TJ 14118, 23 juin 2026, RG 26/00580
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Texte de la décision
Tribunal judiciaire de Caen
Ordonnance du 23 Juin 2026
N° RG 26/00580 - N° Portalis DBW5-W-B7K-JYV2
N° Minute:
Hervé NOYON, magistrat du siège au tribunal judiciaire de CAEN,
Assisté(e) de Marie EVRARD, greffier
Siégeant dans la salle d’audience annexe du tribunal judiciaire de Caen, située dans l’enceinte de l’établissement public de santé mentale de Caen, en audience publique
***
Vu l’admission en soins psychiatriques de :
[M] [G]
Née le 16 juillet 2005 à [Localité 1]
Ayant pour tutrice : Sabrina DEMCHI - Service tutelle de l'EPSM
Résidence habituelle : [Etablissement 1]
Date de l’admission : 12 juin 2026
Lieu de l’admission : EPSM [Localité 2]
[Adresse 1]
[Localité 3]
sous la forme d’une hospitalisation complète, sur décision du représentant de l'Etat dans le Calvados
Vu l’acte de saisine adressé par le préfet du Calvados, reçu au greffe du juge le 17 juin 2026
Vu les convocations et avis d’audience donnés par notre greffe :
- à la personne faisant l’objet de soins psychiatriques et à son avocat, Me Louise BENNETT, avocat commis d’office
- à la personne chargée de sa protection juridique,
- à M. le Préfet du Calvados,
- au directeur de l'établissement d'accueil,
- au procureur de la République de [Localité 2] ;
Vu les réquisitions écrites du procureur de la République de [Localité 2] ;
Après avoir entendu en ses observations l’avocat représentant la personne faisant l’objet de soins psychiatriques,
En présence du représentant du directeur de l’établissement public de santé mentale de [Localité 2],
En l’absence du ministère public et du préfet du Calvados et de la personne chargée de la protection juridique de la personne
En l’absence de [M] [G], qui n’a pas souhaité être entendu par le juge,
ce dont il a été dressé procès-verbal à l’audience.
***
Motifs de la décision:
Selon l'article L. 3213-1 du code de la santé publique, le représentant de l’état dans le département prononce, par arrêté, au vu du certificat médical circonstancié ne pouvant émaner d’un psychiatre exerçant dans l’établissement d’accueil, l’admission en soins psychiatriques des personnes dont les troubles mentaux nécessitent des soins et compromettent la sûreté des personnes ou portent atteinte, de façon grave, à l’ordre public. Les arrêtés préfectoraux sont motivés et énoncent avec précision les circonstances qui ont rendu l’admission en soins nécessaires.
L'hospitalisation sans son consentement d'une personne atteinte de troubles mentaux doit respecter le principe résultant de l'article 66 de la Constitution, selon lequel la liberté individuelle ne saurait être entravée par une rigueur qui ne soit pas nécessaire. La protection de la liberté individuelle peut notamment trouver sa limite dans la protection de la sécurité de la personne objet des soins et des tiers auquel elle pourrait porter atteinte.
Sur la régularité de la procédure
L'avocat de la personne hospitalisée ne soulève aucune irrégularité de procédure.
Sur le bien-fondé de la mesure
Mme [M] [G] a été admise en hospitalisation complète, à la demande du représentant de l’État, le 12 juin 2026.
Le certificat médical d'admission indiquait que la personne avait présenté une crise clastique avec violence. Elle présentait une situation de crise suicidaire.
Les certificats médicaux de la période d'observation et de soins indiquaient que la personne présentait un grave trouble de la personnalité avec labilité émotionnelle et impulsivité.
Dans son avis motivé, le praticien indique que la personne présente toujours des idées suicidaires.
Il ressort de ce qui précède et des débats que la personne a bien été admise en soins psychiatriques en raison de troubles mentaux qui nécessitaient des soins et compromettait la sûreté des personnes (elle-même ou autrui) ou portaient atteinte, de façon grave, à l'ordre public et que cette hospitalisation ne porte pas atteinte de façon disproportionnée à ses droits.
Aussi, l’hospitalisation complète de [M] [G] sera maintenue.
Par ces motifs
Statuant publiquement, après débats en audience publique
, par ordonnance réputée contradictoire et en premier ressort,
Vu les articles L. 3211-12-1 et L. 3213-1 et suivants du code de la santé publique,
Dit que les soins psychiatriques dont [M] [G] fait l’objet peuvent se poursuivre sous la forme d’une hospitalisation complète.
Le greffier Le juge
La présente ordonnance est susceptible d’appel devant le premier président de la cour d’appel de [Localité 2], ou son délégué, dans un délai de dix jours à compter de la date du jour de sa notification.
Cet appel n’est pas suspensif, sauf s'il est interjeté par le ministère public dans les conditions de l'article L. 3211-12-4 du code de la santé publique.
L’appel doit être formalisé par une déclaration motivée transmise par tous moyens au greffe de la cour d’appel de [Localité 2] ([Adresse 2] / Mail : [Courriel 1])
Copie de la présente ordonnance a été notifiée contre récépissé à [M] [G] par l’intermédiaire du directeur du Centre d'accueil, le 23 [Etablissement 2] 2026
Le greffier
Reçu copie de la présente ordonnance le 23 Juin 2026,
Me Louise BENNETT
Reçu copie de la présente ordonnance le 23 Juin 2026,
Le représentant du directeur de l’établissement public de santé mentale de [Localité 2],
Copie de la présente ordonnance a été notifiée à [H] [T] (personne chargée de la protection juridique de la personne hospitalisée) par mail avec accusé de réception le 23 Juin 2026, Le greffier,
Copie de la présente ordonnance a été notifiée au préfet du Calvados par mail avec accusé de réception le 23 Juin 2026, Le greffier,
Copie de la présente ordonnance a été remise au procureur de la République le 23 Juin 2026,
Le greffier,
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