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TJ 91228, 14 avr. 2026, RG 26/01089


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Date
14/04/2026
Numéro
26/01089
Lieu / cour
tj91228
Chambre
Juge de l'Exécution
Type
other
Id
69e29e19cdc6046d479e95d5

Texte de la décision

4,494 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE D’EVRY JUGE DE L'EXÉCUTION

AUDIENCE DU 14 Avril 2026 Minute n° 26/

AFFAIRE N° N° RG 26/01089

N° Portalis DB3Q-W-B7K-RSSM

CCCFE délivrées le :
CCC délivrées le :

RENDU LE : QUATORZE AVRIL DEUX MIL VINGT SIX

Par Madame Virginie BOUREL, Vice-Présidente, Juge de l'exécution, assistée de Madame Johanna PALMONT, greffière

ENTRE

PARTIE DEMANDERESSE :

Monsieur [E] [Q]
[Adresse 1]
[Localité 1]

non comparant, ni représenté

ET

PARTIE DEFENDERESSE :

Monsieur [V] [F]
[Adresse 2]
[Localité 2]

comparant, non représenté

DEBATS

L'affaire a été appelée à l'audience du 31 Mars 2026, date à laquelle elle a été plaidée et mise en délibéré au 14 avril 2026.

EXPOSE DU LITIGE

Par jugement du tribunal de proximité d'Etampes en date du 4 décembre 2025, l'expulsion de Monsieur [E] [Q] a été ordonnée.

Par déclaration au greffe en date du 26 janvier 2026, Monsieur [E] [Q] a saisi le juge de l'exécution du tribunal judiciaire d'Évry d’une demande de délais pour libérer les lieux.

Lors de l’audience du 31 mars 2026, Monsieur [E] [Q] n’était ni présent ni représenté.

Monsieur [V] [F] a sollicité du tribunal de débouter la partie demanderesse de ses demandes.

Conformément aux dispositions de l’article 455 du code de procedure civile, il est fait expressément référence aux pièces du dossier et aux écritures déposées par les parties pour un plus ample exposé des faits de la cause et de leurs prétentions respectives.

L’affaire a été mise en délibéré au 14 avril 2026.

MOTIFS DE LA DECISION

Monsieur [E] [Q] n’a pas comparu à l’audience fixée et n’a pas fait connaître de motif légitime expliquant son absence.

La partie défenderesse ayant sollicité qu'il soit statué au fond, il convient d'examiner les demandes formulées conformément à l'article 468 du code de procédure civile.

Selon l'article L. 412-3 du code des procédures civiles d’exécution, le juge peut accorder des délais renouvelables aux occupants de locaux d’habitation ou à usage professionnel chaque fois que le relogement ne peut avoir lieu dans des conditions normales.

Conformément à l'article L. 412-4 du même Code, dans sa version applicable au présent litige, la durée des délais ne peut, en aucun cas être inférieure à un mois ni supérieure à 1 an.

Pour la fixation de ce délai, le juge tient compte de la bonne ou mauvaise volonté manifestée par l'occupant dans l'exécution de ses obligations, des situations respectives du propriétaire et de l'occupant, notamment en ce qui concerne la qualité de sinistré par faits de guerre, la situation de famille ou de fortune de chacun d'eux, les circonstances atmosphériques, ainsi que des diligences que l'occupant justifie avoir faites en vue de son relogement.

Il est également tenu compte du droit à un logement décent et indépendant, des délais liés aux recours engagés selon les modalités prévues par le code de la construction et de l'habitation et du délai prévisible de relogement des intéressés.

Il appartient donc au juge de respecter un juste équilibre entre deux revendications contraires en veillant à ce que l'atteinte au droit du propriétaire soit proportionnée et justifiée par la sauvegarde des droits de l'occupant dès lors que ces derniers apparaissent légitimes.
En l’espèce, la partie demanderesse justifie une unique démarche effectuée afin de se reloger.

En outre, la partie demanderesse ne justifie ni du règlement de l’indemnité d’occupation courante ni de l’apurement de la dette locative, s'élevant à la somme de 9.156 euros au mois d’octobre 2025.

En conséquence, faute pour la partie demanderesse de démontrer la bonne foi dans l'exécution de ses obligations, la demande de délais à expulsion sera rejetée.

Les dépens sont à la charge de la partie perdante, à savoir la partie demanderesse.

L’équité ne commande pas de faire application de l’article 700 du code de procédure civile.

Il est rappelé que la présente décision est de plein droit exécutoire par provision.

PAR CES MOTIFS

Le juge de l’exécution, statuant par jugement réputé contradictoire, mis à disposition au greffe et rendu à charge d’appel :

Déboute Monsieur [E] [Q] de ses demandes ;

Dit n’y avoir lieu à application de l’article 700 du code de procédure civile ;

Condamne Monsieur [E] [Q] aux dépens ;

Rappelle que la présente décision est de plein droit exécutoire par provision.

Ainsi jugé et prononcé au Tribunal judiciaire d'EVRY, le QUATORZE AVRIL DEUX MIL VINGT SIX

LE GREFFIER LE JUGE DE L’EXECUTION

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