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TJ 83137, 16 juin 2026, RG 26/00606


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Date
16/06/2026
Numéro
26/00606
Lieu / cour
tj83137
Chambre
REFERES
Type
other
Id
6a31b5f1cdc6046d4789e36a

Texte de la décision

24,003 caractères

N° RG 26/00606 - N° Portalis DB3E-W-B7K-NY67

Minute n° 26/

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON

ORDONNANCE DE REFERE
du : 16 Juin 2026

N° RG 26/00606 - N° Portalis DB3E-W-B7K-NY67

Président : Nadine DUBOSCQ, Présidente

Assistée de : Jade DONADEY, Greffier

Entre

DEMANDEUR

Monsieur [N] [G], né le [Date naissance 1] 1979 à [Localité 1], demeurant [Adresse 1]

Représenté par Maître Philippe-Youri BERNARDINI, avocat au barreau de TOULON

Et

DEFENDERESSES

Madame [L] [R], domiciliée chez Hôpital Privé [Localité 2] [Adresse 2] [Localité 3] [Adresse 3] sis [Adresse 4]

Non comparante, non représentée

S.A. HOPITAL PRIVE [Localité 4], dont le siège social est sis [Adresse 5], prise en la personne de son représentant légal en exercice

Non comparante, non représentée

OFFICE NATIONAL D’INDEMNISATION DES ACCIDENTS MEDICAUX, DES AFFECTIONS IATROGENES ET DES INFECTIONS NOSOCOMIALES (ONIAM), dont le siège social est sis [Adresse 6], pris en la personne de son représentant légal en exerice

Représenté par Maître Patrick DE LA GRANGE, avocat au barreau de MARSEILLE

METROPOLE DE [Localité 5] MEDITERRANEE, dont le siège social est sis [Adresse 7], prise en la personne de son représentant légal en exercice

Non comparante, non représentée

CPAM DU VAR, dont le siège social est sis [Adresse 8], et encore sis [Adresse 9], prise en la personne de son représentant légal en exercice

Représentée par Maître Mathieu D’ACQUI, avocat au barreau de TOULON

Débats :

Après avoir entendu à l’audience du 05 Mai 2026, les parties comparantes ou leurs conseils, le président les a informés que l’affaire était mise en délibéré et que l’ordonnance serait rendue ce jour par mise à disposition au greffe.

Grosse(s) délivrée(s) le : 16-06-2026
à : Me Philippe-Youri BERNARDINI - 1020
Me Mathieu D’ACQUI - 1011
Me Patrick DE LA GRANGE
2 copies à la régie
Copie au dossier

EXPOSÉ DU LITIGE

Les 20 août 2020, monsieur [G] [N], âgé de 46 ans, a subi une intervention chirurgicale réalisée à l'Hôpital Privé [Localité 2] [Localité 6] Jean par le Docteur [R] [L] afin de cure d'une hernie inguinale et pose d'une prothèse.

Le 22 octobre 2020, une réintervention chirurgicale dans les mêmes conditions est réalisée avec exérèse d'un lipome pré-herniaire

Le 17 mai 2021, le Docteur [O] [U] fait état de douleurs neurogènes post-opératoires secondaires à la chirurgie.

Le demandeur a bénéficié d'un traitement médicamenteux et de la mise en place d'une électrode de stimulation médullaire à visée antalgique.

