TJ 80021, 8 juin 2026, RG 23/03575
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Texte de la décision
JUGEMENT
DU : 08 Juin 2026
JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES
Cabinet 2
Art. 1107 CPC - Demande en divorce autre que par consentement mutuel
AFFAIRE
[B]
C/
[P]
Répertoire Général
N° RG 23/03575 - N° Portalis DB26-W-B7H-HWEM
Expédition exécutoire le :
à :
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Expédition le :
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à : Expert
à : Enquêteur Social
Notification AR
le :
IFPA
Notification LRAR
expédition exécutoire
le
TRIBUNAL JUDICIAIRE D'AMIENS
J U G E M E N T
du
HUIT JUIN DEUX MIL VINGT SIX
Dans l'affaire opposant :
Monsieur [Q] [K] [S] [B]
né le [Date naissance 1] 1974 à [Localité 1] (PAS-DE-[Localité 2])
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Localité 3]
Comparant et concluant par Maître Pascal BIBARD de la SELARL CABINETS BIBARD AVOCATS avocat au barreau d’AMIENS
DEMANDEUR
- A -
Madame [T] [A] [D] [P] épouse [B]
née le [Date naissance 2] 1971 à [Localité 4] (SOMME)
[Adresse 3]
[Adresse 4]
[Localité 5]
(bénéficie d’une aide juridictionnelle Totale numéro C-80021-2024-5098 du 25/06/2024 accordée par le bureau d’aide juridictionnelle de [Localité 6])
Comparante et concluante par Me Stéphanie LOURDEL IGLESIAS avocat au barreau d’AMIENS
DÉFENDERESSE
LE JUGE AUX AFFAIRES FAMILIALES DU TRIBUNAL JUDICIAIRE D'AMIENS a rendu le jugement contradictoire suivant par mise à disposition au greffe après que la cause a été débattue en Chambre du Conseil le 27 Avril 2026 devant :
- Marine BIZOT, juge aux affaires familiales, assistée de
- Marie MEDOT, cadre greffier.
[Motifs de la décision occultés]
[Motifs de la décision occultés]
PAR CES MOTIFS, Le juge aux affaires familiales, statuant en chambre du conseil, par jugement contradictoire et susceptible d'appel, après débats hors la présence du public, et après en avoir délibéré conformément à la loi,
Vu l’ordonnance sur les mesures provisoires du 26 juin 2024 ;
Prononce en application des articles 237 et 238 du code civil le divorce de :
Monsieur [Q], [K], [S] [B], né le [Date naissance 3] 1974 à [Localité 1] (62) ;
et
Madame [T], [A], [D] [P], née le [Date naissance 2] 1971 à [Localité 4] (80) ;
mariés le [Date mariage 1] 1999 à [Localité 7] (80) ;
Ordonne la mention du présent jugement dans les conditions énoncées à l'article 1082 du code de procédure civile, en marge de l'acte de mariage, de l'acte de naissance de chacun des époux et, en tant que de besoin, sur les registres du service du ministère des affaires étrangères à [Localité 8] ;
Renvoie les parties à procéder amiablement aux opérations de compte, liquidation et partage de leurs intérêts patrimoniaux ;
Dit qu’en cas de difficulté il appartiendra aux parties de saisir le juge aux affaires familiales par voie d’assignation en partage selon les règles définies aux articles 1359 et suivants du code de procédure civile ;
Constate la révocation des donations et avantages matrimoniaux prévus aux dispositions de l'article 265 du code civil ;
Rappelle qu'à la suite du divorce, chacun des époux reprend l'usage de son nom ;
Dit qu'en ce qui concerne leurs biens le présent jugement prendra effet dans les rapports entre époux à compter du 11 septembre 2022 ;
Condamne Monsieur [Q] [B] à payer à Madame [T] [P] la somme de 8.000 à titre de prestation compensatoire ;
Condamne Monsieur [Q] [B] à payer à Madame [T] [P] des dommages et intérêts à hauteur de 2.000 euros en réparation de son préjudice moral sur le fondement de l’article 1240 du code civil ;
Condamne Monsieur [Q] [B] à payer à Madame [T] [P] une contribution à l'entretien et à l'éducation de [C] et [V] de 150 euros par mois et par enfant, soit au total 300 euros ;
