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tj Expulsion "ferme" ordonnée en référé (sans suspension des effets de la clause résolutoire) source api

TJ 31555, 17 avr. 2026, RG 26/00601


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Date
17/04/2026
Numéro
26/00601
Lieu / cour
tj31555
Chambre
JCP REFERES
Type
other
Id
6a30a200cdc6046d4770af90

Texte de la décision

8,997 caractères

TRIBUNAL JUDICIAIRE
[Adresse 1]
[Adresse 2]
[Adresse 3]
[Localité 1]

NAC: 5AA

N° RG 26/00601
N° Portalis DBX4-W-B7J-U4IF

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ

N° B

DU : 17 Avril 2026

S.A. PROMOLOGIS, agissant poursuites et diligences de son Directeur Général en exercice et domicilié à cet effet audit siège social

C/

[I] [N]

Expédition revêtue de
la formule exécutoire
délivrée le 17 Avril 2026

à S.A. PROMOLOGIS

Copie certifiée conforme délivrée le 17/04/26 à toutes les parties

ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ

Le Vendredi 17 Avril 2026, le Tribunal judiciaire de TOULOUSE,

Sous la présidence de Sophie MOREL, Vice-Présidente au Tribunal judiciaire de TOULOUSE, chargée des contentieux de la protection, statuant en qualité de Juge des référés, assistée de Hanane HAMMOU-KADDOUR Greffier, lors des débats et chargé des opérations de mise à disposition.

Après débats à l'audience du 24 Février 2026, a rendu l’ordonnance de référé suivante, mise à disposition conformément à l'article 450 et suivants du Code de Procédure Civile, les parties ayant été avisées préalablement ;

ENTRE :

DEMANDERESSE

S.A. PROMOLOGIS, agissant poursuites et diligences de son Directeur Général en exercice et domicilié à cet effet audit siège social, dont le siège social est sis [Adresse 4] -
[Adresse 5]

représentée par Madame [G] [Y], chargée de contentieux, munie d’un pouvoir spécial

ET

DÉFENDERESSE

Madame [I] [N]
demeurant [Adresse 6]
[Adresse 7]
[Localité 2]

non comparante, ni représentée

EXPOSÉ DU LITIGE :

Par acte sous seing privé signé le 21 décembre 2016, la SA PROMOLOGIS a donné en location à Madame [I] [N] un immeuble à usage d’habitation situé [Adresse 8] à [Localité 3], moyennant un loyer actuel de 533,86€ provision sur charges comprise.

Les loyers n’ont pas été régulièrement réglés et commandement de payer visant la clause résolutoire et mise en demeure d’avoir à justifier d’une assurance locative était délivré le 22 juillet 2025, en vain.

Par acte du 17 novembre 2025, dénoncé le 18 novembre 2025 par voie électronique avec accusé de réception au Préfet de la Haute-Garonne, la SA PROMOLOGIS a fait assigner en référé Madame [I] [N] afin d’obtenir :
‒ la constatation de la résiliation du bail,
‒ le paiement, à titre provisionnel, de la somme de 2.767,68€ représentant l’arriéré de loyers arrêté au 31 octobre 2025,
‒ l’expulsion des occupants,
‒ la fixation d’une indemnité d’occupation d’un montant égal à celui du loyer mensuel,
‒ l’allocation de 400€ en application de l’article 700 du Code de procédure civile et la condamnation de la locataire aux dépens

L’affaire était appelée à l’audience du 24 février 2026.

La SA PROMOLOGIS , valablement représentée, maintient ses demandes et actualise sa créance à la somme de 2.949,19€ arrêtée au 24 février 2026 comprenant des frais de procédure de 181,51€ soit un arriéré locatif de 2.767,68€. Elle ramène sa demande sur le fondement de l’article 700 du CPC à 150€. Elle indique que la locataire a repris le paiement des loyers courants mais que le contact qu’elle a eu avec la petite fille de la locataire n’a été suivi d’aucun effet.

Madame [I] [N], assignée selon les modalités prévues aux articles 656 et 658 du Code de procédure civile, n’a pas comparu.

La décision était mise en délibéré au 17 avril 2026 par remise au greffe en application des dispositions de l’article 450 du Code de procédure civile.

MOTIFS :

Sur la recevabilité :
Une copie de l’assignation a été notifiée au Préfet de la Haute-Garonne par voie électronique avec accusé de réception le 18 novembre 2025, conformément à l’article 24 de la Loi du 6 juillet 1989, soit plus de 6 semaines avant l’audience.
La CCAPEX a été saisie le 23 juillet 2025 par voie électronique avec accusé de réception dont copie est versée au débat deux mois avant l’assignation . L’action est donc recevable.

