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TJ 83137, 19 juin 2026, RG 26/00611


Vérifier : TJ 83137, 19 juin 2026, RG 26/00611 (rechercher sur Judilibre/Légifrance) · Ouvrir la source

Date
19/06/2026
Numéro
26/00611
Lieu / cour
tj83137
Chambre
JLD
Type
other
Id
6a35a71ccdc6046d47fb4eb1

Texte de la décision

13,437 caractères

COUR D’APPEL D’[Localité 1]
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE TOULON

Requête N° RG 26/00611 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N77H

N° Minute : 26/357

ORDONNANCE rendue en audience publique le 19 Juin 2026 par Jean-Baptiste REGNIER, Vice- Président au Tribunal judiciaire de Toulon, assistée de Moinecha ALI, greffier ;

REQUÉRANT
M. LE PREFET [Localité 2] (AGENCE REGIONALE DE SANTE), demeurant [Adresse 1]
Non comparant, ni représenté

DÉFENDEUR
Monsieur [J] [R]
né le 01 Avril 1963 à [Localité 3] (VAL-DE-MARNE), demeurant [Adresse 2]
Comparant et assisté de Me Cindy YVARS, avocat commis d’office.
Non comparant et représenté par Me Cindy YVARS, avocat commis d’office.

MINISTÈRE PUBLIC
Non comparant

EXPOSE DE LA DEMANDE ET DE LA PROCÉDURE :

Monsieur [J] [R] a été admis en soins psychiatriques sous contrainte le 9 juin 2026 sur le fondement de l'article L. 3213-1 du code de la santé publique, suivant arrêté préfectoral du même jour à l'établissement psychiatrique du Var EPSYVAR de [Localité 4].

Le juge du tribunal judiciaire de TOULON est saisi par Monsieur le Préfet du Var du contrôle de la mesure à 12 jours.

Figurent notamment au dossier les pièces médicales suivantes :

- un certificat médical d'admission du 9 juin 2026, régulièrement établi par un médecin n'exerçant pas en tant que psychiatre au sein de l'établissement d'accueil,
- un certificat médical des 24 heures du 10 juin 2026, régulièrement établi par un psychiatre de l'établissement d'accueil qui n'est pas le signataire du certificat d'admission,
- un certificat médical des 72 heures du 12 juin 2026, régulièrement établi par un psychiatre de l'établissement d'accueil qui n'est pas le signataire du certificat d'admission et du certificat médical des 24 heures,
- un avis médical motivé du 15 juin 2026, régulièrement établi par un psychiatre de l'établissement d'accueil,

Monsieur le procureur de la République a émis un avis favorable à la poursuite de l'hospitalisation sous contrainte.

Monsieur [J] [R] n’a pas comparu ayant indiqué par écrit que sa présence à l’audience était inutile s’agissant, selon lui, d’un programme de soins abusif et illégal.

Le conseil de Monsieur [J] [R] s'en rapporte à la décision à intervenir.

Les débats ont eu lieu en audience publique ;

MOTIFS DE LA DÉCISION :

En application des articles L.3213-1 du code de la santé publique, une personne atteinte de troubles mentaux ne peut être hospitalisée sans son consentement par arrêté préfectoral que si ses troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l'ordre public.

Il résulte des pièces versées à la procédure que Monsieur [J] [R] a présenté, au vu des certificats d'admission, des 24 heures et des 72 heures, des troubles nécessitant, au vu de la qualification régulièrement retenue par les décisions préfectorales, des soins et compromettant la sûreté des personnes ou portant une atteinte grave à l'ordre public. Le certificat des 72 heures a régulièrement proposé une prise en charge au regard de l'état de santé de Monsieur [J] [R] et de l'expression de ses troubles mentaux.

L'avis médical motivé se prononce en faveur de la nécessité de poursuivre l'hospitalisation complète sous contrainte. Il décrit les troubles dont souffre Monsieur [J] [R], ainsi que les circonstances particulières qui rendent nécessaire la poursuite de l'hospitalisation complète au regard des conditions qui ont présidé à son admission en ce que le patient, connu de l'établissement pour avoir été hospitalisé sous contrainte le 16 février 2022 et bénéficié d'un programme de soins avant d'être détenu ; qu'il a été admis en hospitalisation complète à l'issue de l'exécution de sa peine afin de permettre une réévaluation de son état psychique ainsi que la mise en place d'un programme de soins adapté ; Monsieur [J] [R] se présente calme et correctement accessible ; le contact est possible mais le discours demeure toutefois marqué par des interprétations, une méfiance importante ainsi qu'une surestimation de la valeur de ses convictions personnelles ; il n'est pas retrouvé d'autres manifestations délirantes caractérisées ni de phénomènes hallucinatoires objectivables au cours de l'examen clinique actuel ; sur le plan thymique, il n'est pas observé de syndrome maniaque ou dépressif franc, néanmoins, il persiste une implication affective importante autour des idées exprimées ; depuis l'admission de Monsieur [J] [R], aucun trouble du comportement ni aucune transgression du cadre de soins n'ont été observés ; le patient reste par ailleurs dans le déni des troubles ayant motivé la mesure de soins ; l'adhésion aux traitements et à la prise en charge apparaît correcte mais demeure essentiellement passive ; dans ces conditions, l'état clinique nécessite la poursuite de l'hospitalisation complète afin de permettre la poursuite de l'évaluation psychiatrique, la consolidation de l'adhésion aux soins ainsi que l'élaboration d'un projet thérapeutique adapté.

