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T. com. 0101, 25 mars 2026, n° 2026F00297


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Date
25/03/2026
Numéro
2026F00297
Lieu / cour
0101
Id
6a2c1466cdc6046d470fe332

Texte de la décision

4,370 caractères

TRIBUNAL DE COMMERCE DE BOURG-EN-BRESSE

JUGEMENT DU 25/03/2026

CHAMBRE DU CONSEIL (Hors la présence du public)

Numéro de procédure collective : 2026RJ137 Numéro de rôle : 2026F297

Débat à l'audience du 25/03/2026 Code et nature de la décision : Jugement d'ouverture de redressement judiciaire

Demandeur :

URSSAF RHONE ALPES

[Adresse 1] [Localité 1] Comparant

Défendeur : Monsieur [I] [J] [Adresse 2] [Localité 2] Non comparant

Composition lors des débats :

En ayant délibéré,

Ministère public : Madame Nathalie DESCOT Greffier : Maître François-Xavier PORTE

Jugement prononcé par mise à disposition au greffe.

Au nom du peuple français

Par exploit du 03/03/2026, le défendeur a fait l'objet d'une demande d'ouverture de procédure de redressement et subsidiairement de liquidation judiciaire.

Lors de l'audience, le demandeur a repris les termes de son assignation.

Monsieur [I] [J], bien que régulièrement convoqué, n'a pas comparu à l'audience.

Le représentant du ministère public a requis l'ouverture du redressement judiciaire.

Vu les dispositions des articles L.621-2 et L.631-7 du code de commerce,

Attendu que le débiteur exerce une activité commerciale ou artisanale ;

Vu les dispositions de l'article L.631-1 du code de commerce,

Attendu qu'il résulte des pièces jointes à l'assignation et des indications données à l'audience que le débiteur se trouve dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible ; qu'il n'établit pas que les réserves de crédit ou les moratoires dont il bénéficie de la part de ses créanciers le lui permettent davantage ; qu'il se trouve donc en état de cessation des paiements ;

Qu'il échet de prononcer l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire ;

Vu les dispositions des articles L.681-1 et L.681-2 du code de commerce,

Attendu que la liste des créances dressée par le demandeur laisse apparaître des dettes nées antérieurement au 15 mai 2022, date d'entrée en vigueur de la loi n°2022-172 du 14 février 2022 en faveur de l'activité professionnelle indépendante ; que le droit de gage des créanciers s'étend ainsi au patrimoine personnel qui est insuffisant pour faire face à ces dettes ; que le débiteur se trouve donc en situation de surendettement ;

L'existence de dettes pouvant être poursuivies sur les deux patrimoines empêche qu'il soit fait application des dispositions de l'article L.681-2 IV du code de commerce.

Attendu qu'il échet, en conséquence, de faire application des dispositions de l'article L.681-2 III du code de commerce et d'ouvrir une procédure portant à la fois sur le patrimoine professionnel et personnel du débiteur ;

Vu l'article L.631-8 du code de commerce,

Attendu que le débiteur ne s'étant pas présenté à l'audience, il convient de fixer la date de cessation des paiements au 25/09/2024 à la lecture des pièces du dossier ;

PAR CES MOTIFS

Le tribunal, statuant publiquement, par décision réputée contradictoire et en premier ressort,

Le ministère public entendu,

Constate l'état de cessation des paiements de :

Monsieur [I] [J] (EI) Numéro unique d'identification : 333767911 Travaux de charpente [Adresse 2]

Prononce l'ouverture du redressement judiciaire,

Dit que la procédure ouverte concerne à la fois le patrimoine professionnel et personnel conformément à l'article L.681-2 III du code de commerce,

Fixe provisoirement la date de cessation des paiements au 25/09/2024,

Désigne Monsieur [S] [B], en qualité de juge-commissaire, avec pour suppléant Monsieur le Président de ce tribunal, au cas d'empêchement du titulaire,

Nomme comme mandataire judiciaire : SELARL MJ SYNERGIE, prise en la personne de Me [N] - Cs [Localité 3],

Désigne : SELARL [O] [R], [Adresse 3], avec faculté de s'adjoindre un confrère en cas de nécessité, aux fins de réaliser l'inventaire et la prisée prévus aux articles

L.631-9 et R.622-4 du code de commerce ; dit que ces opérations devront avoir lieu dans le délai d'un mois suivant le présent jugement,

Invite, le cas échéant, les salariés de l'entreprise à désigner un représentant dont le nom sera communiqué sans délai au greffe,

Ouvre une période d'observation de 6 mois,

Fixe le délai de dépôt de la liste des créances à 10 mois,

Emploie les dépens en frais privilégiés.

Signe electroniquement par [M] [H]

Signe electroniquement par François-Xavier PORTE, greffier associe.

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