Sur la preuve des loyers et charges impayés :
La SA PROMOLOGIS fait la preuve de l’obligation dont elle se prévaut en produisant le bail signé le 21 décembre 2016, le commandement de payer visant la clause résolutoire délivré le 22 juillet 2025 et le décompte de la créance.

Sur la clause résolutoire :

Le bail signé par les parties contient une clause résolutoire qui prévoit qu’à défaut de paiement des loyers ou charges échus, ou du dépôt de garantie et deux mois après la délivrance d’un commandement de payer resté infructueux, le bail sera résilié de plein droit. Le défaut d’assurance produit les mêmes effets un mois après le commandement d’avoir à en justifier.
Par acte de commissaire de justice délivré le 22 juillet 2025, le bailleur a fait commandement d’avoir à payer les loyers impayés. Ce commandement reproduit la clause résolutoire insérée au contrat de bail ainsi que les dispositions de l’article 24 de la Loi n°89-462 du 6 juillet 1989 dans sa rédaction antérieure à la loi n° 668-2023 du 27 juillet 2023, de même que les dispositions de l’article 6 de la loi n°90-449 du 31 mai 1990 et mentionne la faculté pour la locataire de saisir le fonds de solidarité pour le logement.

Les loyers n’ont pas été réglés dans les deux mois et, par ailleurs, le juge n’a pas été saisi par la locataire aux fins d’obtenir des délais de paiement et la suspension des effets de la clause résolutoire.

Les conditions d’acquisition de la clause résolutoire sont donc réunies à la date du 22 septembre 2025.
Il convient d’ordonner son expulsion.

A défaut de départ volontaire dans les deux mois suivant signification d'un commandement de quitter les lieux, elle pourra être expulsée des lieux loués, ainsi que tous occupants de son chef, avec si besoin le concours de la [Localité 4] Publique, conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants, R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution.

Le sort des meubles sera réglé conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et suivants et R. 433-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution, des articles L. 451-1 et R. 451-1 au cas d'abandon des lieux.

Sur les sommes dues par la locataire :
Madame [I] [N] sera condamnée au paiement de la somme de 2.767,68€ représentant l’arriéré des loyers et indemnités d’occupation arrêtée au 24 février 2026, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision.

Elle a occupé les lieux sans droit ni titre à compter de l’acquisition de la clause résolutoire, causant ainsi un préjudice au bailleur. Il convient, pour réparer ce dommage, de fixer l’indemnité d’occupation au montant des loyers et charges qui auraient été dus en cas de non-résiliation du bail, sous déduction des prestations sociales versées directement au bailleur, le cas échéant.

Sur l’article 700 du Code de procédure civile :
Il paraît inéquitable de laisser à la charge de la SA PROMOLOGIS l’intégralité des sommes avancées par elle et non comprises dans les dépens. Il y a donc lieu de condamner Madame [I] [N] à lui verser une somme de 150€ sur le fondement de ce texte.

Sur les dépens
Madame [I] [N], succombant au principal, supportera les dépens.

DÉCISION :

Statuant publiquement par Ordonnance de référé réputée contradictoire rendue en premier ressort par mise à disposition au greffe

Au principal, renvoie les parties à se pourvoir ainsi qu’elles aviseront ; dès à présent et par provision, vu l’urgence :

Constate la résiliation du bail à compter du 22 septembre 2025,

Condamne Madame [I] [N] à payer à la SA PROMOLOGIS la somme de 2.767,68€ représentant l’arriéré des loyers et indemnités d’occupation au 24 février 2026, avec intérêts au taux légal à compter de la signification de la présente décision,

A compter du 22 septembre 2025, fixe au montant du loyer et de la provision pour charges actualisé, l’indemnité d’occupation versée à la SA PROMOLOGIS par Madame [I] [N] et l’y condamne, jusqu’au départ des lieux des occupants, sous déduction des prestations sociales versées directement au bailleur, le cas échéant,

Ordonne l’expulsion de Madame [I] [N] et celle de tout occupant de son chef des lieux situés [Adresse 8] à [Localité 3] et ce au besoin, avec l'assistance de la force publique, passé le délai de deux mois suivant la délivrance d’un commandement d’avoir à libérer les lieux, conformément aux dispositions des articles L. 412-1 et suivants, R. 411-1 et suivants, R. 412-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution,

Ordonne que le sort des meubles soit réglé conformément aux dispositions des articles L. 433-1 et suivants et R. 433-1 et suivants du Code des procédures civiles d’exécution, des articles L. 451-1 et R. 451-1 au cas d'abandon des lieux,

Condamne Madame [I] [N] à payer à la SA PROMOLOGIS la somme de 150€ au titre de l’article 700 du Code de procédure civile,
Condamne Madame [I] [N] aux dépens qui comprendront les frais de

commandement de payer,

Rappelle que l’exécution provisoire de la présente décision est de droit.

Le Greffier La Vice-Présidente

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