Il y a lieu de rappeler que l'office du juge se limite - pour l'appréciation du contenu des pièces médicales - à s'assurer qu'il répond aux exigences légales, ce qui est le cas en l'espèce. Il ne lui appartient pas de confronter le contenu des pièces médicales à sa propre appréciation du trouble psychiatrique, et donc de se substituer au médecin dans l'examen de l'état mental d'un patient.

L'absence de stabilisation de l'état de santé de Monsieur [J] [R] est acquise à défaut de tout élément probant de nature à remettre en cause la teneur des certificats et avis médicaux transmis et suffisamment circonstanciés.

La mesure de soins sous la forme d'une hospitalisation à temps plein en service spécialisé apparaît ainsi toujours nécessaire, adaptée et proportionnée à l'état de santé de Monsieur [J] [R].

Son maintien sera donc ordonné ;

PAR CES MOTIFS

Statuant par ordonnance contradictoire et en premier ressort,

ORDONNONS la poursuite de l'hospitalisation complète de Monsieur [J] [R] ;

DISONS que cette mesure emporte effet jusqu'à levée médicale ou décision médicale de placement sous soins ambulatoires sans consentement et, à défaut, jusqu'à un délai de six mois suivant le prononcé de cette décision.

Rappelons que la présente ordonnance est immédiatement exécutoire de plein droit par application de l’article R3211-16 du code de la santé publique ;

ADMETTONS M. [J] [R] au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, mais rappelons que pour être définitivement accepté, le dossier de demande d’aide juridictionnelle devra impérativement être présenté conformément aux textes en vigueur ;

Laissons les dépens à la charge du Trésor Public.

AINSI JUGE ET PUBLIQUEMENT PRONONCE LES JOUR MOIS ET AN QUE DESSUS ET ONT SIGNE A LA MINUTE LE PRÉSIDENT ET LE GREFFIER.

LE GREFFIER, LE PRÉSIDENT,

Copie conforme adressée par voie électronique (PLEX) à M. [J] [R] ce jour

Copie conforme adressée par voie électronique (PLEX) au Conseil de M. [J] [R] ce jour

Copie conforme adressée par voie électronique (PLEX) à M. [M] (AGENCE REGIONALE DE SANTE) ce jour

Copie conforme transmise au parquet ce jour
Le greffier

Conformément aux articles 490, 931, 932, 933 du code de procédure civile et R3211-18 et suivants, vous avez le droit de faire appel de la présente ordonnance dans le délai de 10 jours à partir de sa notification, par une déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au greffe de la Cour d’appel d’[Localité 1] ( [Adresse 3] 1 - Télécopie : 04.42.33.81.32).
Vous serez assisté(e) ou représenté(e) par un avocat.
Cette déclaration, avec mention de la date et de l’heure, doit comporter vos nom , prénom, profession et domicile et désigner la décision dont il est fait appel et le cas échéant le nom et l’adresse de votre représentant devant la Cour ; elle doit être accompagnée d’une copie de la décision.

COUR D’APPEL D’[Localité 1]

TRIBUNAL JUDICIAIRE
[Adresse 4]
[Adresse 5]
[Localité 5]

Service du Juge des Libertés et de la Détention
Tél : [XXXXXXXX01]
mail : [Courriel 1]

NOTIFICATION D’ORDONNANCE

M. le Procureur de la République
près le Tribunal judiciaire
de [Localité 6]

Requête N° RG 26/00611 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N77H

Monsieur le Procureur,

J’ai l’honneur de vous notifier l’ordonnance rendue ce jour par le Juge des libertés et de la détention, concernant : M. [M] (AGENCE REGIONALE DE SANTE) et M. [J] [R].

Fait à [Localité 6] le 19 Juin 2026

Le greffier,

Conformément aux articles 490, 931, 932, 933 du code de procédure civile et R3211-18 et suivants, vous avez le droit de faire appel de la présente ordonnance dans le délai de 10 jours à partir de sa notification, par une déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au greffe de la Cour d’appel d’[Localité 1] ( [Adresse 6] - Télécopie : 04.42.33.81.32).
Vous serez assisté(e) ou représenté(e) par un avocat.
Cette déclaration, avec mention de la date et de l’heure, doit comporter vos nom , prénom, profession et domicile et désigner la décision dont il est fait appel et le cas échéant le nom et l’adresse de votre représentant devant la Cour ; elle doit être accompagnée d’une copie de la décision.