C'est dans ces conditions que, par actes de commissaire de justice des 09, 11 février et 11 mars 2026, monsieur [G] [N] a assigné madame [R] [L], l'Hôpital [Etablissement 1], l'ONIAM, la Métropole de Toulon Provence Méditerranée et la CPAM du Var devant le juge des référés du tribunal judiciaire de Toulon afin de :
- ordonner l'expertise médicale de monsieur [N] [G] ;
- désigner tel expert qualité d'expert qu'il plaira à Madame la Président du Tribunal Judiciaire de TOULON qui pourra se faire assister par tout sapiteur de son choix et qui aura pour mission celle plus amplement désignée aux termes des conclusions auxquelles il convient de renvoyer ;
- dire que l'expert sera mis en œuvre et accomplira sa mission conformément aux dispositions des articles 263 et suivants du nouveau code de procédure civile, et qu'en cas d'empêchement il sera remplacé par simple ordonnance sur requête ;
- dire que dans l'hypothèse d'adjonction d'un sapiteur, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne, les experts en aviseront le magistrat chargé du contrôle des expertises aux fins de fixation d'une consignation complémentaire ;
- condamner le Docteur [R] à communiquer les coordonnées de sa compagnie d'assurance professionnelle, afin que cette dernière intervienne aux débats et que les opérations d'expertise lui soient déclarées communes et opposables, sur le fondement de l'article 809 alinéa 2 du code de procédure civile devenu 835 du même code, et ce sous astreinte de 100€ par jour de retard à compter de la signification de l'ordonnance à intervenir ;
- réserver les dépens.

L'affaire a été appelée et évoquée à l'audience du 05 mai 2026.

Monsieur [G] [N], représenté par son avocat, s'en remet à son acte introductif d'instance.

Par conclusions déposées et soutenues oralement par son avocat, auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé des moyens et arguments, l'ONIAM demande au juge des référés du tribunal judiciaire de Toulon de :
- recevoir l'ONIAM en ses écritures, les disant bien fondées ;
- donner acte à l'ONIAM de ses protestations et réserves sur la mesure d'expertise sollicitée ;
- désigner tel collège d'experts compétents en chirurgie viscérale et en neurologie qu'il plaira ;
- compléter la mission des Experts de la plus amplement explicitée aux termes des conclusions auxquelles il convient de renvoyer ;
- dire que les Experts adresseront un pré-rapport à l'ensemble des parties, leur accordant un délai de six semaines de manière à faire valoir leurs observations éventuelles par voie de Dires, avant de déposer leur rapport d'expertise définitif au Tribunal ;
- dire que les frais d'expertise seront mis à la charge du demandeur ;
- condamner monsieur [G] aux entiers dépens de l'instance ;
- rejeter toute autre demande.

Par conclusions déposées et soutenues oralement par son avocat, auxquelles il convient de se référer pour un plus ample exposé des moyens et arguments, la CPAM du VAR demande au juge des référés du tribunal judiciaire de Toulon de :
- reéserver les droits de la CPAM du VAR ;
- condamner tous succombant aux entiers dépens.

Régulièrement assignée à personne habilitée par acte de commissaire de justice du 11 mars 2026, la Métropole de [Localité 2] Provence Méditerranée n'a pas comparu et n'a pas conclu.

Régulièrement assignée à personne habilitée par acte de commissaire de justice du 11 mars 2026, l'Hôpital Privé [Localité 2] [Localité 7] n'a pas comparu et n'a pas conclu.

Régulièrement assignée à personne par acte de commissaire de justice du 11 mars 2026, madame [R] [L] n'a pas comparu et n'a pas conclu.

L'affaire a été appelée, retenue et mise en délibéré au 16 juin 2026.

MOTIFS DE LA DÉCISION

A titre liminaire, il convient de rappeler que les demandes de "DONNER ACTE" ne sont pas des prétentions au sens des articles 4 et 5 du code de procédure civile, en ce que ces demandes ne confèrent pas de droit à la partie qui les requiert hormis les cas prévus par la loi.

A titre liminaire, il convient de rappeler que le juge des référés statue en matière d'urgence et prononce des mesures provisoires, la demande tendant à voir "réserver les droits" est écartée.

Sur l'expertise judiciaire

Il résulte de l'article 145 du code de procédure civile que l'existence de contestations, même sérieuses, ne constitue pas un obstacle à la mise en œuvre des dispositions de l'article précité. Il appartient uniquement au juge des référés de caractériser le motif légitime d'ordonner une mesure d'instruction, sans qu'il soit nécessaire de procéder préalablement à l'examen de la recevabilité d'une éventuelle action, non plus que de ses chances de succès sur le fond.

Il suffit de constater qu'un tel procès est possible, qu'il a un objet et un fondement suffisamment déterminés, que sa solution peut dépendre de la mesure d'instruction sollicitée et que celle-ci ne porte aucune atteinte illégitime aux droits et libertés fondamentaux d'autrui.

