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TJ 40088, 21 avr. 2026, RG 26/00024


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Date
21/04/2026
Numéro
26/00024
Lieu / cour
tj40088
Chambre
CHAMBRE DES REFERES
Type
other
Id
6a173839cdc6046d47256a52

Texte de la décision

22,095 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE DAX


O R D O N NA N C E D E R É F É R É

du 21 AVRIL 2026


N° du dossier : N° RG 26/00024 - N° Portalis DBYL-W-B7K-DJ4K

A l'audience publique des référés tenue le 17 Mars 2026,

Nous, Madame Adeline MUSSILLON, Vice-Présidente, du tribunal judiciaire de DAX, juge des référés, assistée de Madame Cristine MARTINS, Greffière, avons rendu la décision dont la teneur suit :

ENTRE :

Monsieur [X] [W]
[Adresse 1]
[Localité 1]
Représentée par Marie-Pierre BIREMON, avocat postulant, avocate au barreau de DAX, substituée à l’audience par Maître Apolline LARDILLER, avocate au barreau de DAX et Maître Maxence WALAS, avocat plaidant, avocat au barreau de MARSEILLE

ET :

S.A. ASSURANCES DU CREDIT MUTUEL IARD (ACM IARD)
[Adresse 2]
[Localité 2]
Représentée par Maître Stéphanie DULOUT de la SCP GUILHEMSANG - DULOUT, avocats au barreau de DAX, substituée à l’audience par Maître Nathalie FESCHOTTE, avocate au barreau de DAX

Caisse Primaire d’Assurance Maladie des [Localité 3]
[Adresse 3]
[Localité 4]
Non représentée

EXPOSE DU LITIGE

Le 30 janvier 2025, Monsieur [X] [W], conducteur d’un deux-roues, se rendait sur son lieu de travail lorsqu’il a été percuté, lors d’une manoeuvre de dépassement, par [Q] [S], conductrice du véhicule de marque TOYOTA immatriculé [Immatriculation 1], sur la commune de [Localité 5] (40).

Il a été gravement blessé dans l’accident, le certificat médical initial établi le 6 février 2025 faisant état de multiples fractures et de contusions pulmonaires, occasionnant une incapacité de totale de travail de 6 semaines.

Monsieur [X] [W] a été hospitalisé du 30 janvier 2025 au 13 mai 2025. Il a subi une ostéosynthèse en urgence de la jambe droite et du poignet.

Une expertise amiable a été diligentée par le Docteur [L] [E], laquelle a donné lieu au dépôt d’un rapport le 4 novembre 2025 fixant la date de consolidation des préjudices au 17 octobre 2025.

Par actes séparés en date des 28 et 29 janvier 2026, Monsieur [X] [W] a assigné la SA ASSURANCE DU CREDIT MUTUEL - IARD (ACM IARD) et la CPAM des Landes devant la présidente du tribunal judiciaire de Dax, statuant en référé, aux fins de voir ordonner une expertise médicale.

A l'audience du 17 mars 2026, Monsieur [X] [W] représenté par son conseil a soutenu ses demandes, telles que développées dans ses conclusions notifiées par RPVA le 2 mars 2026.
Il a sollicité de voir :
-désigner tel expert qu’il plaira afin de procéder à son examen, avec la mission habituelle en pareille matière,
- condamner la société ACM IARD au paiement d’une indemnité provisionnelle d’un montant de 25 000 euros à valoir sur l’indemnisation de son préjudice corporel,
- condamner la société ACM IARD au paiement d’une provision ad litem d’un montant de 2000 euros, outre les dépens,
- condamner la société ACM IARD au paiement de la somme de 2000 euros au titre de l’article 700 du code de procédure civile.

Il explique que :
- les conclusions du rapport d’expertise amiable lui apparaissent critiquables, s’agissant notamment de la détermination des périodes d’allocation d’aide humaine et de la fixation de la date de consolidation ; qu’il dispose donc d’un intérêt légitime à solliciter une expertise judiciaire,
- concernant la demande de provision, son droit à indemnisation n’est pas sérieusement contestable eu égard à la nature et au siège des séquelles imputables ; qu’il conteste avoir reçu une quittance provisionnelle d’un montant de 3000 euros de la société ACM IARD,
- concernant la demande de provision ad litem, celle-ci permettrait de faire face aux frais engendrés par la perspective de l’expertise judiciaire à venir.