Pris connaissance le

Le Procureur de la République

COUR D’APPEL D’[Localité 1]

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Adresse 7]
[Adresse 5]
[Localité 5]

Service du Juge des Libertés et de la Détention

Tél : [XXXXXXXX01]
mail : [Courriel 1]

NOTIFICATION D’ORDONNANCE

Le greffier du Juge des libertés et de la détention

à

M. [M] (AGENCE REGIONALE DE SANTE)

Requête N° RG 26/00611 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N77H

Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir trouver en copie l’ordonnance rendue ce jour par le Juge des libertés et de la détention, concernant M. [J] [R].

Fait à [Localité 6] le 19 Juin 2026

Le greffier,

Conformément aux articles 490, 931, 932, 933 du code de procédure civile et R3211-18 et suivants, vous avez le droit de faire appel de la présente ordonnance dans le délai de 10 jours à partir de sa notification, par une déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au greffe de la Cour d’appel d’[Localité 1] ( [Adresse 3] 1 - Télécopie : 04.42.33.81.32).
Vous serez assisté(e) ou représenté(e) par un avocat.
Cette déclaration, avec mention de la date et de l’heure, doit comporter vos nom , prénom, profession et domicile et désigner la décision dont il est fait appel et le cas échéant le nom et l’adresse de votre représentant devant la Cour ; elle doit être accompagnée d’une copie de la décision.

COUR D’APPEL D’[Localité 1]

TRIBUNAL JUDICIAIRE
[Adresse 4]
[Adresse 5]
[Localité 5]

Service du Juge des Libertés et de la Détention

Tél : [XXXXXXXX01]
mail : [Courriel 1]

NOTIFICATION D’ORDONNANCE

Le greffier du Juge des libertés et de la détention

à

M. [J] [R]
[Adresse 8]
[Adresse 9]
[Localité 7]

Requête N° RG 26/00611 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N77H

Monsieur,

Je vous prie de bien vouloir trouver en copie l’ordonnance rendue ce jour par le Juge des libertés et de la détention vous concernant.

Fait à [Localité 6] le 19 Juin 2026

Le greffier,

Conformément aux articles 490, 931, 932, 933 du code de procédure civile et R3211-18 et suivants, vous avez le droit de faire appel de la présente ordonnance dans le délai de 10 jours à partir de sa notification, par une déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au greffe de la Cour d’appel d’[Localité 1] ( [Adresse 3] 1 - Télécopie : 04.42.33.81.32).
Vous serez assisté(e) ou représenté(e) par un avocat.
Cette déclaration, avec mention de la date et de l’heure, doit comporter vos nom , prénom, profession et domicile et désigner la décision dont il est fait appel et le cas échéant le nom et l’adresse de votre représentant devant la Cour ; elle doit être accompagnée d’une copie de la décision.

(Merci de nous retourner le présent accusé de réception daté et signé par l’intéressé(e)
au service du greffe du juge des libertés et de la détention)

Reçu notification et copie le .....................

Signature de M. [J] [R] :

COUR D’APPEL D’[Localité 1]

TRIBUNAL JUDICIAIRE DE [Localité 6]
[Adresse 5]
[Localité 5]

Service du Juge des Libertés et de la Détention

Tél : [XXXXXXXX01]
mail : [Courriel 1]

NOTIFICATION D’ORDONNANCE

Le greffier du Juge des libertés et de la détention

à

Me Cindy YVARS

Requête N° RG 26/00611 - N° Portalis DB3E-W-B7K-N77H

Maître,

Je vous prie de bien vouloir trouver en copie l’ordonnance rendue ce jour par le Juge des libertés et de la détention, concernant M. [M] (AGENCE REGIONALE DE SANTE) et M. [J] [R].

Fait à [Localité 6] le 19 Juin 2026

Le greffier,

Conformément aux articles 490, 931, 932, 933 du code de procédure civile et R3211-18 et suivants, vous avez le droit de faire appel de la présente ordonnance dans le délai de 10 jours à partir de sa notification, par une déclaration d’appel motivée transmise par tout moyen au greffe de la Cour d’appel d’[Localité 1] ( [Adresse 6] - Télécopie : 04.42.33.81.32).
Vous serez assisté(e) ou représenté(e) par un avocat.
Cette déclaration, avec mention de la date et de l’heure, doit comporter vos nom , prénom, profession et domicile et désigner la décision dont il est fait appel et le cas échéant le nom et l’adresse de votre représentant devant la Cour ; elle doit être accompagnée d’une copie de la décision.

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