En l'espèce, monsieur [G] [N] produit le compte rendu opératoire du 20 août 2020, le compte rendu de l'échographie du creux inguinal du 19 septembre 2020, le compte rendu opératoire du 22 octobre 2020, l'analyse anatomopathologique du lipome et le compte rendu de consultation du docteur [O] du 17 mai 2021.

En outre, le demandeur verse aux débats le compte rendu d'hospitalisation du 28 juin 2025 qui souligne la persistance d'une douleur inguinale rebelle et invalidante.

Compte tenu de ces éléments médicaux, il y a lieu de considérer que monsieur [G] [N] justifie d'un intérêt légitime à obtenir une expertise médicale, au contradictoire de l'ensemble des parties, afin de déterminer, de manière indépendante et impartiale, l'ensemble des préjudices de ce dernier résultant des opérations litigieuses.

* Concernant la désignation d'un collège d'expert

Aux termes de l'article 145 du code de procédure civile, le juge des référés peut ordonner toutes les mesures d'instruction légalement admissibles, qui ne se limitent pas aux constatations.

En l'espèce, l'ONIAM demande également la désignation d'un collège d'expert.

Or, à ce stade de la procédure, il n'y a pas lieu de désigner un collège d'expert, l'expert judiciaire désigné disposant de la faculté de s'adjoindre, si besoin est, tout sapiteur dont la compétence apparaîtrait nécessaire au cours des opérations d'expertise, sans qu'il y ait lieu de présumer dès à présent de la spécialité requise.

Dès lors, il y a lieu de rejeter la demande de désignation d'un collège d'expert.

Il est enfin rappelé que le juge qui ordonne une expertise fixe librement la mission du technicien, sans être tenu par les propositions émises par les parties.

Sur la demande de communication des coordonnées de l'assureur

En l'espèce, monsieur [G] [N] sollicite qu'il soit enjoint au docteur [R] [L] de communiquer les coordonnées de son assureur de responsabilité civile professionnelle afin que celui-ci intervienne aux opérations d'expertise, lesquelles lui seraient déclarées communes et opposables.

En l'occurrence une telle mesure est de nature à prévenir toute difficulté ultérieure relative à l'opposabilité des opérations d'expertises et à favoriser le règlement du litige.

Dès lors, il y a lieu d'ordonner au docteur [R] [L] de communiquer les coordonnées de son assureur de responsabilité civile professionnelle ou, à défaut, de justifier par tout moyen de l'absence d'une telle assurance, dans un délai de quinze jours à compter de la signification de la présente ordonnance, sous astreinte provisoire de 50 euros par jour de retard passé ce délai.

Il n'y a pas lieu à statuer à ce stade sur l'opposabilité des opérations d'expertise à un tiers non appelé à la cause.

Sur les dépens et frais irrépétibles

L'article 696 du code de procédure civile dispose que la partie perdante est condamnée aux dépens, à moins que le juge, par décision motivée, n'en mette la totalité ou une fraction à la charge d'une autre partie.

Ainsi, monsieur [G] [N], demandeur à l'expertise, supportera les dépens de l'instance de référé.

PAR CES MOTIFS

Nous, Juge des référés, statuant après débats en audience publique par ordonnance mise à la disposition des parties au greffe, réputée contradictoire et en premier ressort,

ORDONNONS une expertise médicale de monsieur [G] [N] demeurant à [Localité 8] [Adresse 10] au contradictoire de l'ensemble des parties ;

DEBOUTONS l'ONIAM de sa demande de désignation d'un collège d'expert ;

COMMETTONS à cette fin :
Le Docteur [K] [S], [Adresse 11] Service de Neurologie et de Neuropsychologie, [Adresse 12] [Localité 9] [Adresse 13], Tél. 06.66.55.56.25 mèl : [Courriel 1]

SUR LA MISSION D'EXPERTISE :
- convoquer et entendre les parties, assistées, le cas échéant, de leurs conseils, et recueillir leurs observations à l'occasion de l'exécution des opérations ou de la tenue des réunions d'expertise,

