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TJ 13055, 5 févr. 2026, RG 25/01309


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Date
05/02/2026
Numéro
25/01309
Lieu / cour
tj13055
Chambre
0P3 P.Prox.Référés
Type
other
Id
69cece12cdc6046d47e77d88

Texte de la décision

5,276 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE MARSEILLE

Pôle de Proximité

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ

ORDONNANCE DU : 02 Avril 2026
Président : Monsieur BOTTERO, Vice-Président
Greffier : Madame BOINE, Greffier
Débats en audience publique le : 05 Février 2026

GROSSE :
Le ...................................................
à Me ...............................................
Le ...................................................
à Me ...............................................
Le ...................................................
à Me ...............................................
EXPEDITION :
Le 02 avril 2026
à Me VAISON DE FONTAUBE
à Me JAHIER
Le ...........................................................
à Me ......................................................

N° RG 25/01309 - N° Portalis DBW3-W-B7J-6DY4

PARTIES :

DEMANDEUR

Monsieur [Z] [G] [V]
né le 20 Août 1971 à [Localité 1]
demeurant [Adresse 1]
représenté par Me Jean-Charles VAISON DE FONTAUBE, avocat au barreau de MARSEILLE

DEFENDERESSE

Madame [X] [K] [F]
née le 20 Septembre 1972 à [Localité 2]
demeurant [Adresse 2]
représentée par Me Serge JAHIER, avocat au barreau de MARSEILLE
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C13055-2025-013948 du 23/09/2025 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 3])

EXPOSE DU LITIGE

Par contrat sous signature privée à effet en date du 7 septembre 2022, [G] [V] [Z] a donné à bail à [K] [F] [X] un appartement à usage d’habitation situé [Adresse 3].

Des loyers étant demeurés impayés, [G] [V] [Z] a fait délivrer au locataire un commandement de payer. et un commandement d’avoir à justifier d’une assurance.

Par acte d'huissier de justice en date du 18 février 2025, [G] [V] [Z] a fait assigner [K] [F] [X] devant le juge des contentieux de la protection du tribunal judiciaire de Marseille, statuant en référé, aux fins de voir :

constater l’acquisition de la clause résolutoire sur le fondement de l’article 24 de la loi du 6 juillet 1989ordonner l'expulsion des preneurs et de tout occupant de leur chef avec le concours de la force publique et d'un serrurier si besoin est, sous astreinte,
condamner [K] [F] [X] à lui payer la somme actualisée de 12 661.83 euros au titre de l’arriéré de loyers, une indemnité d'occupation jusqu'à libération effective des lieux d'un montant mensuel égal au montant du loyer et des charges si le bail s'était poursuivi,condamner le défendeur à lui payer la somme de 1200 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile, outre aux entiers dépens en ce compris le coût du commandement de payer.
Le défendeur conteste à titre principale, la régularité de la clause résolutoire et le montant de la dette locative.

Conformément à l'article 473 du code de procédure civile, il sera statué par ordonnance contradictoire.

La décision a été mise en délibéré par mise à disposition au greffe au 2 avril 2026.

MOTIFS DE LA DECISION

En application des dispositions des articles 834 et 835 du code de procédure civile, dans tous les cas d’urgence, le juge du contentieux de la protection peut, dans les limites de sa compétence, ordonner en référé toutes les mesures qui ne se heurtent à aucune contestation sérieuse ou que justifie l’existence d’un différend. Il peut également allouer au créancier une provision, lorsque l’obligation n’est pas sérieusement contestable.

L'obligation non sérieusement contestable vise aussi bien les créances d'origine contractuelle, quasi contractuelle, délictuelle ou quasi délictuelle, le juge des référés étant cependant tenu de préciser la nature de l'origine de cette créance ou la nature de l'obligation la fondant.

Il y a une contestation sérieuse chaque fois que la décision du juge des référés l'obligerait à se prononcer préalablement sur une contestation relative à l'existence d'un droit ou le conduirait à se prononcer sur le fond du litige, par exemple en portant une appréciation sur la validité, la qualification ou l'interprétation d'un acte juridique.

En l’occurrence le défendeur conteste la validité de la clause résolutoire soit la validité d’un acte juridique et le montant de la dette locative eu égard à l’absence de régularisation sur charge. Ces contestations doivent être qualifiées de sérieuses et ne relèvent pas d’une procédure de référé.

Sur les demandes accessoires

L’équité commande de ne pas faire application de l’article 700 du code de procédure civile.

[G] [V] [Z] succombant, il sera condamné aux dépens.

La présente décision est exécutoire à titre provisoire, conformément à l’article 514 du code de procédure civile.

PAR CES MOTIFS

Le juge des contentieux de la protection, après débats en audience publique, par ordonnance contradictoire et en premier ressort mise à disposition au greffe,

Vu l’urgence

Dit n’y avoir lieu à référé compte tenu de l’existence d’une contestation sérieuse

Dit n’y avoir lieu à application de l'article 700 du code de procédure civile ;

Condamne [G] [V] [Z] aux dépens,

RAPPELLE que la présente ordonnance est exécutoire de plein droit à titre provisoire.

Ainsi ordonné et prononcé par ordonnance signée les jour, mois et an susdits par le président et le greffier susnommés et mis(e) à disposition au greffe.

Le greffier, Le président

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