TJ 63113, 23 sept. 2025, RG 25/00609
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Texte de la décision
VTD/MLP
Ordonnance N°
du 23 SEPTEMBRE 2025
Chambre 6
N° RG 25/00609 - N° Portalis DBZ5-W-B7J-KFE4
du rôle général
[S] [H]
c/
MAIF CAISSE PRIMAIRE ASSURANCE MALADIE DU PUY DE DOME
e Caroline HUSSAR
la SCP LANGLAIS BRUSTEL LEDOUX & ASSOCIES
GROSSES le
- Me Caroline HUSSAR
- la SCP LANGLAIS BRUSTEL LEDOUX & ASSOCIES
Copies électroniques :
- Me Caroline HUSSAR
- la SCP LANGLAIS BRUSTEL LEDOUX & ASSOCIES
Copies :
- Expert
- CPAM
- Régie
- Dossier
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE CLERMONT-FERRAND
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ
rendue le VINGT TROIS SEPTEMBRE DEUX MIL VINGT CINQ,
par Madame Virginie THEUIL-DIF, Vice-Présidente faisant fonction de Présidente du Tribunal judiciaire de CLERMONT-FERRAND
assistée de Madame Maurane CASOLARI, Greffière
dans le litige opposant :
DEMANDEUR
- Monsieur [S] [H]
[Adresse 1]
[Localité 1]
représenté par Me Caroline HUSSAR, avocat au barreau de CLERMONT-FERRAND
ET :
DEFENDERESSES
- La MAIF, prise en la personne de son représentant légal
[Adresse 2]
[Adresse 2]
[Localité 2]
représentée par la SCP LANGLAIS BRUSTEL LEDOUX & ASSOCIES, avocats au barreau de CLERMONT-FERRAND
- La CAISSE PRIMAIRE ASSURANCE MALADIE DU PUY DE DOME, prise en la personne de son représentant légal
[Adresse 3]
[Localité 3]
non comparante, ni représentée (courrier du 25/07/2025)
Après débats à l’audience publique du 26 Août 2025, l’affaire a été mise en délibéré à ce jour, la décision étant rendue par mise à disposition au greffe.
EXPOSE DU LITIGE
Le 9 avril 2024, monsieur [S] [H] a chuté d’un mur d’escalade lors d’une séance pratiquée avec madame [J] [L], assurée auprès de la MAIF.
Monsieur [H] a été pris en charge par les urgences du CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE (CHU) de [Localité 3].
Il a fait l’objet de nombreuses analyses révélant les lésions.
Une radiographie thoracique et un scanner ont été réalisés le 22 avril 2024, révélant l’existence d’un foyer de pneumopathie et des stigmates de cimentoplastie.
Monsieur [H] s’est vu prescrire de la morphine.
Il a bénéficié d’un arrêt de travail jusqu’au 16 juin 2024, puis d’un arrêt de travail à temps partiel du 17 juin au 15 décembre 2024.
Monsieur [D] a déploré la persistance des douleurs.
Il s’est rapproché du docteur [M] [Q], neuroradiologue, qui a établi un compte-rendu de consultation en date du 17 septembre 2024.
Monsieur [H] conteste la proposition indemnitaire formulée par la MAIF.
Par actes en date des 17 et 22 juillet 2025, monsieur [S] [H] a assigné la MAIF et la CAISSE PRIMAIRE ASSURANCE MALADIE DU PUY DE DOME aux fins suivantes :
- sur le fondement de l’article 145 du code de procédure civile, ordonner une expertise judiciaire avec mission proposée,
- sur le fondement de l’article 835 du code de procédure civile, condamner la MAIF à lui payer la somme de 5.000 euros à titre de provision,
- sur le fondement de l’article 700 du code de procédure civile, condamner la MAIF à lui payer la somme de 1.500 euros,
- condamner la MAIF aux dépens et à faire l’avance des frais d’expertise.
A l’audience des référés du 26 août 2025, les parties sont intervenues au soutien de leurs prétentions.
Monsieur [H] a repris le contenu de ses assignations.
Par des conclusions en défense, la MAIF a formé des protestations et réserves sur la demande d’expertise, sollicité la limitation du montant de l’indemnité provisionnelle à la somme de 1.000 euros et conclu au rejet des autres demandes de condamnation.
La CAISSE PRIMAIRE ASSURANCE MALADIE DU PUY DE DOME n’a pas comparu, indiquant par courriel en date du 25 juillet 2025 qu’elle n’entendait pas intervenir à ce stade de la procédure.
Pour le surplus, il est renvoyé aux assignations et conclusions régulièrement déposées.