- déterminer l'état de santé de monsieur [G] [N] avant les actes critiqués aux termes de l'assignations et/ou des bordereaux de pièces ;

- consigner les doléances de monsieur [G] [N] et procéder si nécessaire à l'audition de tous sachants ;

- procéder, dans le respect de l'intimité de la vie privée et de manière contradictoire à l'examen clinique de monsieur [G] [N], après s'être fait communiquer le dossier médical et toutes pièces médicales relatives aux examens, soins et interventions pratiquées, et ce par la victime ou tout tiers détenteur, mais dans ce cas avec l'accord de la victime,

- indiquer les soins et traitements appliqués,

- décrire les lésions et séquelles et leur évolution, ainsi que l'état actuel des lésions, et dire si elles sont en relation directe et certaine avec les soins et traitements critiqués ;

- préciser si le diagnostic était particulièrement difficile à établir, s'il a été tardif, et le cas échéant, si cette tardiveté a été de nature à occasionner la perte d'une chance de guérison plus rapide, voire de guérison, et dans quelle proportion,

- dire si ces actes et traitements médicaux étaient pleinement justifiés ;

- dire si ces actes et soins ont été attentifs, diligents et conformes aux données acquises de la science médicale au moment des actes en cause ; dans la négative, analyser de façon motivée, la nature des erreurs, imprudence, manque de précautions, négligences pré, per ou post opératoires, maladresses ou autres défaillances relevées ;

- le décrire, en cas d'état antérieur, en ne retenant que les antécédents pouvant avoir une incidence sur les lésions ou séquelles, dire son incidence sur l'état de la victime,

- dire la date à laquelle la consolidation des blessures a été obtenue,

- dire, en l'absence de consolidation, à quelle date il conviendra de revoir la victime, préciser si possible dans une fourchette minima/maxima les dommages prévisibles pour l'évaluation d'une éventuelle provision,

- provoquer les observations des parties en leur adressant un pré rapport de ses opérations en leur impartissant un délai d'un mois pour présenter leurs dires, y répondre et déposer son rapport dans les SIX mois de sa saisine sauf prorogation de délai.

SUR LES PREJUDICES SUBIS :
- Pertes de gains professionnels actuels
Indiquer les périodes pendant lesquelles monsieur [G] [N] a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire, dans l'incapacité d'exercer totalement ou partiellement son activité professionnelle, et en cas d'incapacité partielle, préciser le taux et la durée, préciser la durée des arrêts de travail retenus par l'organisme social au vu des justificatifs produits (ex : décomptes de l'organisme de sécurité sociale), et dire si ces arrêts de travail sont liés au fait dommageable ;

- Déficit fonctionnel temporaire
Indiquer les périodes pendant lesquelles monsieur [G] [N] a été, du fait de son déficit fonctionnel temporaire dans l'incapacité totale ou partielle de poursuivre ses activités personnelles habituelles et en cas d'incapacité partielle, préciser le taux et la durée ;

- Fixer la date de consolidation et, en l'absence de consolidation, dire à quelle date il conviendra de revoir monsieur [G] [N]; préciser, lorsque cela est possible, les dommages prévisibles pour l'évaluation d'une éventuelle provision ;

- Déficit fonctionnel permanent
Indiquer si, après la consolidation, monsieur [G] [N] subit un déficit fonctionnel, et en évaluer l'importance et en chiffrer le taux ; dans l'hypothèse d'un état antérieur préciser en quoi l'accident a eu une incidence sur cet état antérieur et décrire les conséquences ;

- Assistance par tierce personne
Indiquer le cas échéant si l'assistance constante ou occasionnelle d'une tierce personne (étrangère ou non à la famille) est ou a été nécessaire pour effectuer les démarches et plus généralement pour accomplir les actes de la vie quotidienne, et préciser la nature de l'aide à prodiguer et sa durée quotidienne ;

- Dépenses de santé futures
Décrire les soins futurs et les aides techniques compensatoires au handicap de monsieur [G] [N] (prothèses, appareillages spécifiques, véhicule) en précisant la fréquence de leur renouvellement ;