Selon conclusions notifiées par RPVA le 13 mars 2026, la société ACM IARD représentée par son conseil demande à la juridiction de :
- dire et juger que la société ACM IARD a respecté l’ensemble des obligations mises à sa charge par la loi du 5 juillet 1985,
- constater qu’une offre d’indemnisation a été formulée dans les délais légaux,
- débouter Monsieur [X] [W] de sa demande de provision à hauteur de 25 000 euros,
- limiter, le cas échéant, toute provision au montant déjà proposé ou à une somme strictement conforme aux conclusions médicales non contestées qui ne saurait dépasser 5000 euros,
- donner acte à la société ACM IARD de ce qu’elle ne s’oppose pas à la mesure d’expertise judiciaire sollicitée, mais formulent protestations et réserves d’usage.

Elle explique que :
- concernant l’expertise judiciaire, elle ne s’y oppose pas, mais rappelle qu’un rapport médical définitif a déjà été réalisé et qu’aucune contestation médicale n’a été formalisée préalablement à la saisine du juge,
- concernant la demande de provision, elle la conteste dans la mesure où une quittance de 3000 euros a été adressée le 24 avril 2025 à Monsieur [X] [W], sans retour de ce dernier, et une offre d’indemnisation a été formulée le 3 février 2026 à hauteur de 19 341,60 euros,
- concernant la demande de provision ad litem, aucune carence ni résistance abusive ne peut lui être reprochée ; que la saisine du juge résulte exclusivement du refus de la victime d’accepter le processus amiable.

Assignée à personne morale, la CPAM des [Localité 3] n'a pas comparu.

La décision a été mise en délibéré au 21 avril 2026.

MOTIFS DE LA DECISION

Aux termes de l'article 472 du code de procédure civile, si le défendeur ne comparait pas, il est néanmoins statué sur le fond. Le juge ne fait droit à la demande que dans la mesure où il l'estime régulière, recevable, et bien fondée.

Sur la demande d'expertise

L'article 145 du code de procédure civile dispose que s'il existe un motif légitime de conserver ou d'établir avant tout procès la preuve de faits dont pourrait dépendre la solution d'un litige, les mesures d'instruction légalement admissibles peuvent être ordonnées à la demande de tout intéressé, sur requête ou en référé.

L'appréciation du motif légitime n'implique pas de se prononcer sur les responsabilités ou garanties ni sur les chances de succès des futures prétentions des demandeurs. Il suffit que le demandeur justifie d'éléments rendant crédibles ses suppositions ou allégations et que les preuves à obtenir ou conserver soient de nature à alimenter un procès.

En l'espèce, il n’est pas contesté que Monsieur [X] [W] a été gravement blessé à la suite d’un accident de la circulation impliquant son véhicule et un véhicule de marque TOYOTA, immatriculé [Immatriculation 1], conduit par Madame [Q] [S] ; que son état a nécessité une hospitalisation de plusieurs mois ; que Monsieur [X] [W] devait subir une intervention chirurgicale le 15 janvier 2026 visant à l’ablation du matériel d’ostéosynthèse, de sorte qu’il existe des incertitudes quand à la date de consolidation fixée au 17 octobre 2025 dans le rapport d’expertise amiable.

En conséquence il convient d'ordonner la mesure d'expertise sollicitée par [X] [W] sans que la présente décision ne comporte de préjugement quant aux responsabilités et garanties encourues.

L’expertise sera réalisée aux frais avancés du demandeur, qui a seul intérêt à voir la mesure menée à son terme.

Sur la demande de provision

Selon l’article 835 alinéa 1 du code de procédure civile, le juge des référés peut, lorsque l'obligation n'est pas sérieusement contestable, allouer au créancier une provision à valoir sur son préjudice.

En l'espèce, au regard des éléments du dossier, il apparaît que le droit à indemnisation est certain ; il n’est du reste pas contesté par la société ACM IARD, laquelle a formulé une offre d’indemnisation le 3 février 2026.

Au regard des justificatifs produits, et notamment du rapport d’expertise amiable établi le 17 octobre 2025 par le Docteur [L] [E], il convient d'al delouer une provision sur dommage et intérêts à Monsieur [X] [W] d'un montant de 12 000 euros.

Sur la demande de provision ad litem

Monsieur [X] [W] sollicite une provision ad litem afin de faire face aux frais engendrés par la perspective de l’expertise judiciaire à venir.

En l’espèce, l’obligation de la société ACM IARD, en qualité d’assureur de Madame [M] [S], ne fait l’objet d’aucune contestation. De plus, il n’est pas sérieusement contestable que les opérations d’expertise vont générer pour Monsieur [X] [W] des frais de consignation.