MOTIFS DE LA DÉCISION
1/ Sur la demande d'expertise
L’article 145 du code de procédure civile dispose que “S'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé”.
A l’appui de sa demande d’expertise, monsieur [H] verse notamment au dossier :
- un certificat d’entrée au CHU de [Localité 3] en date du 9 avril 2024,
- un courriel de la MAIF en date du 26 juillet 2024,
- des arrêts de travail,
- des comptes-rendus d’examens.
En l’espèce, les pièces produites permettent de mettre en évidence les blessures et souffrances dont monsieur [H] a été victime à la suite de l’accident d’escalade survenu le 9 avril 2024.
En effet, le certificat d’entrée au CHU de Clermont-Ferrand révèle un traumatisme vertébro-médullaire non-déficitaire. Le scanner réalisé le même jour atteste que monsieur [H] a été victime de fractures-tassements des corps vertébraux de L2 et L3. Une cimentoplastie a été réalisée. La radiographie thoracique et le scanner effectués le 22 avril 2024 révèlent également un foyer de pneumopathie pour lequel monsieur [H] s’est fait prescrire de la morphine. Ces douleurs ont justifié l’établissement d’arrêts total puis partiel de travail.
Par ailleurs, il résulte des courriers versés par le demandeur qu’un désaccord persiste sur la responsabilité de chacune des parties dans la survenance de l’accident.
L'ensemble de ces éléments justifient l'organisation d'une expertise médicale, qui permettra d’apprécier contradictoirement l’état de santé de monsieur [H], ainsi que d’évaluer les préjudices subis.
Monsieur [H] justifie donc d’un motif légitime pour voir ordonner cette mesure d’instruction au contradictoire de la MAIF et de la CAISSE PRIMAIRE ASSURANCE MALADIE DU PUY DE DOME.
La prise en charge des frais d’expertise, ordonnée dans l’intérêt de monsieur [H], incombant en principe aux demandeurs, ce dernier supportera les frais d’expertise.
En conséquence, la demande sera accueillie dans les conditions reprises dans le dispositif de la présente décision.
2/ Sur la demande d'indemnité provisionnelle
En application des dispositions de l’article 835 alinéa 2 du code de procédure civile, la présidente du tribunal statuant en référé peut allouer une provision au créancier dans le cas où l’obligation n’est pas sérieusement contestable.
En l'espèce, monsieur [H] sollicite le paiement d’une indemnité provisionnelle d’un montant de 5.000 euros au titre des frais engagés et des douleurs subies.
En défense, la MAIF s’oppose à verser un tel montant au motif que monsieur [H] serait en partie responsable de son accident. Elle sollicite que le montant de l’indemnité provisionnelle soit limité à 1.000 euros.
L'obligation n'étant pas sérieusement contestable, au regard des séquelles que monsieur [H] présente et des frais qu’il a dû engager notamment pour réaliser de nombreux examens médicaux et des soins, une indemnité provisionnelle de 1.000 euros lui sera allouée.
Il appartiendra ensuite à l’expert désigné de se prononcer sur l'ensemble des préjudices allégués.
3/ Sur les frais
Aucune considération tirée de l’équité n’appelle à faire application des dispositions de l’article 700 du code de procédure civile à ce stade de la procédure.
Monsieur [S] [H], demandeur, supportera les dépens.
PAR CES MOTIFS
Le juge des référés statuant après débats en audience publique et en premier ressort, par ordonnance réputée contradictoire, prononcée par mise à disposition au greffe,
ORDONNE une mesure d’expertise et commet pour y procéder :
Le Docteur [A] [N]
- expert près la Cour d’appel de RIOM -
Demeurant [Adresse 4]
[Localité 4]
OU, A DEFAUT,
Le Docteur [Z] [T]
- expert près la Cour d’appel de RIOM -
Demeurant [Adresse 5]
[Localité 5]
Avec mission, en se conformant aux règles du code de procédure civile, de :
Après avoir recueilli les renseignements nécessaires sur l’identité de la victime et sa situation, les conditions de son activité professionnelle, son niveau scolaire s’il s’agit d’un enfant ou d’un étudiant, son statut et/ou sa formation s’il s’agit d’un demandeur d’emploi, son mode de vie antérieur à l’accident et sa situation actuelle,
1°) Convoquer monsieur [S] [H] dans le respect des textes en vigueur afin de procéder à un examen médical ;
2°) Se faire communiquer par la victime ou tout tiers détenteur, tous documents médicaux relatifs à l’événement (certificat médical initial, certificats de prolongation et de consolidation, autres certificats, radiographies, comptes rendus d’opération et d’examens, dossier médical);
3°) A partir des déclarations de la victime, au besoin de ses proches et de tout sachant, des documents médicaux fournis, décrire en détail les lésions initiales, les modalités de traitement, en précisant le cas échéant les durées exactes d’hospitalisation, et pour chaque période d’hospitalisation, le nom de l’établissement, les services concernés et la nature des soins ;
4°) Recueillir les doléances de la victime et au besoin de ses proches, l’interroger sur les conditions d’apparition des lésions, l’importance des douleurs, la gêne fonctionnelle subie et leurs conséquences ;
5°) Décrire au besoin un état antérieur en ne retenant que les seuls antécédents qui peuvent avoir une incidence sur les lésions ou leurs séquelles ;
6°) Procéder, en présence des médecins mandatés par les parties avec l’assentiment de la victime, à un examen clinique détaillé en fonction des lésions initiales et des doléances exprimées par la victime ;