- Frais de logement et/ou de véhicules adaptés
Donner son avis sur d'éventuels aménagements nécessaires pour permettre, le cas échéant, à monsieur [G] [N] d'adapter son logement et/ou son véhicule à son handicap ;

- Pertes de gains professionnels futurs
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne l'obligation pour monsieur [G] [N] de cesser totalement ou partiellement son activité professionnellement ou de changer d'activité professionnelle ;

- Incidence professionnelle
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si le déficit fonctionnel permanent entraîne d'autres répercussions sur son activité professionnelle actuelle ou future (obligation de formation pour un reclassement professionnel, pénibilité accrue dans son activité, " dévalorisation " sur le marché du travail, etc.) ;

- Préjudice scolaire, universitaire ou de formation
Si monsieur [G] [N] est scolarisée ou en cours d'études, dire si en raison des lésions consécutives du fait traumatique, il subit une perte d'année scolaire, universitaire ou de formation, l'obligeant, le cas échéant, à se réorienter ou à renoncer à certaines formations ;

- Souffrances endurées
Décrire les souffrances physiques, psychiques ou morales découlant des blessures subies pendant la maladie traumatique (avant consolidation) et les évaluer distinctement dans une échelle de 1 à 7;

- Préjudice esthétique temporaire et/ou définitif
Donner un avis sur l'existence, la nature ou l'importance du préjudice esthétique, en distinguant éventuellement le préjudice temporaire et le préjudice définitif. Evaluer distinctement les préjudices temporaire et définitif sur une échelle de 1 à 7 ;

- Préjudice sexuel
Indiquer s'il existe ou s'il existera un préjudice sexuel (perte ou diminution de la libido, impuissance ou frigidité, perte de fertilité) ;

- Préjudice d'établissement
Dire si monsieur [G] [N] subit une perte d'espoir ou de chance de normalement réaliser un projet de vie familiale ;

- Préjudice d'agrément
Indiquer, notamment au vu des justificatifs produits, si monsieur [G] [N] est empêché en tout ou partie de se livrer à ces activités spécifiques de sport ou de loisir ;

- Préjudice permanents exceptionnels
Dire si monsieur [G] [N] subit des préjudices permanents exceptionnels correspondant à des préjudices atypiques directement liés aux handicaps permanents ;
- Dire si l'état de monsieur [G] [N] est susceptible de modification en aggravation ;
- Etablir un état récapitulatif de l'ensemble des postes énumérés dans la mission ;
- de manière plus générale, faire toute contestation ou observations propres à éclairer le juge du fond dans la résolution du litige en cause ;

SUR LES MODALITES D'ACCOMPLISSEMENT DE L'EXPERTISE :

DESIGNONS le magistrat chargé du contrôle des expertises par ordonnance présidentielle de roulement pour suivre la mesure d'instruction et statuer sur tous incidents ;

DISONS que l'expert fera connaître sans délai son acceptation au juge chargé du contrôle de l'expertise, et devra commencer ses opérations dès réception de l'avis de consignation ;

DISONS qu'en cas d'empêchement ou de refus de l'expert, il sera procédé à son remplacement par ordonnance du juge chargé du contrôle de l'expertise ou par simple mention au dossier ;

DISONS que l'expert devra accomplir sa mission conformément aux articles 232 et suivants du code de procédure civile, notamment en ce qui concerne le caractère contradictoire des opérations;

DISONS que l'expert devra tenir le juge chargé du contrôle de l'expertise, informé du déroulement de ses opérations et des difficultés rencontrées dans l'accomplissement de sa mission ;

DISONS que l'expert commis, saisi par le GREFFE DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON sur la plateforme OPALEXE s'il y est inscrit, devra accomplir personnellement sa mission conformément aux dispositions des articles 263 et suivants du code de procédure civile et qu'il déposera son rapport en DEUX EXEMPLAIRES, au greffe du tribunal judiciaire de Toulon, service du contrôle des expertises, dans le délai de 6 mois à compter de l'avis de consignation, sauf prorogation de délai dûment sollicité en temps utile auprès du juge du contrôle (en fonction d'un nouveau calendrier prévisionnel préalablement présenté aux parties),

