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TJ 77284, 9 mars 2026, RG 26/01301


Vérifier : TJ 77284, 9 mars 2026, RG 26/01301 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
09/03/2026
Numéro
26/01301
Lieu / cour
tj77284
Chambre
Rétention admin étrangers
Type
other
Id
69af837acdc6046d47194010

Texte de la décision

5,693 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MEAUX
──────────
CONTENTIEUX DE LA RETENTION ADMINISTRATIVE
────
Annexe du palais de Justice de Meaux - [Adresse 1]

Ordonnance statuant sans débat sur une demande de mainlevée
d’une mesure de rétention administrative

Ordonnance du 09 Mars 2026
Dossier N° RG 26/01301 - N° Portalis DB2Y-W-B7K-CELAR

Nous, Agnès DEMONT, magistrat du siège au tribunal judiciaire de Meaux, assisté de Romane HUAN, greffier ;

Vu l’article L. 742-8 et R. 742-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;

Vu la requête reçue au greffe le 09 mars 2026 à 14h45 et aussitôt enregistrée, par laquelle :

Monsieur [W] [O] [M] [Q], né le 16 Mai 1989 à [Localité 1] (PEROU), de nationalité PERUVIENNE

actuellement maintenu en rétention administrative au centre n° 3 du Mesnil-Amelot, demande au magistrat de ce siège qu’il mette immédiatement fin à la rétention ;

Procédant sans débat en application de l’article L. 742-8 et R. 742-2 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

MOTIFS DE LA DÉCISION

Monsieur [W] [O] [M] [Q] formule une demande de main-levée de la rétention au motif qu’il a sollicité le 4 mars 2026 un avis médical concernant la compatibilité de son état de santé avec tant l’éloignement que la rétention (soulevant les difficultés suivantes : pour dormir, pour prendre sa douche et aller aux toilettes, impossibilité d’avoir un fauteuil roulant, béquilles cassées, risque élevé de chute) mais sans avoir de réponse de l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII) depuis lors.

Il produit au soutien de sa demande un certificat médical datant du 28 novembre 2025 et établissant ses antécédents médico-chirurgicaux tels qu’une amputation de la jambe gauche en 2021 pour lequel il bénéficie d’un traitement antalgique quotidien, de fractures des 4 derniers doigts de la main droite et du pouce gauche en 2019, une hypothyroidie frustre sur thyroïdite de Hashimoto, traité quotidisiennement, une dyslipidémie traité.

A supposer que la demande a été adressée à l’Office Français de l’Immigration et de l’Intégration (OFII), l’intéressé ne produisant pas la preuve d’envoi, force est de constater que, sans remettre en cause la réalité des problèmes médicaux rencontrés, il convient de laisser un délai raisonnable à l’administration pour se prononcer.

La requête ne peut qu’être rejetée, sans qu’il y ait lieu de convoquer préalablement les parties pour en débattre, puisque les éléments fournis à l’appui de la demande de mise en liberté ne permettent manifestement pas de justifier qu’il soit mis fin à la rétention.

PAR CES MOTIFS,

REJETONS la demande de mise en liberté présentée par M. [W] [O] [M] [Q].

Prononcé publiquement au palais de justice du Mesnil-Amelot, le 09 Mars 2026 à 17h33.

Le greffier Le juge

qui ont signé l’original de l’ordonnance.

Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par télécopie le 09 mars 2026 au centre de rétention n° 3 du [Localité 2] (77) pour information du chef de centre et notification à l’intéressé (copie de l’exemplaire émargé par le retenu devant impérativement être adressée en télécopie au greffe),
Le greffier,

Reçu dans une langue comprise, le à heures

notification de l’ordonnance avec remise d’une copie, et des informations suivantes :

- La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de [Localité 3] ou son délégué, dans les 24 heures de sa notification. Le délai d’appel qui expirerait normalement un samedi, un dimanche ou un jour férié ou chômé, est prorogé jusqu’au premier jour ouvrable suivant. Le premier président ou son délégué est saisi par une déclaration écrite motivée, transmise par tout moyen au greffe de la Cour d’appel de [Localité 3] (Service des étrangers - Pôle 1 Chambre 11), notamment par télécopie au n° : 01.44.32.78.05. ou par courriel à l’adresse mail [Courriel 1]. Cet appel n’est pas suspensif.
- Vous pouvez, tant que la rétention n’a pas pris fin, demander l’assistance d’un interprète, d’un avocat ainsi que d’un médecin, et communiquer avec votre consulat ou toute personne de votre choix.
- Vous avez également le droit de contacter toute organisation et instance nationale, internationale ou non gouvernementale compétente pour visiter les lieux de rétention, notamment :
• le Contrôleur général des lieux de privation de liberté ([Adresse 2] ; www.cglpl.fr ; tél. : [XXXXXXXX01] ; fax : 01.42.38.85.32) ;
• le Défenseur des droits ([Adresse 3] ; tél. : [XXXXXXXX02]) ;
• France Terre d’[Adresse 4] ([Adresse 5] ; tél. : [XXXXXXXX03]) ;
• Forum Réfugiés Cosi ([Adresse 6] ; tél. : [XXXXXXXX04]) ;
• Médecins sans frontières - MSF ([Adresse 7] ; tél. : [XXXXXXXX05]).
• La CIMADE ([Adresse 8] 01 44 18 60 50)
- France Terre d’[Adresse 4] association indépendante de l’administration présente dans chacun des centres de rétention [Localité 4] (Tél. France [Adresse 9] CRA2 : [XXXXXXXX06] / [XXXXXXXX07] - Tél. France [Adresse 10] : 09.72.41.57.14 / 01.84.16.91.22), est à la disposition des retenus, sans formalité, pour les aider dans l’exercice effectif de leurs droits, aux heures d’accueil précisées par le règlement intérieur.
- Vous pouvez aussi à nouveau demander, à tout moment, qu’il soit mis fin à votre rétention par simple requête, motivée et signée, adressée au magistrat du siège par tout moyen, accompagnée de toutes les pièces justificatives.

Le retenu, L’agent notifiant (nom, prénom, qualité et signature),

Copie intégrale de la présente ordonnance a été transmise par l’intermédiaire d’un moyen de télécommunication comportant un accusé de réception, le 09 mars 2026, au PREFET DE L’ESSONNE.
Le greffier,

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