T. com. 5402, 29 juill. 2025, n° 2025003698
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Texte de la décision
AU NOM DU PEUPLE FRANÇAIS
RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Tribunal des Activités Economiques de Nancy
Audience du 29 juillet 2025
REDRESSEMENT JUDICIAIRE
LE TRIBUNAL, après en avoir délibéré conformément à la loi,
En date du 01/07/2025, l'entreprise ci-après nommée :
SAS [U] ET FILS IMMOBILIER
[Adresse 1]
exerçant comme activité : Agence immobilière, la négociation, l'achat, la vente, la gestion, l'administration, la location de tous biens ou droits immobiliers, l'achat, la vente ou la location-gérance de fonds de commerce, syndic gérance immeubles, évaluation immobilière et tous rapports techniques concernant ce domaine, toutes transactions sur immeubles et fonds de commerce.
Immatriculé(e) au registre du commerce et des sociétés tenu au greffe du tribunal des activités économiques de Nancy sous le numéro 900 536 533 a sollicité une demande d'ouverture de procédure de sauvegarde conformément à l'article L.620-1 et suivants du code de commerce.
Le représentant légal de l'entreprise a été appelé à comparaître en chambre du conseil de ce tribunal par les soins du greffier.
MOTIFS :
Il résulte des informations recueillies par le tribunal et des pièces produites que l'entreprise SAS [U] ET FILS IMMOBILIER se trouve dans l'impossibilité de faire face à son passif exigible avec son actif disponible et se trouve en état de cessation des paiements.
Que dans ce contexte, les conditions d'ouverture d'une procédure de sauvegarde judiciaire ne sont pas réunies.
Que lors de l'audience du 29/07/2025, Monsieur [S] [U], président de la SAS [U] ET FILS IMMOBILIER, a donné son accord à l'ouverture d'une procédure de redressement judiciaire.
Le tribunal, après examen des pièces produites et de l'état des inscriptions de privilèges estime que la date de cessation des paiements peut être raisonnablement fixée provisoirement au 29/01/2024 conformément aux dispositions de l'article L. 631-8 du code de commerce.
Il ressort des explications données en chambre du conseil que la SAS [U] ET FILS IMMOBILIER est susceptible de présenter un plan de redressement.
Qu'il convient en conséquence d'ouvrir la procédure de redressement judiciaire en vue de déterminer sa situation économique, financière, fiscale et sociale et
de rechercher les perspectives de redressement, conformément aux dispositions des articles L.631-1 et suivants du code de commerce.
PAR CES MOTIFS :
LE TRIBUNAL
statuant publiquement par jugement contradictoire et rendu en premier ressort, après en avoir délibéré, le ministère public tenu informé ;
OUVRE la procédure de redressement judiciaire
conformément aux articles L.631-1 et suivants du code de commerce à l'égard de :
SAS [U] ET FILS IMMOBILIER
[Adresse 1]
Exerçant comme activité :
Agence immobilière, la négociation, l'achat, la vente, la gestion, l'administration, la location de tous biens ou droits immobiliers, l'achat, la vente ou la location-gérance de fonds de commerce, syndic gérance immeubles, évaluation immobilière et tous rapports techniques concernant ce domaine, toutes transactions sur immeubles et fonds de commerce.
Immatriculé(e) au registre du commerce et des sociétés sous le numéro 900 536 533 ;
FIXE
provisoirement au 29/01/2024 la date de cessation des paiements, et ce au regard des pièces produites et de l'état des inscriptions de privilège ;
OUVRE une période d'observation de six mois s'achevant le 29/01/2026 ;
DIT
que les parties à la procédure auront à se présenter devant le tribunal des activités économiques de Nancy le
14/10/2025à
14:30
en chambre du conseil avec production des comptes depuis l'ouverture de la procédure, un état de la trésorerie et un prévisionnel afin d'examiner la possibilité de poursuite de la période d'observation, selon les dispositions des articles L. 631-9 et suivants du code de commerce ;
DIT
qu'à défaut de production de l'ensemble de ces pièces au mandataire judiciaire huit jours avant la date d'audience, le tribunal sera appelé à statuer sur la conversion de la présente procédure en liquidation judiciaire, sur ce simple constat ;
PRECISE
qu'en cas de requête en conversion de la présente procédure de redressement judiciaire en liquidation judiciaire, déposée par un des mandataires de justice désignés, pour une autre raison que celle évoquée cidessus, le greffe communiquera au dirigeant cette requête par lettre recommandée avec accusé de réception sans délai ;
NOMME en qualité de juge-commissaire :
Monsieur Bruno ROLLINGER, et en qualité de juge-commissaire suppléant : Monsieur Jean-Baptiste MERVELET ;
DESIGNE en qualité de mandataire judiciaire :
Maître [P] [V] [Adresse 2] ;
DIT
que pour l'application de l'article L.624-1 du code de commerce, le mandataire judiciaire devra établir dans le délai de douze mois de la publication au Bodacc du présent jugement, la liste des créances vérifiées, avec ses
propositions d'admission, de rejet, ou de renvoi devant la juridiction compétente;
ORDONNE
que soit dressé l'inventaire des biens et de l'actif de l'entreprise et en général toutes mesures prescrites par la loi ;
COMMET en qualité de commissaire de justice chargé d'inventaire :
ACTI Huissiers SELARL Dominique MUGNIER & [H] MOULIN [Adresse 3] pour, en application des articles L.622-6 et R.622-4 du code de commerce,
dresser l'inventaire du patrimoine du débiteur et sur les indications de l'entreprise répertorier les biens susceptibles de revendication par les tiers ;
DIT et JUGE
que dans les dix jours du présent jugement et à la diligence du chef d'entreprise, le comité social et économique et à défaut les salariés, devront désigner au sein de l'entreprise un représentant des salariés dans les conditions des articles L.621-4, L.621-6 et R.621-14 du commerce et communiquer ses noms et adresses au greffe de ce tribunal ;
ORDONNE
que soit communiqué au greffe, s'il y a lieu, à la diligence du chef d'entreprise, le procès-verbal de désignation ou de carence du représentant des salariés désigné et que soit régularisée la liste des créanciers, le montant de ses dettes, et des principaux contrats en cours, ainsi que la liste des instances ;
INVITE
le débiteur, sous peine de sanctions commerciales, à coopérer avec les organes de la procédure et à ne pas faire obstacle à son bon déroulement ;
IMPARTIT
aux créanciers, pour la déclaration de leurs créances, un délai de deux mois à compter de la publication du présent jugement au Bodacc ;
ORDONNE
les mesures de publicité prévues par la loi et le décret, l'exécution provisoire du présent jugement et l'emploi des dépens en frais privilégiés de redressement judiciaire.
Ainsi prononcé à l'audience de ce jour, le mardi vingt-neuf juillet deux mille vingt cinq par Monsieur Bruno ROLLINGER Président, conformément à l'article 452 du code de procédure civile, assisté de Maître Pierre-Alexandre DICHE, Greffier.
Juges présents lors des débats et du délibéré : Monsieur Bruno ROLLINGER, Président, Madame Stéphanie RECEVEUR et Monsieur Arnaud TURLAN, juges. Greffier d'audience : Maître Pierre-Alexandre DICHE Ministère public : dûment informé
La minute du présent jugement est signée par Monsieur Bruno ROLLINGER, président et Maître Pierre-Alexandre DICHE, greffier.
Signé électroniquement par M. Bruno ROLLINGER.
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