TJ 83137, 30 juin 2025, RG 24/06827
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Texte de la décision
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON PÔLE JCP
Jugement n°
N° RG 24/06827 - N° Portalis DB3E-W-B7I-NBNV
AFFAIRE :
[X]
C/
[A]
JUGEMENT contradictoire du 30 JUIN 2025
Grosse exécutoire :Me BAUTRANT
Copie : Monsieur [P] [A]
délivrées le
JUGEMENT RENDU LE 30 JUIN 2025
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
Dans l’affaire opposant :
DEMANDEUR :
Madame [U] [X]
née le 30 Janvier 1941 à [Localité 1]
[Adresse 1]
[Localité 2]
représentée par Me BAUTRANT, avocat du barreau de PARIS
à
DÉFENDEUR :
Monsieur [P] [A]
né le 27 Janvier 1999 à [Localité 3]
[Adresse 2]
[Localité 4]
comparant en personne
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : Audrey MOYA
Greffier : Stéphanie ARNAUD
DÉBATS :
Audience publique du 05 Mai 2025
JUGEMENT :
contradictoire et rendu en premier ressort, prononcé par mise à disposition au greffe le 30 JUIN 2025 par Audrey MOYA, Président, assisté de Stéphanie ARNAUD, Greffier.
EXPOSE DU LITIGE
Selon acte sous seing privé en date du 11 mai 2023, Madame [U] [X], représentée par IBOX GESTION LOCATION, a consenti à Monsieur [P] [A] un bail à usage d’habitation d’une durée d’un an portant sur un logement meublé sis [Adresse 3], moyennant un loyer mensuel de 510,00 euros, outre une provision pour charges mensuelles d’un montant de 39,00 euros, ainsi qu’un dépôt de garantie d’un montant de 510,00 euros.
Selon mandat de gérance en date du 28 novembre 2016, la gestion du bien objet du contrat de location a été confiée à la société IBOX GESTION LOCATION.
Le 17 juillet 2024, le Conseil de la bailleresse a adressé une mise en demeure par lettre recommandée avec accusé de réception au locataire aux fins de régler la somme de 1 167,28 euros correspondant aux loyers et charges impayés.
Par acte de commissaire de justice signifié le 09 août 2024, un commandement de payer les loyers visant la clause résolutoire a été délivré par Madame [U] [X] à Monsieur [P] [A] pour la somme en principal de 1 734,13 euros correspondant aux loyers et charges impayés arrêtés au 05 août 2024.
Ce commandement a été dénoncé à la Commission de Coordination des Actions de Prévention des Expulsions locatives dans le Var en date du 13 août 2024.
Par acte de commissaire de justice signifié en date du 25 novembre 2024, Madame [U] [X] a fait assigner Monsieur [P] [A] devant le juge des contentieux de la protection du Tribunal judiciaire de Toulon afin de voir :
Dire recevables les demandes,
- A titre principal :
Constater la résiliation du bail par application de la clause résolutoire conventionnelle insérée dans le bail pour défaut de paiement des loyers (article 24 de la loi du 06 juillet 1989 modifiée par la loi n°2014-366 du 26 mars 2014),
Constater que Monsieur [P] [A] est occupant sans droit ni titre du logement depuis le 09 octobre 2024,
Ordonner sans délai l’expulsion des lieux loués de Monsieur [P] [A], ainsi que celle de tous occupants de son chef, avec, si nécessaire, l’assistance de la force publique et l’assistance d’un serrurier et sous astreinte de 50 euros par jour de retard,
Dire que Madame [U] [X] sera autorisée à enlever tous les biens ou effets laissés dans le logement aux frais exclusifs et aux risques de Monsieur [P] [A] et qu’il sera libre d’en disposer,
Fixer l’indemnité d’occupation à un montant équivalent au montant des loyers qui auraient été dus si le bail s’était poursuivi, révision comprise et augmenté des charges locatives, ce à compter du 09 octobre 2024 et dire qu’elle sera révisable dans les mêmes conditions que les loyers et charges,
Condamner Monsieur [P] [A] à payer cette indemnité d’occupation à compter de la résiliation du bail et jusqu’à parfaite libération des lieux et restitution des clés,
