TJ 44109, 4 juin 2026, RG 26/00970
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Texte de la décision
Minute n° / 2026
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
TRIBUNAL JUDICIAIRE DE NANTES - Palais de Justice
JUGE DES CONTENTIEUX DE LA PROTECTION
ORDONNANCE DE RÉFÉRÉ DU 04 Juin 2026
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DEMANDERESSE :
Madame [U] [X] [A] [K] épouse [S]
11 Rue du Progres
44840 LES SORINIERES
représentée par Maître Frédéric GONDER, avocat au barreau de BORDEAUX,
substitué par Maître Karine TRUONG, avocate au barreau de NANTES
D'une part,
DÉFENDEUR :
Monsieur [W] [C]
Appartement 331 Etage 3 Bâtiment 5
Résidence Winston Churchill 5 Rue Paul Eluard
44100 NANTES
comparant en personne D'autre part,
COMPOSITION DU TRIBUNAL :
Président : Franck BIELITZKI
Greffier : Michel HORTAIS
PROCÉDURE :
Date de la première évocation : 30 avril 2026
Date des débats : 30 avril 2026
Délibéré au : 04 juin 2026
RG N° N° RG 26/00970 - N° Portalis DBYS-W-B7K-OOLR
Copies aux parties le :
CE + CCC à Maître Frédéric GONDER
CCC à Monsieur [W] [C] + préfecture
Copie dossier
Vu l’assignation en référé expulsion du 02 février 2026 ;
Vu les observations du défendeur, qui sollicite des délais ;
SUR CE
Nous,
Vu l’article 24 de la loi n 89-462 du 6 juillet 1989 ;
Attendu qu'un commandement de payer la somme de 2850 euros représentant le montant des loyers et des charges alors dus a été délivré le 12 décembre 2025 ; que ce commandement reproduisait en termes apparents la clause résolutoire stipulée au contrat de bail ainsi que les dispositions de l'article 24 de la loi du 6 juillet 1989 et de l'article 6 de la loi du 31 mai 1990 ;
Attendu que la partie défenderesse ne s'est pas acquittée, dans les six semaines du commandement, du règlement des loyers et charges réclamés et n'a pas saisi le juge des référés d’une demande de suspension des effets de la clause résolutoire ; qu'il est justifié par ailleurs que l'assignation a été notifiée au préfet depuis plus de six semaines ; que la dette a doublé depuis que le commandement a été délivré ; qu'il convient dès lors de constater la résiliation de plein droit du contrat de location, de condamner la partie défenderesse à payer une somme de 6.650 euros au titre des loyers, charges et indemnités échus au 30 avril 2026 et de la contraindre, à compter de cette date et jusqu’à son départ, à payer une indemnité mensuelle d'occupation égale au montant du loyer et des charges qui auraient été payées si le bail s'était poursuivi ;
PAR CES MOTIFS
Statuant publiquement, contradictoirement, en référé et en premier ressort,
Constatons la résiliation du bail intervenu entre les parties au 23 janvier 2026 ;
Ordonnons l'expulsion d’[W] [C] et celle de toute personne occupant les lieux de son chef ;
Le condamnons à payer à [U] [X] [A] [K] épouse [S] 6.650 euros au titre des loyers, charges et indemnités échus au 30 avril 2026 ;
Le condamnons pareillement à lui verser chaque mois, à compter du 30 avril 2026, une indemnité d'occupation égale aux loyers et charges du contrat jusqu'à la complète libération des lieux ;
Vu l'article 700 du code de procédure civile, le condamnons pareillement à payer à [U] [X] [A] [K] épouse [S] la somme de 800 euros ;
Rejetons les autres demandes ;
Condamnons [W] [C] aux dépens.
Le greffier Le juge
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