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CA Orleans, 20 mars 2026, RG 26/00846


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Date
20/03/2026
Numéro
26/00846
Lieu / cour
ca_orleans
Chambre
Chambre des Rétentions
Type
other
MàJ source
2026-07-30
Id
69be3f06cdc6046d476a6941

Texte de la décision

3,453 caractères

RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS

COUR D'APPEL D'ORLÉANS

Rétention Administrative

des Ressortissants Étrangers

ORDONNANCE du 20 MARS 2026

Minute N° 245/2026

N° RG 26/00846 - N° Portalis DBVN-V-B7K-HMGY

(1 pages)

Décision déférée : ordonnance du tribunal judiciaire d'Orléans en date du 18 mars 2026 à 12h07

Nous, Damien REYMOND, juge placé à la cour d'appel d'Orléans, agissant par délégation de la première présidente de cette cour, assistée de Julie LACÔTE, greffier,

APPELANT :

Monsieur [V] [Q]

INTIMÉ :

Monsieur [C] [H]

né le 01 Octobre 1986 à [Localité 1] (MAROC), de nationalité marocaine

libre, demeurant / sans adresse connue

ayant pour conseil Maître Chloé BEAUFRETON, avocat au barreau d'ORLEANS;

À notre audience publique tenue au Palais de Justice d'Orléans, le 20 mars 2026 à 14 H 00 ;

Statuant en application des articles L. 743-21 à L. 743-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et des articles R. 743-10 à R. 743-20 du même code ;

Vu l'ordonnance rendue le 18 mars 2026 à 12h07 par le tribunal judiciaire d'Orléans ordonnant la jonction des procédures de demande de prolongation par la préfecture et de recours contre l'arrêté de placement en rétention administrative par le retenu, constatant l'irrégularité du placement en rétention et disant n'y avoir lieu à prolongation de la rétention administrative de Monsieur [C] [H] ;

Vu l'appel de ladite ordonnance interjeté le 18 mars 2026 à 17h28 par Monsieur [V] [Q] ;

Vu l'arrêté du 18 mars 2026 pris par Monsieur [V] [Q] portant assignation à résidence de Monsieur [C] [H], notifié à ce dernier le jour même à 18h53 ;

AVONS RENDU ce jour l'ordonnance publique et réputée contradictoire suivante :

La cour constate que l'arrêté de placement, objet de l'appel, n'a plus d'existence juridique puisqu'une décision d'assignation à résidence a été prise par la préfecture le 18 mars 2026, et notifiée le jour-même.

Ainsi, l'appel de la préfecture est devenu sans objet.

PAR CES MOTIFS,

DÉCLARONS recevable l'appel interjeté par Monsieur [V] [Q] ;

CONSTATONS qu'il est devenu sans objet ;

LAISSONS les dépens à la charge du Trésor ;

ORDONNONS la remise immédiate d'une expédition de la présente ordonnance à Monsieur [C] [H] et son conseil, à Monsieur [V] [Q] et à Monsieur le procureur général près la cour d'appel d'Orléans ;

Et la présente ordonnance a été signée par Damien REYMOND, juge placé, et Julie LACÔTE, greffier présent lors du prononcé.

Fait à [Localité 2] le VINGT MARS DEUX MILLE VINGT SIX, à heures

LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,

Julie LACÔTE Damien REYMOND

Pour information : l'ordonnance n'est pas susceptible d'opposition.

Le pourvoi en cassation est ouvert à l'étranger, à l'autorité administrative qui a prononcé le maintien la rétention et au ministère public. Le délai de pourvoi en cassation est de deux mois à compter de la notification. Le pourvoi est formé par déclaration écrite remise au secrétariat greffe de la Cour de cassation par l'avocat au Conseil d'État et à la Cour de cassation constitué par le demandeur.

NOTIFICATIONS, le 20 mars 2026 :

Monsieur [C] [H], par transmission au greffe du CRA d'[Localité 3], dernière adresse connue

Maître Rachid BOUZID, avocat au barreau d'ORLEANS, par PLEX

Monsieur [V] [Q] , par courriel

Monsieur le procureur général près la cour d'appel d'Orléans, par courriel

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