DISONS que l'expert devra, dès réception de l'avis de versement de la provision à valoir sur sa rémunération, convoquer les parties à une première réunion qui devra se tenir avant l'expiration d'un délai de deux mois, au cours de laquelle il procédera à une lecture contradictoire de sa mission, présentera la méthodologie envisagée, interrogera les parties sur d'éventuelles mises en cause, établira contradictoirement un calendrier de ses opérations et évaluera le coût prévisible de la mission, et qu'à l'issue de cette première réunion il adressera un compte rendu aux parties ;

DISONS que l'expert devra impartir aux parties un délai pour déposer les pièces justificatives qui lui paraîtraient nécessaires et, éventuellement, à l'expiration dudit délai, saisir, en application de l'article 275 alinéa 2 du code de procédure civile, le juge chargé du contrôle des expertises pour faire ordonner la production de ces documents s'il y a lieu sous astreinte ou, le cas échéant, être autorisé à passer outre, poursuivre ses opérations et conclure sur les éléments en sa possession,

DISONS que l'expert pourra s'adjoindre tout spécialiste de son choix, à charge pour lui d'en informer préalablement le magistrat chargé du contrôle des expertises et de joindre l'avis du sapiteur à son rapport ; dit que si le sapiteur n'a pas pu réaliser ses opérations de manière contradictoire, son avis devra être immédiatement communiqué aux parties par l'expert ;

DISONS que, sauf accord contraire des parties, l'expert devra adresser à celles-ci une note de synthèse dans laquelle il rappellera l'ensemble de ses constatations matérielles, présentera ses analyses et proposera une réponse à chacune des questions posées par la juridiction,

DISONS que l'expert devra fixer aux parties un délai pour formuler leurs dernières observations ou réclamations en application de l'article 276 du code de procédure civile et rappelle qu'il ne sera pas tenu de prendre en compte les transmissions tardives ;

DISONS que l'expert devra rendre compte à ce magistrat de l'avancement de ses travaux et des diligences accomplies ainsi que des difficultés qui font obstacle à l'accomplissement de sa mission;

ORDONNONS la consignation auprès du Régisseur DU TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON par monsieur [G] [N], d'une avance de 900 euros TTC à titre de provision à valoir sur la rémunération de l'expert dans les six semaines de la notification de la présente ordonnance (accompagnée de la copie de la présente décision) ;
DISONS qu'à défaut de consignation dans ce délai la désignation de l'expert sera caduque et privée de tout effet en vertu de l'article 271 du code de procédure civile à moins que le juge du contrôle des expertises, à la demande d'une partie se prévalant d'un motif légitime, ne décide une prorogation du délai ou un relevé de la caducité ;

RAPPELONS que l'article 173 du code de procédure civile fait obligation à l'expert d'adresser une copie de son rapport à chacune des parties ou, pour elles, à leur avocat ;

DISONS que dans l'hypothèse d'adjonction d'un sapiteur, mais seulement dans une spécialité distincte de la sienne, l'expert en avisera le magistrat chargé du contrôle des expertises aux fins de fixation d'une consignation complémentaire.

DISONS que les opérations d'expertise pourront être effectuées sous forme dématérialisée par utilisation de la plate-forme OPALEXE.

ORDONNONS au docteur [R] [L] de communiquer les coordonnées de son assureur de responsabilité civile professionnelle ou, à défaut, de justifier par tout moyen de l'absence d'une telle assurance, dans un délai de quinze jours à compter de la signification de la présente ordonnance, sous astreinte provisoire de 50 euros par jour de retard passé ce délai ;

REJETTONS le surplus des demandes ;

CONDAMNONS monsieur [G] [N] aux dépens de l'instance de référé ;

DISONS la présente décision, dès son prononcé, sera notifiée par le greffe à l'expert conformément à l'article 267 du code de procédure civile ;

RAPPELONS que la présente ordonnance est exécutoire par provision ;

LA GREFFIÈRE LA PRÉSIDENTE

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