Par conséquent, il sera fait droit à la demande de Monsieur [W] à hauteur de 1200 euros.

Sur l'article 700 et les dépens

L'article 700 du code de procédure civile dispose que le juge condamne la partie tenue aux dépens ou qui perd son procès à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

En l'espèce, il n’y a pas lieu à condamnation de ce chef.

Il convient de laisser les dépens à la charge du demandeur.

PAR CES MOTIFS

Nous, Adeline MUSSILLON, juge des référés du tribunal judiciaire de Dax, statuant publiquement par mise à disposition au greffe de la décision, par décision réputée contradictoire et en premier ressort ,

ORDONNONS une mesure d'expertise,

COMMETTONS pour y procéder :

[U] [J]
[Adresse 4]
[Localité 6]
tél : [XXXXXXXX01]

expert près la cour d'appel de Pau, avec pour mission de :

1. Convoquer les parties et leurs conseils en les informant de leur droit de se faire assister par un médecin conseil de leur choix ;

2. Se faire communiquer par la victime, son représentant légal ou tout tiers détenteur, tous documents médicaux relatifs à l’accident, en particulier le certificat médical initial;

Analyse médico-légale

3. Fournir le maximum de renseignements sur l’identité de la victime, ses conditions d’activités professionnelles, son niveau scolaire s’il s’agit d’un enfant ou d’un étudiant, son statut exact et/ou sa formation s’il s’agit d’un demandeur d’emploi ;

4. À partir des déclarations de la victime imputable au fait dommageable et des documents médicaux fournis, décrire en détail les lésions initiales, les modalités du traitement, en précisant autant que possible les durées exactes d’hospitalisation et de rééducation et, pour chaque période d’hospitalisation ou de rééducation, la nature et le nom de l’établissement, le ou les services concernés et la nature des soins ;

5. Indiquer la nature de tous les soins et traitements prescrits imputables à l’accident et, si possible, la date de la fin de ceux-ci ;

6. Retranscrire dans son intégralité le certificat médical initial et, si nécessaire, reproduire totalement ou partiellement les différents documents médicaux permettant de connaître les lésions initiales et les principales étapes de l’évolution ;

7. Prendre connaissance et interpréter les examens complémentaires produits ;

8. Recueillir les doléances de la victime en l’interrogeant sur les conditions d’apparition, l’importance des douleurs et de la gêne fonctionnelle et leurs conséquences ;

9. Décrire un éventuel état antérieur en interrogeant la victime et en citant les seuls antécédents qui peuvent avoir une incidence sur les lésions ou leurs séquelles. Dans cette hypothèse :
- au cas où il aurait entraîné un déficit fonctionnel antérieur, fixer la part imputable à l’état antérieur et la part imputable au fait dommageable ;
- au cas où il n’y aurait pas de déficit fonctionnel antérieur, dire si le traumatisme a été la cause déclenchante du déficit fonctionnel actuel ou si celui-ci se serait de toute façon manifesté spontanément dans l’avenir ;

10. Procéder à un examen clinique détaillé (y compris taille et poids) en fonction des lésions initiales et des doléances exprimées par la victime, en assurant la protection de son intimité, et informer ensuite contradictoirement les parties et leurs conseils de façon circonstanciée de ses constatations et de leurs conséquences ;

11. Analyser dans une discussion précise et synthétique l’imputabilité entre l’accident, les lésions initiales et les séquelles invoquées en se prononçant sur :
- la réalité des lésions initiales,
- la réalité de l’état séquellaire en décrivant les actes, gestes et mouvements rendus difficiles
- l’imputabilité directe et certaine des séquelles aux lésions initiales,
- et en précisant l’incidence éventuelle d’un état antérieur ;

Évaluation médico-légale

12. Déterminer la durée du déficit fonctionnel temporaire, période pendant laquelle, pour des raisons médicales en relation certaine et directe avec l’accident, la victime a dû interrompre totalement ses activités scolaires ou professionnelles, ou ses activités habituelles ; Si l’incapacité fonctionnelle n’a été que partielle, en préciser le taux ; Préciser la durée des arrêts de travail au regard des organismes sociaux ; si cette durée est supérieure à l’incapacité temporaire retenue, dire si ces arrêts sont liés au fait dommageable ;

13. Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales endurées pendant la maladie traumatique (avant consolidation) du fait des blessures subies. Les évaluer selon l’échelle habituelle de sept degrés ;

14. Donner un avis sur l’existence, la nature et l’importance du préjudice esthétique temporaire (avant consolidation). Le décrire précisément et l’évaluer selon l’échelle habituelle de sept degrés ;

15. Décrire, en cas de difficultés éprouvées par la victime, les conditions de reprise de l’autonomie et, lorsque la nécessité d’une aide temporaire avant consolidation est alléguée, indiquer si l’assistance d’une tierce personne constante ou occasionnelle a été nécessaire, en décrivant avec précision les besoins (niveau de compétence technique, durée d’intervention quotidienne) ;

16. Fixer la date de consolidation, qui est le moment où les lésions se fixent et prennent un caractère permanent tel qu’un traitement n’est plus nécessaire, si ce n’est pour éviter une aggravation ;
Si la date de consolidation ne peut pas être fixée, l’expert établira un pré-rapport décrivant l’état provisoire de la victime et indiquera dans quel délai celle-ci devra être réexaminée;

17. Chiffrer, par référence au « Barème indicatif des déficits fonctionnels séquellaires en droit commun » le taux éventuel de déficit fonctionnel permanent (état antérieur inclus) imputable à l’accident, résultant de l’atteinte permanente d’une ou plusieurs fonctions persistant au moment de la consolidation, le taux de déficit fonctionnel devant prendre en compte, non seulement les atteintes aux fonctions physiologiques de la victime mais aussi les douleurs physiques et morales permanentes qu’elle ressent, la perte de qualité de vie et les troubles dans les conditions d’existence qu’elle rencontre au quotidien après consolidation ; dans l’hypothèse d’un état antérieur, préciser en quoi l’accident a eu une incidence sur celui-ci et décrire les conséquences de cette situation ;

18. Donner un avis sur l’existence, la nature et l’importance du préjudice esthétique permanent ; le décrire précisément et l’évaluer selon l’échelle habituelle de sept degrés, indépendamment de l’éventuelle atteinte fonctionnelle prise en compte au titre du déficit;

19. Si la victime allègue un préjudice d’agrément, à savoir l’impossibilité de se livrer à des activités spécifiques de sport et de loisir, ou une limitation de la pratique de ces activités, donner un avis médical sur cette impossibilité ou cette limitation et son caractère définitif, sans prendre position sur l’existence ou non d’un préjudice afférent à cette allégation ;

20. Dire s’il existe un préjudice sexuel ; le décrire en précisant s’il recouvre l’un ou plusieurs des trois aspects pouvant être altérés séparément ou cumulativement, partiellement ou totalement : la morphologie, l’acte sexuel (libido, impuissance ou frigidité) et la fertilité (fonction de reproduction) ;

21. Si la victime allègue une répercussion dans l’exercice de ses activités scolaires ou professionnelles, recueillir les doléances, les analyser, les confronter avec les séquelles retenues, en précisant les gestes professionnels rendus plus difficiles ou impossibles ; dire si un changement de poste ou d’emploi apparaît lié aux séquelles ;

22. Perte d’autonomie après consolidation : indiquer, le cas échéant :
- si l’assistance d’une tierce personne constante ou occasionnelle est nécessaire, en décrivant avec précision les besoins (niveau de compétence technique, durée d’intervention quotidienne);
- si des appareillages, des fournitures complémentaires et si des soins postérieurs à la consolidation sont à prévoir ; préciser la périodicité du renouvellement des appareils, des fournitures et des soins ;
- donner le cas échéant un avis sur les aménagements du logement, du véhicule, et plus généralement sur l’aptitude de la victime à mener un projet de vie autonome ;

23. Établir un récapitulatif de l’évaluation de l’ensemble des postes énumérés dans la mission ;

FAISONS injonction aux parties de communiquer aux autres parties les documents de toute nature qu'elles adresseront à l'expert pour établir le bien fondé de leurs prétentions;

DISONS que l'expert pourra se faire communiquer tant par les médecins que par les caisses de sécurité sociale et par les établissements hospitaliers concernés, tous les documents médicaux qu'il jugerait utiles aux opérations d'expertise ;

DISONS que l'expert ne communiquera directement aux parties les documents médicaux ainsi obtenus directement de tiers concernant la victime qu'avec son accord; qu'à défaut d'accord de celle-ci, ces éléments seront portés à la connaissance des parties par l'intermédiaire du médecin qu'elles auront désigné à cet effet.