Condamner Monsieur [P] [A] à verser à Madame [U] [X] la somme de 719,83 euros au titre des arriérés de loyers, charges locatives et indemnité d’occupation ci-dessus mentionnés, augmentée des intérêts au taux légal à compter du commandement de payer sur la somme de 1922,17 euros et à compter de la présente assignation sur le surplus de la somme due, somme à parfaire en fonction des indemnités d’occupation qui seront dues jusqu’au complet délaissement des lieux et restitution des clés,
Dans le cas où des délais de paiement seraient accordés et les effets de la clause résolutoire suspendus, il sera jugé qu’à défaut de paiement d’une seule échéance à sa date exacte ainsi que le non-paiement des loyers et charges courants, sans mise en demeure préalable, l’échelonnement de la dette sera caduc et la totalité de la dette deviendra immédiatement exigible. Dans ce cas, la clause résolutoire reprendra ses effets et l’expulsion du locataire pourra avoir lieu,
- A titre subsidiaire :
Prononcer la résiliation judiciaire du bail pour défaut de paiement répété des loyers et charges et allouer à Madame [U] [X] les mêmes demandes comme formulées aux termes du présent dispositif,
Dans le cas où des délais de paiement seraient accordés et les effets de la clause résolutoire suspendus, il sera jugé qu’à défaut de paiement d’une seule échéance à sa date exacte ainsi que le non-paiement des loyers et charges courants, sans mise en demeure préalable, l’échelonnement de la dette sera caduc et la totalité de la dette deviendra immédiatement exigible,
- En tout état de cause :
Condamner Monsieur [P] [A] à verser à Madame [U] [X] la somme de 1 500 euros en application de l’article 700 du code de procédure civile,
Condamner Monsieur [P] [A] au paiement des entiers dépens d’instance en ce compris les frais du commandement conformément aux dispositions de l’article 696 du code de procédure civile,
Ordonner l’exécutoire provisoire de droit sur le fondement de l’article 514 du code de procédure civile,
Débouter Monsieur [P] [A] de l’intégralité de ses demandes, fins et conclusions.
Cette assignation a été notifiée au représentant de l’Etat le 26 novembre 2024.
L’affaire a été appelée et retenue à l’audience du 05 mai 2025, au cours de laquelle Madame [U] [X] était représentée par son Conseil, qui a déposé ses conclusions et pièces, auxquelles il se réfère et auxquelles il est renvoyé pour un plus ample exposé.
Elle précise que la dette s’élève désormais à la somme de 432,41 euros et s’en rapporte sur les délais.
Au visa des articles 7, 17, 22-1 et 24 de la loi du 06 juillet 1989, des articles 1231-6 et 1344-1 du code civil et des articles 472, 834 et 835 du code de procédure civile, il soutient à titre principal que la clause résolutoire contenue dans le contrat de bail consenti à Monsieur [P] [A] est acquise suite à la délivrance d’un commandement de payer demeuré infructueux.
Elle argue également de ce que l’indemnité d’occupation qui lui est due doit l’être à compter du prononcé de la résiliation du bail, soit à la date du 10 octobre 2024, qu’elle est révisable dans les mêmes conditions que celles stipulées au contrat de bail et qu’elle doit être fixée au montant du loyer actuel.
A titre subsidiaire elle soutient que la résiliation judiciaire du contrat de bail doit être prononcée pour défaut de paiement répété des loyers et charges.
Monsieur [P] [A] a comparu. Il affirme avoir effectué un versement de 380,00 euros le 02 mai 2025, soutenant que le dernier avis d’échéance était de 378,00 euros, et estime n’être désormais redevable que de la somme de 32,00 euros, qu’il conteste. Il ajoute percevoir la somme mensuelle de 800,00 euros au titre du RSA. Il sollicite la possibilité de se maintenir dans le logement.
A l'issue des débats, l'affaire a été mise en délibéré au 30 juin 2025, par mise à disposition au greffe.