Dit que la contribution à l'entretien et l'éducation de [C] [B] et [V] [B] sera versée par l'intermédiaire de l'organisme débiteur des prestations familiales et que, dans l'attente de la mise en place effective de l'intermédiation, le parent débiteur devra la régler directement entre les mains du parent créancier ;
Dit que cette contribution sera payable d’avance, au plus tard le 10 de chaque mois, y compris pendant les périodes d’exercice du droit de visite et d’hébergement en période de vacances, jusqu’à ce que l'enfant atteigne l’âge de la majorité ;
Dit que cette contribution restera due pour les enfants majeurs tant qu’ils poursuivront des études ou seront à la charge du parent chez qui la résidence a été fixée, s’ils ne peuvent subvenir à leurs besoins, sur justification annuelle du parent qui en assume la charge ;
Dit que cette contribution sera indexée à l'initiative de Monsieur [Q] [B], chaque année le 1er juin, en fonction du dernier indice publié à cette date par l’INSEE des prix à la consommation, France entière, série hors tabac - ensemble des ménages, selon la formule suivante :
Montant (Pension actuelle) X (Dernier indice paru lors de l'indexation)
nouvelle = ----------------------------------------------------------------------------
Pension (Indice d'origine paru au jour du présent jugement)
(pour consulter l'indice : https://www.insee.fr/fr/information/1300608)
Dit que les majorations devront être acquittées dans les mêmes conditions que le principal ;
Dit qu'à défaut de révision volontaire de la pension par le débiteur, le créancier devra lui notifier par lettre recommandée ou tout autre procédé de notification le nouveau montant des mensualités
Rappelle qu’en cas de défaillance dans le règlement des sommes dues le créancier peut en obtenir le recouvrement par les voies d’exécution suivantes :
saisie des rémunérations ;autres saisies (saisie-attribution, saisie-vente, saisie immobilière, etc.) ;paiement direct entre les mains de l'employeur ;recouvrement public par l'intermédiaire du procureur de la République ;
Rappelle que les frais de recouvrement sont à la charge du parent qui a l'obligation de régler la pension alimentaire ;
Rappelle qu'en cas de défaillance, le débiteur encourt, au titre du délit d'abandon de famille (articles 227-3 et 227-29 du code pénal) :
à titre de peines principales : 2 ans d’emprisonnement et 15.000 € d’amende ;à titre de peines complémentaires : notamment l'interdiction des droits civiques, civils et de famille, la suspension ou l'annulation de son permis de conduire, l'interdiction de quitter le territoire de la République, l'obligation d'accomplir un stage de responsabilité parentale ;
Rappelle qu'en cas d'organisation ou d'aggravation de son insolvabilité pour se soustraire au paiement de la pension alimentaire, le débiteur encourt, au titre du délit d'organisation frauduleuse de son insolvabilité (articles 314-7 à 314-9 du code pénal) : 3 ans d'emprisonnement et 45.000 € d'amende ;
Condamne Monsieur [Q] [B] à payer à Madame [T] [P] la somme de 1.500 euros sur le fondement de l'article 700 du code de procédure civile ;
Condamne Monsieur [Q] [B] aux dépens et dit que ceux-ci seront recouvrés le cas échéant conformément à la loi sur l'aide juridictionnelle ;
Rejette toutes autres demandes plus amples ou contraires ;
Rappelle que la présente décision est assortie de l’exécution provisoire de plein-droit en ses dispositions relatives aux enfants ;
Dit que la présente décision sera notifiée par le greffe aux parties par courrier recommandé avec accusé de réception.
Le greffier Le juge aux affaires familiales
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