7°) A l’issue de cet examen, analyser dans un esprit précis et synthétique :
- La réalité des lésions initiales ;
- La réalité de l’état séquellaire ;
- L’imputabilité directe et certaines des séquelles aux lésions initiales en précisant au besoin l’incidence d’un état antérieur ;
Puis procéder au chiffrage des différents postes de préjudice selon les distinctions suivantes :
1. - Dépenses de santé actuelles
Décrire tous les soins médicaux mis en œuvre jusqu’à la consolidation en précisant leur imputabilité, leur nature et leur coût ;
2.- Pertes de gains professionnels actuels
Indiquer les périodes pendant lesquelles la victime a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire, dans l’incapacité d’exercer totalement ou partiellement son activité professionnelle, et en cas d’incapacité partielle, préciser le taux et la durée, préciser la durée des arrêts de travail retenus par l’organisme social au vu des justificatifs produits (exemple : décompte de l’organisme de sécurité social) et dire si ces arrêts de travail sont liés au fait dommageable ;
3. - Déficit fonctionnel temporaire
Indiquer les périodes pendant lesquelles la victime a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire, dans l’incapacité totale ou partielle de poursuivre ses activités personnelles habituelles, et en cas d’incapacité partielle préciser le taux et la durée ;
4. - Consolidation
Fixer la date de consolidation, qui est le moment où les lésions se fixent et prennent un caractère permanent tel qu’un traitement n’est plus nécessaire, si ce n’est pour éviter une aggravation ; en absence de consolidation dire à quelle date il conviendra de revoir la victime ; préciser lorsque cela est possible, les dommages prévisibles pour l’évaluation d’une éventuelle provision ;
5. - Déficit fonctionnel permanent
Indiquer si, après la consolidation, la victime subit un déficit fonctionnel, en évaluer l’importance et en chiffrer le taux ; dans l’hypothèse d’un état antérieur, préciser en quoi l’accident a eu une incidence sur cet état antérieur et en décrire les conséquences ;
6. - Assistance par tierce personne
Indiquer si l’assistance constante ou occasionnelle d’une tierce personne (étrangère ou non à la famille) est, ou a été, nécessaire pour effectuer les démarches et plus généralement pour accomplir les actes de la vie quotidienne, et préciser la nature de l’aide à prodiguer et sa durée quotidienne ;
7. - Dépenses de santé futures
Décrire les soins futurs et les aides techniques compensatoires au handicap de la victime (prothèses, appareillages spécifiques, véhicule, soins postérieurs) en précisant la fréquence de leur renouvellement ;
8. - Frais de logement et/ou de véhicules adaptés
Donner son avis sur d’éventuels aménagements nécessaires pour permettre, le cas échéant, à la victime d’adapter son logement et/ou son véhicule à son handicap ;
9. - Pertes de gains professionnels futurs
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne l’obligation pour la victime de cesser totalement ou partiellement son activité professionnellement ou de changer d’activité professionnelle ;
10. - Incidence professionnelle
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne d’autres répercussions sur son activité professionnelle actuelle ou future (obligation de formation pour un reclassement professionnel, pénibilité accrue dans son activité, “dévalorisation” sur le marché du travail, etc.) ;
11. - Préjudice scolaire, universitaire ou de formation
Si la victime est scolarisée ou en cours d’études, dire si, en raison des lésions consécutives au fait traumatique, elle subit une perte d’année scolaire, universitaire ou de formation, l’obligeant, le cas échéant, à se réorienter ou à renoncer à certaines formations ;
12. - Souffrances endurées
Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales découlant des blessures subies pendant la maladie traumatique (avant consolidation) et les évaluer distinctement dans une échelle de 1 à 7 ;
13. - Préjudice esthétique temporaire et/ou définitif
Donner son avis sur l’existence, la nature ou l’importance du préjudice esthétique, en distinguant éventuellement le préjudice temporaire et le préjudice définitif. Evaluer distinctement les préjudices temporaire et définitif sur une échelle de 1 à 7 ;
14. - Préjudice sexuel
Indiquer s’il existe ou s’il existera un préjudice sexuel (perte ou diminution de la libido, impuissance ou frigidité, perte de fertilité) ;
15. - Préjudice d’établissement
Dire si la victime subit une perte d’espoir ou de chance de réaliser un projet de vie familiale ;
16. - Préjudice d’agrément
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si la victime est empêchée en tout ou partie de se livrer à des activités spécifiques de sport ou de loisir ;
17. - Préjudices permanents exceptionnels
Dire si la victime subit des préjudices permanents exceptionnels correspondant à des préjudices atypiques directement liés aux handicaps permanents ;
8°) Dire si l’état de la victime est susceptible de modification en aggravation ; dans l’affirmative, fournir toutes précisions utiles sur cette évolution, son degré de probabilité et, dans le cas où un nouvel examen apparaîtrait nécessaire, indiquer le délai dans lequel il devra y être procédé ;
9°) Etablir un état récapitulatif de l’ensemble des postes énumérés dans la mission ;
10°) Plus généralement, donner tout élément utile.
