration motivée avec une copie jointe de la présente ordonnance transmise :
- s'agissant des avocats du ressort de la cour d'appel de Rouen et à compter du 1er juillet 2018: via le RPVA sur l'adresse [Courriel 4] conformément à la convention relative à la communication électronique en matière civile ;
- s'agissant des avocats hors ressort, des personnes morales, des autorités administratives et des parties : par tout moyen ou par mail à l'adresse suivante : [Courriel 5] au greffe de la cour d'appel de Rouen sis [Adresse 2].

L'auteur d'un recours abusif ou dilatoire peut être condamné à une amende civile et au paiement d'une indemnité à l'autre partie.

Le greffier Le juge délégué

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