DISONS que l'expert devra adresser aux parties un document de synthèse, ou pré-rapport:
- fixant, sauf circonstances particulières, la date ultime de dépôt des dernières observations des parties sur le document de synthèse, lesquelles disposeront d'un délai de 4 à 5 semaines à compter de la transmission du rapport ;
- rappelant aux parties, au visa de l'article 276 alinéa 2 du code de procédure civile, qu'il n'est pas tenu de prendre en compte les observations transmises au-delà du terme qu'il fixe,

DISONS que l'expert répondra de manière précise et circonstanciée à ces dernières observations ou réclamations qui devront être annexées au rapport définitif dans lequel devront figurer impérativement :
- la liste exhaustive des pièces par lui consultées ;
- le nom des personnes convoquées aux opérations d'expertise en précisant pour chacune d'elle la date d'envoi de la convocation la concernant et la forme de cette convocation;
- le nom des personnes présentes à chacune des réunions d’expertise;
- la date de chacune des réunions tenues ;
- les déclarations des tiers entendus par lui, en mentionnant leur identité complète, leur qualité et leurs liens éventuels avec les parties ;
- le cas échéant, l'identité du technicien dont il s'est adjoint le concours, ainsi que le document qu'il aura établi de ses constatations et avis (lequel devra également être joint à la note de synthèse ou au projet de rapport) ;

DISONS que l'original du rapport définitif sera déposé en double exemplaire au greffe, tandis que l'expert en adressera un exemplaire aux parties et à leur conseil, dans un délai de 4 mois à compter de la notification de sa mission et de la consignation, sauf prorogation expresse ;

FIXONS à la somme de 1200 euros le montant de la provision à valoir sur les frais d'expertise qui devra être consignée par Monsieur [X] [W] à la régie de ce tribunal dans un délai de 40 jours à compter de la présente décision ;

DISONS que faute de consignation dans ce délai impératif, la désignation de l'expert sera caduque et privée de tout effet ;

DISONS que l'expert pourra s’adjoindre tout spécialiste de son choix dans une autre spécialité que la sienne à charge pour lui de solliciter une consignation complémentaire couvrant le coût de sa prestation et de joindre l’avis du sapiteur à son rapport ; disons que si le sapiteur n’a pas pu réaliser ses opérations de manière contradictoire, son avis devra être immédiatement communiqué aux parties par l'expert ;

DISONS que, en cas d'insuffisance manifeste de la provision allouée, au vu des diligences faites ou à venir, l'expert en fera sans délai rapport au juge qui, s'il y a lieu, ordonnera la consignation d'une provision complémentaire à la charge de la partie qu'il déterminera ; il joindra à sa demande de provision complémentaire le calendrier prévisible de ses opérations et une évaluation détaillée du coût des opérations d'expertise avec copie aux avocats des parties -ainsi qu'aux parties qui n'auraient pas d'avocat- auxquels il devra indiquer qu'ils disposent d'un délai de 15 jours pour faire valoir leurs éventuelles observations auprès du juge chargé du contrôle des mesures d'instruction ,

DISONS que les opérations d'expertise se dérouleront sous le contrôle du juge chargé du contrôle des mesures d'instruction,

DISONS que, dans le but de favoriser l’instauration d’échanges dématérialisés et de limiter la durée et le coût de l’expertise, le technicien devra privilégier l’usage de la plateforme OPALEXE et qu’il proposera en ce cas à chacune des parties, au plus tard lors de la première réunion d’expertise, de recourir à ce procédé pour communiquer tous documents et notes par la voie dématérialisée dans les conditions de l’article 748-1 du code de procédure civile et de l’arrêté du 14 juin 2017 validant de tels échanges,

CONDAMNONS la société ACM IARD à verser à Monsieur [X] [W] la somme de 12 000 euros à titre de provision à valoir sur l'indemnisation définitive de ses préjudices,

CONDAMNONS la société ACM IARD à verser à Monsieur [X] [W] la somme de 1200 euros à titre de provision ad litem,

DEBOUTONS les parties de leurs demandes plus amples ou contraires,

DISONS n’y avoir lieu à l’application de l’article 700 du code de procédure civile,

LAISSONS les dépens à la charge du demandeur.

La présente ordonnance a été signée le 21 avril 2026 par Adeline MUSSILLON, vice-présidente, juge des référés, et par Cristine MARTINS, greffière, et portée à la connaissance des parties par mise à disposition au greffe.

La greffière La vice-présidente

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