DIT que l’expert pourra s’adjoindre tout spécialiste de son choix dans une spécialité autre que la sienne, à charge pour lui d’en informer préalablement les parties, le magistrat chargé du contrôle des expertises et de joindre l’avis du sapiteur à son rapport,
DIT que si le sapiteur n’a pas pu réaliser ses opérations de manière contradictoire, son avis devra être immédiatement communiqué aux parties par l’expert,
DIT que l’expert fera connaître sans délai son acceptation, qu’en cas de refus ou d’empêchement légitime, il sera pourvu aussitôt à son remplacement,
DIT que l’expert commis pourra sur simple présentation de la présente ordonnance requérir la communication, soit par les parties, soit par des tiers de tous documents relatifs à cette affaire,
DIT que l’expert commis, saisi par le greffe, devra accomplir sa mission en présence des parties ou elles dûment convoquées, les entendre en leurs dires et explications, en leur impartissant un délai de rigueur pour déposer leurs dires écrits et fournir leurs pièces justificatives,
DIT que monsieur [S] [H] fera l’avance des frais d’expertise et devra consigner au greffe une provision de MILLE SEPT CENTS EUROS (1.700,00 €) TTC avant le 25 novembre 2025,
RAPPELLE qu’à défaut de consignation dans le délai et selon les modalités imparties, la désignation de l’expert sera caduque à moins que le juge, à la demande d’une des parties se prévalant d’un motif légitime, ne décide une prorogation du délai ou un relevé de la caducité,
DIT que l’expert devra commencer ses opérations d’expertise dès qu’il sera averti que les parties ont consigné la provision mise à leur charge,
DIT que lors de la première réunion d’expertise laquelle devra se dérouler dans un délai maximum de deux mois à compter de l’avis donné par le greffe de la consignation de la provision, l’expert devra, en concertation avec les parties, dresser un programme de ses investigations, et proposer d’une manière aussi précise que possible le montant prévisible de ses honoraires, de ses frais et débours, ainsi que la date de dépôt du rapport avant d’adresser ces informations au juge chargé du contrôle de l’expertise, à l’appui d’une demande d’ordonnance complémentaire fixant le montant de la provision complémentaire ainsi que le délai prévu pour le dépôt du rapport,
DIT que l’expert commis devra communiquer aux parties et à leur conseil respectif un pré-rapport contenant l’ensemble de ses appréciations littérales et chiffrées, ainsi que l’ensemble de ses conclusions, au moins un mois avant la date de dépôt du rapport d’expertise, en invitant les parties à présenter leurs observations,
DIT qu’après avoir répondu de façon appropriée aux éventuelles observations formulées par les parties, l’expert commis devra déposer au greffe un rapport définitif de ses opérations avant le 20 juillet 2026, date de rigueur, sauf prorogation des opérations dûment autorisée par le juge sur demande de l’expert,
DÉSIGNE le magistrat chargé du contrôle des expertises pour suivre les opérations d’expertise et statuer sur tous incidents,
CONDAMNE la MAIF à payer la somme de MILLE EUROS (1.000 €) à titre d’indemnité provisionnelle à monsieur [S] [H],
DIT n’y avoir lieu à l’application des dispositions de l’article 700 du Code de procédure civile,
LAISSE les dépens à la charge de monsieur [S] [H],
RAPPELLE que la présente décision est exécutoire à titre provisoire.
La Greffière, La Présidente,
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