MOTIVATION
Sur la recevabilité de la demande
Une copie de l'assignation a été notifiée au représentant de l'État dans le département plus de six semaines avant l'audience, conformément aux dispositions de l'article 24 III de la loi n°89-462 du 06 juillet 1989 (le 26 novembre 2024).
Par ailleurs, le bailleur justifie avoir saisi la CCAPEX deux mois avant la délivrance de l'assignation conformément aux dispositions de l'article 24 I de la loi n°89-462 du 6 juillet 1989 (le 13 août 2024).
L’action de Madame [U] [X] est donc recevable.
Sur la demande de résiliation du bail d’habitation
Aux termes de l'article 9 du code de procédure civile, il incombe à chaque partie de prouver conformément à la loi les faits nécessaires au succès de sa prétention.
L’article 1103 du code civil prévoit que les contrats légalement formés tiennent lieu de loi à ceux qui les ont faits.
Aux termes de l'article 1353 du code civil, celui qui réclame l'exécution d'une obligation doit la prouver. Réciproquement, celui qui se prétend libéré doit justifier le paiement ou le fait qui a produit l'extinction de son obligation.
L’article 1344 du code civil prévoit que le débiteur est mis en demeure de payer soit par une sommation ou un acte portant interpellation suffisante, soit, si le contrat le prévoit, par la seule exigibilité de l'obligation.
Conformément à l’article 7 a) de la loi du 06 juillet 1989, le locataire est obligé de payer le loyer et les charges récupérables aux termes convenus ; le paiement mensuel est de droit lorsque le locataire en fait la demande. Le paiement partiel du loyer par le locataire réalisé en application de l'article L.843-1 du code de la construction et de l'habitation ne peut être considéré comme un défaut de paiement du locataire.
Aux termes de l'article 24 I de la loi du 06 juillet 1989, toute clause prévoyant la résiliation de plein droit du contrat de location pour défaut de paiement du loyer ou des charges aux termes convenus ou pour non-versement du dépôt de garantie ne produit effet que deux mois après un commandement de payer demeuré infructueux.
En outre, selon l’article 1728 du code civil, le preneur est tenu de deux obligations principales :
1° D'user de la chose louée raisonnablement, et suivant la destination qui lui a été donnée par le bail, ou suivant celle présumée d'après les circonstances, à défaut de convention ;
2° De payer le prix du bail aux termes convenus.
Conformément à l’article 1217 du code civil, la partie envers laquelle l'engagement n'a pas été exécuté, ou l'a été imparfaitement, peut :
- refuser d'exécuter ou suspendre l'exécution de sa propre obligation ;
- poursuivre l'exécution forcée en nature de l'obligation ;
- obtenir une réduction du prix ;
- provoquer la résolution du contrat ;
- demander réparation des conséquences de l'inexécution.
Les sanctions qui ne sont pas incompatibles peuvent être cumulées ; des dommages et intérêts peuvent toujours s'y ajouter.
Conformément à l’article 1224 du code civil, la résolution résulte soit de l'application d'une clause résolutoire soit, en cas d'inexécution suffisamment grave, d'une notification du créancier au débiteur ou d'une décision de justice.
En l’espèce, il apparaît que Monsieur [P] [A], qui s’est engagé à payer son loyer et les charges afférentes lors de la signature du contrat de bail le liant à Madame [U] [X], a délibérément mis fin à l’exécution de cette obligation contractuelle, dès lors qu’il a cessé de payer son loyer et les charges afférentes de façon régulière et en totalité.
Malgré le rappel de façon claire et légale de la clause résolutoire prévue au bail en son article VIII et de ses conséquences graves par le commandement de payer signifié le 09 août 2024, le défendeur n'a pas apuré l'intégralité de la dette dans les délais impartis ni sollicité de délai par les voies légales.
Dès lors, force est de constater l'acquisition de la clause résolutoire insérée à l’article VIII du bail.
Sur la demande de paiement et la demande reconventionnelle
Il appartient aux défendeurs conformément aux dispositions de l’article 1315 alinéa 2 du code civil de rapporter la preuve du paiement ou du fait qui aurait produit l’extinction de l’obligation.
Le paiement des loyers et charges aux termes convenus dans le contrat est une obligation essentielle du locataire, résultant des dispositions contractuelles du bail signé entre les parties et de l'article 7 a) de la loi du 06 juillet 1989.
Par ailleurs l'occupation des lieux sans droit ni titre du fait de la résiliation du contrat de location cause nécessairement un préjudice au bailleur qu'il convient de réparer, jusqu'à la libération des lieux car, en application de l’article 1240 du code civil, tout fait quelconque de l'homme, qui cause à autrui un dommage, oblige celui par la faute duquel il est arrivé à le réparer.
En outre, le juge peut même d'office, sur le fondement de l'article 24V de la loi du 06 juillet 1989, accorder des délais de paiement, dans les conditions prévues à l'article 1343-5 du Code civil, au locataire en situation de régler sa dette locative, ce qui entraîne la suspension des effets de la clause de résiliation de plein droit.
En application des articles 24V et 24VII de la loi du 06 juillet 1989, le locataire doit être en situation de régler sa dette locative et avoir repris le versement intégral du loyer courant avant l'audience, ou à défaut avoir obtenu l'accord du bailleur, mais faute d'avoir l'un ou l'autre, aucun délai ne peut lui être octroyé.
En l’espèce, il résulte des pièces versées au dossier et notamment de l’extrait de compte détaillé arrêté au 05 mai 2025 que le retard pris par le défendeur dans le paiement des loyers, charges et indemnités d’occupation s'élève à la somme de 402,41 euros, mois de mai 2025 inclus (déduction faite des frais de recommandé pour la mise en demeure du 24 juin 2024, étant rappelé que seuls les impayés locatifs peuvent constituer la dette locative).
A l’audience, le défendeur affirme avoir réglé la somme de 380,00 euros le 02 mai 2025, ce dont il justifie par le biais de l’application de son téléphone portable. Il considère par ailleurs que le dernier loyer appelé dans son avis d’échéance était de 378,00 euros, sans toutefois en justifier et alors que le décompte produit par la bailleresse laisse apparaître un loyer appelé pour le mois de mai 2025 d’un montant de 569,86 euros. Enfin, il conteste la somme restante selon lui de 32,00 euros, sans apporter là encore de justificatif à son moyen.
En conséquence, Monsieur [P] [A] sera condamné à verser la somme de 22,41 euros au bailleur (402,41 – 380,00), jusqu’au mois de mai 2025 inclus, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de signification de la présente décision, en application de l’article 1231-7 du code civil.
Le défendeur sollicite également la possibilité de rester dans le logement et justifie en ce sens avoir régularisé une grande partie de sa dette en versant notamment la somme de 380,00 euros le 02 mai 2025, bien que la lecture de l’extrait de compte détaillé arrêté au 05 mai 2025 ne permette pas de confirmer ses déclarations
Ainsi et dans ces conditions, alors que le bailleur ne s’y oppose pas, des délais de paiement seront accordés à Monsieur [P] [A], qui sera autorisé à se libérer de sa dette locative en un mois par le versement d’une unique mensualité de 22,41 euros, payable le 10 du mois suivant la signification de la présente décision, en plus du loyer courant.
Si Monsieur [P] [A] se libère de la dette de 22,41 euros dans le délai et selon les modalités fixées ci-dessus, en supplément du paiement du loyer courant, la clause de résiliation de plein droit sera réputée ne pas avoir joué.
Dans le cas contraire :
la totalité de la somme restant due sur la somme de 22,41 euros deviendra immédiatement exigible,
la clause résolutoire reprendra son plein effet,
il pourra être procédé à l'expulsion de Monsieur [P] [A] et celle de tous occupants de son chef selon les modalités prévues au dispositif ci-après, mais la demande d’astreinte sera rejetée car la formulation dans l'assignation est impropre, étant donné qu’il s'agit d'une demande en injonction de faire qui peut être corrélée avec la demande de départ volontaire du locataire et non comme ici corrélée avec l’expulsion qui, elle, ne peut être décidée que par le commissaire de justice et le représentant de l’Etat et non par le locataire,
Monsieur [P] [A] sera tenu au paiement à titre provisionnel d’une indemnité d’occupation mensuelle égale à la somme de 569,86 euros correspondant au dernier loyer chargé, ce jusqu’à la libération des lieux caractérisée par la remise des clefs,
le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L.433-1 et L.433-2 du code des procédures civiles d'exécution.
Sur les demandes accessoires
Monsieur [P] [A], succombant à l’instance, supportera les dépens par application de l’article 696 du code de procédure civile, en ce compris le coût du commandement de payer.
Monsieur [P] [A] sera également condamné à payer à Madame [U] [X] la somme de 300,00 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile.
Sur l’exécution provisoire
Il convient de rappeler que la présente instance est soumise aux dispositions de l’article 514 du code de procédure civile, aux termes duquel les décisions de première instance sont de droit exécutoires à titre provisoire.
PAR CES MOTIFS
Le tribunal statuant par jugement contradictoire, rendu en premier ressort et mis à disposition au greffe,
DECLARE recevables les demandes de Madame [U] [X] ;
CONSTATE que le bail relatif à la location d’un appartement sis [Adresse 3] consenti le 11 mai 2023 entre Madame [U] [X] et Monsieur [P] [A] est résilié de plein droit par le jeu de la clause résolutoire prévue audit contrat ;
CONSTATE que Monsieur [P] [A] est occupant sans droit ni titre du logement depuis le 10 octobre 2024 ;
CONDAMNE Monsieur [P] [A] à payer à Madame [U] [X] la somme de 22,41 euros, au titre des loyers, charges et indemnités d’occupation impayés jusqu’au mois de mai 2025 inclus, assortie des intérêts au taux légal à compter de la date de signification du présent jugement;
AUTORISE Monsieur [P] [A] à régler la somme due à l’aide d’un unique versement mensuel de 22,41 euros, en sus des loyers et des charges mensuels ;
DIT que le paiement doit intervenir avant le 10 du mois suivant la signification de la présente décision ;
SUSPEND les effets de la clause résolutoire pendant le cours de ces délais, laquelle sera réputée n’avoir jamais joué si Monsieur [P] [A] se libère dans les délais et modalités ainsi fixés de la somme de 22,41 euros en sus du paiement du loyer courant ;
DIT qu’à défaut de paiement de la somme de 22,41 euros ou du loyer courant :
10 jours après une vaine mise en demeure adressée par lettre recommandée avec avis de réception, la totalité de la somme due sur le montant de 22,41 euros deviendra immédiatement exigible,
la clause résolutoire reprendra son plein effet,
faute de départ volontaire des lieux situés [Adresse 3], il pourra être procédé à l’expulsion de Monsieur [P] [A] et celle de tous occupants de son chef, et au besoin avec le concours de la force publique et d’un serrurier, passé le délai de deux mois suivant la délivrance d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, conformément aux dispositions des articles L.412-1 et suivants, R.411-1 et suivants, R.412-1 et suivants du code des procédures civiles d’exécution,
le sort des meubles sera régi conformément aux dispositions des articles L.433-1 et L.433-2 du code des procédures civiles d'exécution,
Monsieur [P] [A] sera tenu au paiement à titre provisionnel d’une indemnité d’occupation égale à la somme de 569,86 euros jusqu’au départ effectif des lieux caractérisé par la remise des clés ;
CONDAMNE Monsieur [P] [A] aux dépens de l’instance, en ce compris le coût du commandement de payer et de l’assignation ;
CONDAMNE Monsieur [P] [A] à payer à Madame [U] [X] la somme de 300,00 euros par application de l'article 700 du code de procédure civile ;
DEBOUTE les parties de leurs demandes plus amples ou contraires ;
RAPPELLE que l'exécution provisoire de la présente décision est de droit.
LE GREFFIER LE PRESIDENT
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